Ze 1 – Shimizu Yuki

ze 1 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351804315
Taifu comics, 2010
ISBN: 9784403660993 (JP)
Shinshokan, 2004 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Le pouvoir de rendre réels les mots que l’on prononce… »

Shimizu Yuki sensei plonge le lecteur dans un univers fantastique basé sur les croyances shintoïstes et taoïstes. Elle introduit d’abord les personnages et la spécificité de la famille Mitô. Elle aborde également les relations entre les différents couples homosexuels, interrogeant sur le lien de maître kotodama et kami. Très vite, le lecteur comprend que le marionnettiste Waki manipule ce petit monde à son gré. Les personnalités plutôt extravagantes des kamis et leurs maîtres contrastent avec la naïveté de Raizô. L’auteure oscille entre tension et humour. Elle prend pour prétexte le contact des muqueuses pour ajouter des passages sensuels. Toutefois, elle commence à établir les thèmes récurrents de ce récit: l’attachement et le sentiment amoureux avec un partenaire partageant ses souffrances, le statut ténu entre outil et être vivant des kamis, l’utilité ou le rôle de chacun dans un couple, la famille et la société, les liens amoureux.

La mangaka a un trait épuré et anguleux, au style immédiatement reconnaissable. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, donnant parfois un côté minimaliste ou très mignon. Elle varie la physionomie de ses personnages permettant de les reconnaître facilement, même de loin. Les décors sont présents dans les plans larges. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est dynamique. Pour l’instant, les scènes érotiques servent surtout à présenter les pouvoirs particuliers des kamis. Shimizu sensei offre tout de même quelques scènes, sans pour autant détailler les parties intimes. Elle met surtout en avant les sentiments de ses personnages.

En résumé

Suite au décès de sa grand-mère qui l’élevait, l’étudiant Shichikawa Raizô trouve un emploi d’apprenti cuisinier dans la maison de Waki. Il fait alors la connaissance des autres résidents: Mitô Ôka et sa « poupée » Benio, le gourmand Mitô Kotoha et le surprotecteur Konoe, ainsi que Kon avec qui il partagera sa chambre. Mais pour son premier festin, la majorité des locataires refusent de manger, trop occupés. D’ailleurs, Raizô surprend certains couples dans un moment très intime. Il reçoit cependant les encouragements d’un étrange homme portant un masque de renard. Par la suite, l’étudiant découvre peu à peu les métiers particuliers des locataires ainsi que leur gentillesse, ces derniers l’aidant et le conseillant. Un soir, alors que Raizô avait préparé un nabe au crabe, Konoe est soudainement attaqué par une onde maléfique et perd un bras. Mais il ne saigne pas car il est en réalité un kami en papier…

En conclusion

Grâce aux annotations apportées par la traductrice, il est facile d’entrer dans le récit. J’adore cette série, étant une passionnée de shintoïsme. En plus, les personnages sont tous attachants. J’apprécie la toute petite touche de diversité apportée par Ôka et Benio, les couples lesbiens étant plutôt rares dans les BL en général. Comme à son habitude, l’auteure prend son temps pour bien installer son univers et ses personnages. Je ne peux donc que vous recommander fortement cette lecture.

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