Le bonheur du démon 3 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 3 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382760512
Hana, 2021
ISBN: 9784813032649 (JP)
Taiyohtosho, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est parce que tu es là que je suis capable de m’accrocher. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec toujours autant d’humour et de légèreté. Elle fait évoluer le couple positivement, réduisant de plus en plus l’écart entre le bosseur Emu et l’écervelé Nenji. Par ailleurs, elle introduit encore de nouveaux personnages, dont un couple homosexuel (Hatayama Kôhei et Yoneda Kôji) qui se démarque et permet aux deux héros de progresser dans leur relation. Malgré ses premiers emplois, Fukutomi ne mûrit pas vraiment et continue à vivre, mu uniquement par ses sentiments. Le franc parlé d’Ikariya devient carrément cru lors des ébats avec Fukutomi, brisant l’effet romantique des scènes avec humour. Malgré tout, l’auteure installe des échanges consentis avec des discussions dans le couple. A la fin, elle présente ce que sont devenus les personnages, arrivant encore à surprendre les lecteurs.

La mangaka a un trait épuré qui paraît simple au premier abord. Elle apporte un peu plus d’humour en exagérant les expressions. Par exemple, Emu a une tête à la fois mignonne et amusante quand il mange du melon, fruit de luxe au Japon, pour la première fois. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les autres trames utilisées avec parcimonie donnent une dominante claire aux pages. En plus, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique et efficace est surtout au service du récit. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes. Elle offre des anecdotes sur Nenji en fin de tome avec deux yonkoma. Comme pour la couverture précédente, l’illustration se détache sur un fond uni.

En résumé

Fukutomi Nenji veut arrêter l’université pour aider Ikariya Emu. Comme il n’a pas réfléchi aux conséquences de sa décision, il provoque l’ire de son petit ami. Heureusement, Gonzô raisonne son petit-fils, en lui faisant comprendre l’enjeu de son avenir. Les deux amoureux se réconcilient donc, mais l’étudiant souhaite tout de même participer au remboursement de la dette en prenant un petit boulot. Après quelques prospections, il réalise que les jobs étudiants ne sont pas bien rémunérés et confie alors son désarroi à ses amis. En entendant la somme qu’il souhaite récolter, ces derniers lui suggère de tenter de jouer à la loterie. De son côté, Emu a obtenu un travail de mascotte pour le festival de la ville grâce à Gonzô. Mais en voyant le jeune homme discuter avec son petit-fils, il remarque que leurs sentiments sont réciproques. A la surprise d’Emu, le vieil homme les encourage.

En conclusion

Cette comédie se termine sur un happy end rassurant et plaisant pour mon plus grand bonheur. Voir les compétences d’Emu reconnues plutôt que ses diplômes fait chaud au cœur. J’adore la dynamique qui se dégage du couple, avec un uke direct qui déstabilise son seme. Une lecture divertissante!

Le bonheur du démon 2 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 2 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368777145
Hana, 2020
ISBN: 9784813032441 (JP)
Taiyohtosho, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une romance entre un garçon malchanceux et un étudiant gentleman. »

Yamamoto Kotetsuko sensei accélère un peu la romance entre Emu et Nenji. Après avoir installé les personnages dans le tome précédent, elle développe leurs différents desseins. Fukutomi a choisi d’aller à l’université pour trouver sa voie mais n’a toujours rien décidé. L’étudiant, un peu trop surprotecteur, a de plus en plus de mal à contenir ses pulsions. Il apporte d’ailleurs une touche comique. Ikariya, quant à lui, accepte un peu mieux ses sentiments et s’ouvre petit à petit à son entourage. Par ailleurs, l’auteure s’intéresse aux différents liens qui se tissent entre les gens. Elle met en avant la construction d’un réseau de connaissances, l’esprit d’entraide et les opportunités qui se créent. A travers Tazawa, elle dénonce les dragueurs usant de la force et des menaces. Kuzumi d’Agatsuma loan dévoile un peu son côté sombre. Ce personnage ambivalent devient alors très intéressant.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page dynamique rythme la lecture. En début de chapitre, Yamamoto sensei présente le quotidien d’Emu à travers des illustrations. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se limitant à des préliminaires mignonnes. Toutefois, elle se rattrape dans l’histoire bonus en fin de tome. Ainsi, elle censure à peine les parties intimes par de petits points blancs qui ne cachent pas grand chose.

En résumé

Ikariya Emu s’adapte petit à petit à sa nouvelle vie chez Fukutomi Genzô. Alors qu’il pensait avoir préparé un petit-déjeuner de roi, son bienfaiteur réclame un ingrédient plus luxueux pour agrémenter sa soupe miso. Il lui donne également un nouveau travail: testeur de médicaments dans un laboratoire. Durant la séance, Emu se fait lourdement draguer par Tazawa Shinobu, un étudiant à l’université de Seito. Il décide donc de l’éviter au mieux. A l’université, Fukutomi refuse d’aller à un gôkon. Tazawa essaie de s’incruster, en vain, sa mauvaise réputation le précédant. Après un remplacement le soir dans un restaurant, Ikariya est accueilli chez les Fukutomi par Asuka, la sœur de Nenji. Elle révèle alors que leur grand-père aime aider les gens pour se créer des relations. Complètement ivre, Nenji finit par embrasser son ami mais ne se rappelle de rien le lendemain…

En conclusion

Un récit sans prétention mais qui diffuse de belles valeurs. Emu donne vraiment envie de le soutenir. J’apprécie particulièrement l’équilibre entre humour et sujets plus sérieux.

Le bonheur du démon 1 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 1 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368776964
Hana, 2020
ISBN: ‎9784813032076 (JP)
Taiyohtosho, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Est-ce de la charité ou de l’amour?

Yamamoto Kotetsuko sensei propose de suivre une tranche de vie de Emu et de l’accompagner dans ses efforts pour rembourser sa dette. Elle alterne avec finesse des moments dramatiques et humoristiques, jouant principalement sur les réactions imprévisibles de la famille Fukutomi. Ainsi, elle présente un jeune homme malchanceux à qui la vie sourit enfin petit à petit grâce à des personnes bienveillantes. En effet, bien qu’Emu accepte sa condition, il se débrouille avec courage et fierté, possédant donc un fort caractère. Il est mûr et réfléchi, ce qui contraste totalement avec le caractère de Nenji qui a tendance à agir instinctivement plutôt que de réfléchir. D’ailleurs, sa franchise apporte beaucoup de fraicheur dans le récit. En introduisant Gonzô, le grand-père de Fukutomi, l’auteure présente ainsi les différences générationnelles. Elle aborde aussi la pauvreté, le jugement extérieur et les bienfaits d’une main secourable.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle met en avant la fine musculature de Nenji. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées mais équilibrées. De même, les trames d’ambiance transmettent les émotions. La mise en page dynamique joue par ailleurs sur les superpositions de cases. Pour l’instant, Yamamoto sensei se contente d’un baiser volé immédiatement critiqué. Elle met en avant Emu dans les illustrations en début de chapitre. Elle propose en fin de tome des histoires bonus au format yonkoma mais non vertical.

En résumé

Trop pauvre, Ikariya Emu a abandonné le lycée pour travailler. Mais suite au décès de son père, il reçoit la visite d’un chasseur de dettes qui lui réclame alors 5 millions de yens. En effet, le père d’Emu s’était endetté pour lui payer ses études. Après avoir vidé le compte bancaire et le porte-feuille du jeune homme, le créancier lui propose alors un travail bien rémunéré dans un bar gay. Ikariya refuse catégoriquement. Alors que le prêteur insistait, Fukutomi Nenji vient à son secours en proposant de l’acheter. Ce fils de bonne famille qui a tendance à toujours venir en aide, était également intervenu en la faveur d’Emu au lycée quand il était soupçonné d’un vol dans leur classe. Mais le fier Ikariya ne supporte pas d’être pris en pitié…

En conclusion

Emu est tellement craquant avec son regard à la fois légèrement triste mais fier. La traductrice Laurie Asin pense aux petites annotations pour expliquer les jeux de mots sur les noms, permettant de bien les comprendre. Une lecture distrayante qui nous rappelle que tout le monde a droit à l’amour.

Like the beast 6 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 6 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770634
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 978479640297 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Aki en fugue, Tomoharu va-t-il le retrouver?

Yamamoto Kotetsuko sensei présente enfin les parents de Tomoharu. Elle développe parallèlement le caractère particulier du policier et ses changements grâce à l’amour. En effet, sa gentillesse lui conférait en réalité une certaine froideur dans ses contacts. Maintenant, il est plus expressif et affiche donc clairement ses sentiments et sa possessivité. Il craque totalement pour Aki, même pour ses défauts et bourdes. L’auteure introduit un nouveau couple en devenir: les lycéens Hidaka Shintarô et Koyama Yoshimi reprennent un peu le même schéma que le couple principal en confrontant un bon élève à un voyou. Comme à son habitude, Aki joue les cupidons. Dans le chapitre bonus, on découvre quelques secrets sur la vie sexuelle du yakuza.

La mangaka dessine clairement la croissance de Natsuki, qui ressemble un peu à une version de Tomoharu petit. Dans quelques illustrations de début de chapitre, elle s’amuse à habiller Aki en policier, compensant la version yakuza de Tomoharu du tome précédent. Elle utilise beaucoup plus de trames d’ambiance. La mise en page dynamise la lecture. Les scènes érotiques sont courtes et peu nombreuses. Comme Yamamoto sensei se focalise sur l’histoire, elle ne montre presque rien.

En résumé

Fou de joie, Aki reste en admiration devant la bague que lui a offert Tomoharu, même si elle est un peu grande pour la mettre au doigt. Après un câlin matinal, ils prennent tranquillement leur petit déjeuner ensemble, Aki étant heureux de montrer ses progrès en « cuisine ». Le policier découvre alors que son petit ami échange souvent des mails avec Natsuki, provoquant un peu sa jalousie. De retour chez lui, le yakuza réalise soudain qu’il a perdu sa bague. Mais impossible de remettre la main dessus! Quand Natsuki envoie un message pour annoncer sa rupture avec sa petite amie, Aki l’appelle. En fin de compte, il finit par lui confier son désarroi. Lorsque l’adolescent l’invite à séjourner chez les Ueda, le yakuza n’hésite pas une seconde. De son côté, Takihaze remarque la fugue de son jeune maître et en informe Tomoharu…

En conclusion

La relation prend une tournure toujours aussi divertissante et amusante. En revanche, l’arrivée du nouveau couple m’intrigue. Va-t-il apporter une autre approche de l’amour?

Like the beast 5 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 5 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko
ISBN: 9782368770627
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402965 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Tomoharu va devoir se surpasser pour éloigner ses rivaux en amour!

Yamamoto Kotetsuko sensei a maintenant une certaine maîtrise de son scénario, alternant avec équilibre tension et humour. Dans ce tome, elle s’intéresse particulièrement à Tomoharu. Il apparaît en yakuza puis en bon samaritain, cumulant les imprévus. A croire qu’il attire autant les problèmes qu’Aki mais dans un autre genre! D’ailleurs, il y a beaucoup d’actions. Les évènements s’enchaînent donc avec fluidité. Même les ébats sont interrompus par des instants humoristiques. A la demande des lecteurs, l’auteure narre en bonus la conclusion de l’aventure avec Yamase senpai et le costume d’Aki du tome 4.

La mangaka apporte un travail particulier sur les regards et les expressions. Elle maîtrise parfaitement le graphisme de ses personnages. Ils restent donc reconnaissables malgré leurs différents styles. Ainsi, Aki peut être classe et Ueda peut faire peur juste en changeant de tenue ou de regard. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Yamamoto sensei utilise un peu plus de trames; ses pages sont moins blanches mais restent claires. Les scènes érotiques sont censurées, évitant les détails. Dans les illustrations de début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Comme c’est bientôt son anniversaire, Aki propose à Tomoharu de le fêter en amoureux. En rentrant chez lui, il est accueilli par Kanzaki Ryô, un membre de la famille qui vit à Hawaï. Ce dernier, amoureux d’Aki depuis ses 16 ans, est venu lui demander d’honorer sa promesse. En effet, le futur héritier du clan lui avait promis de coucher avec lui si il était plus grand que lui à 20 ans. Cependant, le yakuza refuse malgré le contrat qu’il avait signé mais Ryô le harcèle et le poursuit de ses assiduités. Aki trouve refuge une nuit chez Tomoharu mais souhaite régler le problème seul. Inquiet, Takihaze demande alors au policier d’intervenir en cachette. Quand Aki arrive au kôban débraillé, la chemise et la veste déchirées, Tomoharu décide de prendre les choses en mains. Il se présente le soir même à la maison Gotôda déguisé en yakuza

En conclusion

Aki attire les problèmes, mais Tomoharu se met aussi dans des situations difficiles à vouloir aider tout le monde. Ce couple est vraiment complémentaire et je ne me lasse pas de leurs frasques.

Like the beast 4 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 4 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770610
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796401425 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Fréquenter Aki n’est pas de tout repos.

Dans ce quatrième tome, Yamamoto Kotetsuko sensei renouvelle son récit et propose deux histoires en extérieur. Entre un voyage en amoureux mouvementé et un omiai pour Tomoharu, elle s’amuse toujours à plonger le couple dans des situations rocambolesques. Ainsi, nos deux héros jouent à la fois les cupidons et les sauveurs tout en développant leur confiance mutuelle. Alors que leurs disputes sont moins violentes, leurs câlins deviennent de plus en plus torrides. L’auteure met en avant l’originalité de Tomoharu, en particulier sa manière de prendre la vie. De même, elle développe un peu plus les personnages secondaires, en particulier Takihaze et Yamase. Dans les pages bonus, elle présente ses choix, détaillant les profils des personnages et ses recherches.

La mangaka simplifie les traits pour renforcer certaines expressions. Ses visages s’arrondissent un peu. Comme le récit se déroule beaucoup en extérieur, elle apporte un soin particulier aux décors. Elle varie également les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes d’action assez simples, Yamamoto sensei rend bien les mouvements. Elle ne dessine pas les parties intimes pour censurer les scènes érotiques.

En résumé

Yamase Yasuyuki, le senpai de Ueda, a ramené des gâteaux offerts par un de ses voisins de dortoir parti en voyage avec sa petite amie. En apprenant qu’Aki n’est jamais parti en voyage, Tomoharu lui propose d’y aller en amoureux lors de son prochain congé. Après avoir loué une voiture, ils partent tous deux sur la route au hasard. A une aire d’autoroute, Aki repère les onsen d’Onigawa et propose de s’y rendre. Incité par son petit ami, il choisit une auberge au hasard, en se fiant au nom. Cependant, le ryokan Yoshina est plutôt délabré, tenu par un vieil homme veuf qui élève ses enfants avec sa fille aînée. Ils sont alors accueillis chaleureusement. Tandis que les deux paires de jumeaux sont impressionnés par la dégaine de yakuza d’Aki, Mika sympathise vite avec Tomoharu…

En conclusion

L’histoire ralentit un peu, mais cela nous permet de profiter de quelques moments intimes. Aki a l’air d’attirer les problèmes, pour la plus grande joie des lecteurs. Je ne me lasse donc pas de leurs aventures!

Like the beast 3 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 3 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770603
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241698 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

La rencontre avec la mère d’Aki va-t-elle changer l’avenir du couple?

Yamamoto Kotetsuko sensei développe maintenant certaines aventures de sa comédie romantique sur plusieurs chapitres. Dans ce tome, elle présente la famille d’Aki; entre le père Gotôda Akira, la mère Miyabi et les employés, tous fans de l’héritier, elle s’éloigne de l’image habituelle des yakuza cruels. Elle continue à jouer sur le comique de situation en les exagérant. Même si certaines conjonctures se répètent (jalousie du passé amoureux, blessures en protégeant l’être aimé), elle arrive tout de même à attendrir les lecteurs. De même, elle dévoile petit à petit certaines facettes de ses personnages. Par exemple, Tomoharu est très têtu. Et Aki ne sait pas non plus gérer sa jalousie. Comme l’auteure privilégie les liens et le scénario, elle comble le manque de scènes érotiques dans les histoires bonus. Entre disputes et réconciliations, le couple évolue à son rythme, trouvant l’harmonie dans les câlins.

La mangaka alterne les décors et les trames d’ambiance. Ses pages semblent toujours aussi aérées. La mise en page dynamique facilite la lecture. Quelques yonkoma concluent avec humour certains chapitres. Même si Yamamoto sensei essaie d’introduire plus de scènes érotiques, elle évite de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les cadrages. Elle s’appuie également sur l’absence de quelques traits pour éviter la censure.

En résumé

Le matin, Tomoharu est réveillé par son sexy petit ami, déjà chaud pour un câlin. Alors qu’il se presse pour se rendre au travail, le policier est interpellé par la mère d’Aki qui le kidnappe après que Shige l’ait assommé. Plus tard dans la matinée, Aki se rend au kôban. Quand Yamase Yasuyuki lui apprend que son collègue ne donne pas de nouvelles, il reçoit alors un appel de sa mère lui annonçant l’enlèvement de son amant. Après avoir promis au senpai de ramener Ueda, il fonce chercher de l’aide chez lui pour aller le sauver. Mais Gotôda Miyabi, également cheffe du clan Kirishima, refuse de laisser partir le policier tant qu’il n’aura pas rejoint les rangs du clan Gotôda.

En conclusion

Ce couple est tellement attachant, à régler les problèmes sur l’oreiller. En effet, Aki est une vraie bête assoiffée de sexe et ce comportement déteint sur son partenaire. J’apprécie vraiment de voir leur douce évolution.

Like the beast 2 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 2 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770597
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248895 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Les anciennes conquêtes d’Aki sont plus difficiles à accepter que ne le pensait Tomoharu.

Yamamoto Kotetsuko sensei continue à semer quelques embûches sur le chemin de l’amour entre Tomoharu et Aki. Le policier est le narrateur principal. Il découvre la jalousie mais ne sait pas gérer ce nouveau sentiment. En introduisant le petit frère de Ueda, Natsuki (14 ans), l’auteure aborde avec humour les premiers émois de l’adolescence et la différence de vision entre Aki et son amant. Par ailleurs, elle dévoile un peu le passé du policier. Elle s’intéresse aussi aux compromis dans un couple et à la communication. Entre petites attentions et efforts pour faire plaisir, les deux hommes consolident peu à peu leur relation.

La mangaka n’hésite pas à simplifier les traits des fortes expressions comme la surprise extrême, l’envie, la panique. Les personnages ont donc des mimiques adorables. Elle utilise également l’humour graphique, représentant par exemple la raison sous forme d’oiseau retenu de force. La mise en page est dynamique. Les décors se font plus rares, indiquant surtout le lieu de l’action. Les trames d’ambiance renforcent les sentiments et sensations. En revanche, Yamamoto sensei utilise avec parcimonie les trames de coloration et d’ombres. Ainsi, les pages ont une dominance blanche, presque vide. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène le couple. Les scènes érotiques évitent de montrer les parties intimes grâce aux choix des angles de vue. Cependant, l’attention est portée sur les expressions du visage. Alors même quand les deux héros s’emballent, leurs ébats semblent tout de même tendres.

En résumé

Tomoharu (24 ans) et Aki (24 ans) filent le parfait amour. Le policier prépare même des petits plats simples pour son petit ami. Mais suite à une remarque de Takihaze, le yakuza décide de parler de son passé amoureux assez sulfureux à son amant et lui montre des photos. Tomoharu n’en tient pas vraiment compte mais réalise qu’Aki est plutôt bisexuel et a commencé jeune. Convié à un dîner avec le père Gotôda, Ueda rencontre par hasard Jôdoji Kei, le cousin d’Aki officiant en tant que conseiller juridique du clan. En découvrant qu’il s’agit du premier homme d’Aki, le policier, ébranlé par un sentiment inconnu, quitte brusquement son hôte, entrainant une dispute avec son amoureux…

En conclusion

Avec une approche toujours aussi légère, l’auteure s’amuse à confronter ce couple étrange aux péripéties du quotidien. Leurs déboires m’amusent et leurs réconciliations font palpiter mon cœur.

Like the beast 1 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 1 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770580
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248628 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

L’amour compliqué entre un policier philanthrope et un yakuza, futur héritier du clan Gotôda.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une comédie romantique légère et tendre entre un policier et un yakuza. Elle joue principalement sur le comique de situation, avec des péripéties assez simples: univers des mafieux, quiproquos, tensions. Les personnages ont des caractères assez exagérés. Par exemple, Aki n’a aucun goût vestimentaire, Tomoharu transpire la gentillesse, Takihaze se comporte plus comme un majordome qu’un homme de main. La relation entre le policier et le yakuza avance très vite. De même, les deux hommes communiquent, se chamaillent et deviennent de vraies bêtes accro aux câlins. L’auteure s’amuse donc à déconstruire les oppositions clichées de l’archétype flic et voyou. Ce tome est complété par une ancienne histoire mêlant humour et tension: Tatsurô se débat entre ses sentiments et ses désirs contradictoires envers son demi-frère.

La mangaka utilise des traits épurés, avec des regards expressifs. La carrure plus grande et musclée de Tomoharu ressort bien, sans pour autant être exagérée. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Même si les angles de vue semblent assez sobres, la mise en page reste dynamique et efficace. Yamamoto sensei joue surtout sur les ellipses et les détails. « Goin’ crazy » permet d’observer l’évolution de son trait. En effet, cette histoire plus ancienne possède un graphisme plus rond et simplifié. Par ailleurs, les scènes érotiques sont pudiques. Quelques illustrations en noir et blanc sont insérées par l’éditeur en fin de volume.

En résumé

Like the beast / Les dossiers chauds d’Ueda et Aki: Le yakuza Gotôda Aki débarque à 5h du matin chez le policier de quartier Ueda Tomoharu pour le remercier d’avoir appréhender, la veille, un voleur de sous-vêtements. Il lui annonce alors avoir eu le coup de foudre pour lui. Décontenancé par cette soudaine déclaration, Tomoharu lui propose d’abord de faire connaissance. Depuis, Aki vient presque tous les jours au kôban. Comme ils s’entendent bien, le mafieux invite alors le policier au restaurant, espérant une réponse à sa déclaration. Cependant Ueda lui fait remarquer que sa philanthropie l’a peut-être induit en erreur sur ses intentions. Vexé, Gotôda s’enfuit, immédiatement rattrapé par son ami. Mais ils sont agressé par le voleur de sous-vêtements libéré récemment. Ce dernier fantasme depuis longtemps sur le jeune yakuza. En voyant Aki en danger, Tomoharu réalise qu’il éprouve également des sentiments pour son nouvel ami.
Goin’ crazy: Eguchi Tatsurô travaille dans la production de vidéo X. Depuis le remariage de son père, il a eu le coup de foudre pour son demi-frère Rin. Bien que ses parents approuvent ses sentiments, il a préféré fuir la maison. Mais depuis, Rin vient le voir presque tous les jours. L’aîné refuse pourtant de céder à la tentation.

En conclusion

Ce couple policier*yakuza vraiment adorable me fait craquer. Leurs interactions font forcément sourire. C’est léger, doux et cela déborde d’amour. Un pur bonheur!

Et demain, ce sera quoi! 1 – Yamamoto Kotetsuko

et demain ce sera quoi 1 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775318
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784813031116 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommantation: beaucoup

Kirara est amoureux de son ami d’enfance Ken, mais ce dernier éprouve du dégoût envers les homosexuels…

Dans ce premier tome, Yamamoto Kotetsuko sensei pose d’abord le contexte de sa comédie romantique. L’histoire avance assez vite jusqu’au lycée. Le côté un peu idiot de Kirara l’entraîne dans des situations amusantes, parfois exagérées. De même, quelques personnages secondaires comme le poulet King et le délinquant Omaeda ajoutent des instants encore plus comiques. Ainsi, tout en abordant avec humour les premiers émois, l’auteure s’intéresse aux dégâts de l’homosexualité non assumée, à l’homophobie, aux relations familiales conflictuelles, au paraître chez les jeunes et à la surprotection maternelle. Elle développe des personnages à la personnalité assez complexes. Par exemple, Ken semble plus gentil qu’il ne s’en donne l’air. Miyagawa Tarô s’efface auprès des deux fils de son amant, Masakazu, connaissant leurs sentiments. La relation entre Kirara et ses voisins évolue doucement.

La mangaka utilise des traits plutôt épurés. Elle dessine les cils supérieurs avec plusieurs traits, leur donnant une épaisseur caractéristique à son style. Le travail sur le regard est très soigné. En revanche, les visages ronds dégagent une certaine douceur. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Même si les bagarres ne s’éternisent pas, les angles de vue rendent bien les actions. Un yonkoma complète un chapitre en donnant une anecdote amusante.

En résumé

A 9 ans, Mayuzumi Kirara a gagné un concours de beauté. En effet, depuis sa naissance et bien qu’il soit un garçon, sa mère adore l’habiller de vêtements très mignons. Mais le garçonnet rêve d’être un garçon viril. Après avoir découpé toutes ses fanfreluches, il sort en slip pour aller à l’école et percute leur nouveau voisin: Tosayamada Masakazu élève seul ses deux fils Kyôichi et Ken. En admiration devant ces bagarreurs surnommés « les chiens enragés », Kirara se met alors à les suivre. Au collège, le frêle Kirara impressionne ses comparses en tenant tête à Ken et sympathise vite avec Yamaguchi Susumu. Des élèves de troisième voulant faire la peau à Kyôichi, l’abordent mais finissent par le menacer devant son air efféminé mais rebelle. Ken arrive à temps pour le sauver mais Kirara remarque que son cœur s’emballe…

En conclusion

Classé 26ème meilleur manga au Chill Chill BL award 2017, cette adorable comédie romantique entre un idiot et un faux voyou nous prend par les sentiments. Yamamoto sensei arrive à donner de la légèreté à ses récits, à nous toucher et nous faire rire sur une situation un peu complexe. Je n’ai qu’une seule envie: voir si Kirara pourra être heureux en amour!