L’étonnant secret de Gokudera, mon patron! 3 – Arata Licca

couverture l etonnant secret de gokudera mon patron 3 arata licca hana

ARATA Licca あらた六花
ISBN: 9782382762646
Hana, 2024
ISBN: 9784864424561 (JP)
Tokyo mangasha, 2023 (JP)
Titre original: 鬼上司・獄寺さんは暴かれたい。3
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Tu pourrais éviter de porter des strings pendant qu’on est loin l’un de l’autre? »

Arata Licca sensei continue de développer la question d’une relation à distance, entre la gestion du doute, du manque, de l’abstinence. Elle analyse également les comportements problématiques qui polluent une relation amoureuse entre un hétérosexuel et un homosexuel, avec en particulier la projection du comportement féminin sur le passif. D’ailleurs, elle approfondit aussi la question de l’attirance pour le même sexe à travers les interrogations de Sawatari Fûma et Oyamada. Momota, qui est de bon conseil, permet d’aborder légèrement l’aromantisme. Comme dans le tome précédent, les quiproquos s’enchaînent entre chamailleries et réconciliations sur l’oreiller. Ainsi, l’auteure montre les efforts à fournir pour consolider la confiance du partenaire et l’importance de la communication. Elle joue sur la limite entre la gentillesse affectueuse et la transmission du sentiment amoureux. Elle construit une relation de plus en plus apaisée.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle le déforme dans les passages humoristiques, dessinant les personnages en SD et Shôji en wanko. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, un fond noir indique les rêves ou fantasmes. Les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose quelques planches à la composition plus dynamique. Dans les scènes érotiques, Arata sensei ne censure pas vraiment les parties intimes, se contentant de les recouvrir de hachures. Sous la jaquette, elle parle de la conception du manga dans sa postface. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre s’intègrent directement au récit.

En résumé

Comme Gokudera Kaede lui manque trop depuis sa mutation, Shôji Keita lui rend visite à Osaka. Le couple passe en fin de compte toute la journée à se câliner. Mais avant de partir, Shôji, inquiet, demande alors à Gokudera de ne pas porter d’adorables strings durant son absence…

En conclusion

Ce tome se classe huitième meilleure série au Chill chill BL award 2024. Arata Licca sensei ajoute de nouveaux protagonistes dont je rêve de lire un jour leurs romances. Ses personnages ont tous un charme particulier, les rendant attachants. Les scènes sexy avec de la belle lingerie sont toujours au rendez-vous. Un bonheur à lire!

L’étonnant secret de Gokudera, mon patron! 2 – Arata Licca

couverture l etonnant secret de gokudera mon patron 2 arata licca hana

ARATA Licca あらた六花
ISBN: 9782382762639
Hana, 2024
ISBN: 9784864424318 (JP)
Tokyo mangasha, 2022 (JP)
Titre original: 鬼上司・獄寺さんは暴かれたい。2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je veux te voir avec les poils qui ont poussé, Gokudera. »

Arata Licca sensei s’intéresse à l’évolution du couple principalement à travers les activités de leur travail. Comme dans le tome précédent, elle montre l’organisation que cela demande pour cacher sa relation et sa passion pour la lingerie sexy. Ainsi, elle enchaîne les quiproquos et les situations tendues cocasses. L’introduction de nouveaux personnages permet de développer de nouveaux sujets mais également d’avoir un regard extérieur sur le couple. Gokudera Amu qui surprotège son aîné, manipule avec facilité Shôji, provoquant beaucoup de surprises. Oyamada Jun, le collègue de nos deux tourtereaux, apporte quant à lui une note comique. L’auteure aborde entre autres les problèmes rencontrés par un hétérosexuel amoureux d’un homosexuel, en particulier les sentiments futiles comme la jalousie, la peur de l’infidélité. Suite à la mutation de Kaede, elle s’intéresse à la relation à distance ainsi que la gestion de nouvelles amitiés avec Sawatari Fûma et Kani Miyabi.

La mangaka a un trait épuré et fin qui dégage beaucoup de sensualité. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à exagérer les expressions. Ainsi, elle transforme souvent Shôji en wanko. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance, parfois très graphiques, renforcent les moments comiques ou dramatiques. Par ailleurs, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page simplement dynamique, met bien en avant la sensualité des corps musclés et de la lingerie fine. D’ailleurs, dans les scènes érotiques, Arata sensei s’attarde sur les préliminaires, détaillant en particulier le jeu des sous-vêtements. Elle censure les parties intimes par de simples hachures. De même, elle dessine les coupes intérieures. Sous la jaquette se trouve la postface et une présentation des nouveaux personnages.

En résumé

Alors que Gokudera Kaede rentrait d’un voyage d’affaires, il trouve Shôji Keita au pied de son immeuble en train de l’attendre. Pourtant son subordonné le salue tendrement avant de partir. Gokudera le retient et l’invite alors chez lui. Le couple s’enlaçait ardemment quand soudain, Kaede arrête son petit ami…

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2023. Arata Licca sensei alterne avec brio humour, scènes sexy et petits drames du quotidien. Elle crée une dynamique entraînante avec ses deux héros mais également avec les personnages secondaires. En plus son graphisme sensuel est un délice pour les yeux. Une lecture toujours aussi tendue et mignonne!

Happy sugar share house – Momojiri Hibari

happy sugar share house momojiri hibari

MOMOJIRI Hibari 桃尻ひばり
ISBN: 9782382764923
Hana, 2024
ISBN: 9784575380866 (JP)
Futabasha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Je veux être un homme populaire qui ne souffre pas, même s’il se fait larguer. »

Momojiri Hibari sensei narre une comédie romantique entre le séduisant mannequin Michael et le complexé salaryman Makoto. Elle met en avant l’ambiance chaleureuse de la colocation, l’entraide mais également les petits problèmes d’intimité. Les colocataires ont des caractères plutôt tranchés, en particulier Sakamoto Rinnosuke (21 ans), qui ajoute en plus quelques quiproquos. Au prétexte d’une formation, les deux héros vont apprendre à se connaître. Ainsi, le mannequin a tendance à faire passer le bonheur des autres en priorité, sa gentillesse portant alors à confusion, tandis que le salaryman, manquant de confiance en lui, se laisse porter. L’auteure construit d’abord une relation purement charnelle puis l’équilibre grâce aux sentiments. Par ailleurs, elle dénonce indirectement les préjugés basés sur des critères de beauté, l’influence des réseaux sociaux qui exacerbent les moqueries sur le malheur des autres. L’histoire bonus apporte une note à la fois mignonne et sexy.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo, avec de grands yeux expressifs et des hachures envahissantes pour les rougissements. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont très variées et équilibrées. Les trames d’ambiance très graphiques participent à la narration. Ainsi, Michael scintille constamment. Les décors soignés apportent une touche réaliste. Par ailleurs, la mise en page très dynamique met souvent en valeur la plastique des personnages. Dans les scènes érotiques, Momojiri sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une forme flou diffuse.

En résumé

Nakamura Makoto (33 ans) éclate en sanglots dans la rue car sa petite amie l’a quitté pour un de ses jeunes subordonnés. Le mannequin Mitsuteru Aoi (25 ans), surnommé Michael, à la beauté éblouissante, le ramène alors à sa colocation après qu’il se soit effondré dans ses bras. Le lendemain matin, Makoto se retrouve à déjeuner à la table des autres colocataires. Charmé par l’ambiance amicale, il accepte volontiers de rester quelques jours ici durant les vacances. Le soir, au cours d’un barbecue organisé par les autres colocataires, le salaryman charmé par Michael, lui demande alors des conseils de séduction. Mais ce dernier l’embrasse!

En conclusion

Momojiri Hibari sensei construit bien un amour maladroit, abordant ainsi différents sujets malheureusement pour certains juste survolés. En effet, le format one-shot l’oblige à enchaîner parfois abruptement certains évènements. De même, quelques rebondissements tombent à plat. Toutefois, le graphisme tout mignon rend la lecture très agréable. Et surtout, l’humour colle bien à l’ambiance du récit. Une lecture onctueuse comme de la crème, transmettant de belles émotions. A ne pas rater si vous aimez les récits de colocation!

L’étonnant secret de Gokudera, mon patron 1 – Arata Licca

l etonnant secret de gokudera mon patron 1 arata licca

ARATA Licca あらた六花
ISBN: 9782382762622
Hana, 2024
ISBN: 9784864424035 (JP)
Tokyo mangasha, 2020 (JP)
Titre original: 鬼上司・獄寺さんは暴かれたい。
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Un salaryman de la trentaine qui aime les sous-vêtements féminins…? »

Arata Licca sensei narre une comédie romantique très sexy entre un subordonné un peu esclave et son supérieur tyrannique passionné de lingerie fine. Elle base principalement l’humour sur les quiproquos et les inversions hiérarchiques. Ainsi, la narration donne d’abord le point de vue de Shôji avant d’intégrer ensuite celui de Gokudera. La relation d’abord charnelle et au consentement gris à cause de l’ivresse, se transforme au fur et à mesure que les sentiments croissent, surpassant la honte et les remords. D’ailleurs, le couple réalise rapidement sa compatibilité sexuelle et travaille à mieux se connaître à travers leurs petits jeux sexuels tous mignons. Leurs amis apportent un peu de soutien. L’auteure aborde, sans trop l’approfondir, la différence d’âge, le regard extérieur, la communication nécessaire à l’harmonie d’un couple et l’acceptation des penchants « pervers » de l’être aimé. Elle crée de la tension entre jalousie et difficulté à garder un secret.

La mangaka a un trait épuré plutôt anguleux avec un contour légèrement plus épais. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à transformer les personnages en SD. D’ailleurs, elle dessine souvent Shôji en wanko. De même, la chienne Mitarashi apporte une touche mignonne. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Arata sensei censure les parties intimes en les recouvrant de hachures, malgré quelques coupes intérieures. Elle offre presque une scène par chapitre, détaillant principalement les préliminaires. Sous la jaquette, elle présente les personnages et dévoile quelques secrets de création dans la postface.

En résumé

Depuis que le tyrannique Gokudera Kaede (29 ans) a pris la gestion de la section, Shôji Keita (24 ans) cumule les heures supplémentaires et travaille même les week-ends. Un samedi, après avoir terminé une révision de planning demandée par son supérieur, il aperçoit ce dernier sortir d’une boutique de lingerie féminine et rêve de le révéler à ses collègues. Pourtant, en semaine, Gokudera se montre plus prévenant avec lui en le voyant épuisé. Pour le motiver, il lui promet alors de lui envoyer le lien du compte de sa mignonne chienne. Mais quand Shôji consulte le site, il tombe sur le compte secret d’un homme qui aime porter des sous-vêtements féminins. Il croit d’ailleurs reconnaître son patron…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2021. Pour un premier manga, Arata Licca sensei maîtrise plutôt bien son scénario, même si le but principal est de nous amuser avec des moments cocasses et de la belle lingerie. Elle offre en plus de magnifiques planches sensuelles malgré un peu de censure. J’adore voir la chienne Mii « contrôler » le consentement, montrant les crocs dès que Shôji se précipite trop! La bascule « hiérarchique » qui oscille constamment dans le couple rend la relation très dynamique et amusante. Une lecture affriolante et distrayante. Vivement la suite!

Réaction chimique – Hitomi

reaction chimique hitomi

hitomi
ISBN: 9782382762653
Hana, 2024
ISBN: 9784801976689 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Titre original: キミイロメルト
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« L’amour n’est qu’une réaction chimique, il faut arrêter de croire que c’est magique. »

hitomi sensei offre une romance au ton léger entre deux hommes aux caractères complètement opposés. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle propose de suivre leurs analyses et leurs réflexions sur l’amour. En effet, la vision de l’attirance sexuelle purement scientifique et rationnelle d’Aranami se confronte constamment à celle plus sentimentale et romantique de Hôjô. Certaines de leurs répliques créent d’ailleurs un effet comique, brisant l’ambiance. Pourtant, les deux hommes font des efforts pour se comprendre, échangeant constamment. Leur passé se révèle au fil des discussions. L’auteure aborde donc le jugement sur l’apparence biaisé par les conventions sociétales, l’acceptation de l’autre avec ses qualités et ses défauts, la construction d’une relation solide autour d’une première émotion. Elle utilise les personnages secondaires pour étoffer son propos. Dans l’histoire bonus, elle montre le devenir du couple.

La mangaka a un trait léché et anguleux qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, utilisant une large palette apportant une note réaliste. D’ailleurs, les ombres détaillées usent des dégradés et des différences de tons. De même, les trames d’ambiance accompagnent discrètement les émotions. Par ailleurs, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Un fond gris marque les flash-back. La mise en page est très dynamique. hitomi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessine des corps bien musclés, pour notre plus grand plaisir. Au dos de la jaquette, les personnages apparaissent en de trop chou semi SD.

En résumé

Hôjô Haruma (25 ans), qui travaille dans une entreprise de transports de biens, récupère un manuscrit chez un célèbre écrivain, Aranami Akihito (31 ans). L’ancien scientifique qui ne croit pas en l’amour, persuadé qu’il s’agit simplement d’une réaction chimique, a par ailleurs la réputation d’être froid et insensible. Pourtant, il l’accueille en peignoir, sans gêne. Quand un homme à moitié nu le rejoint de la chambre, Hôjô, d’abord troublé par la beauté de son client, fantasme par la suite sur Aranami. Mais lorsqu’il se présente un autre jour pour une nouvelle livraison, il sympathise timidement avec l’écrivain en l’aidant à changer la sonnerie de son smartphone. Et si les rumeurs étaient fausses?

En conclusion

Dès la préface, hitomi sensei prévient que son scénario ne sera pas profond. Pourtant, je trouve qu’elle y insuffle beaucoup de questionnements intéressants et analyse à la perfection l’évolution des sentiments des deux héros. En plus, son trait sexy est un plaisir pour les yeux. Je trouve le couple tellement chou avec leur relation dynamique et entraînante. Les habitués de la mangaka pourront peut-être être un peu déstabilisés ou déçus. Pour ma part, je craque complètement pour cette adorable confrontation de points de vue. Une lecture sexy et amusante!

Après la pluie, Maru – Kuki Wakame

apres la pluie maru kuki wakame

KUKI Wakame 久喜わかめ
ISBN: 9782382764916
Hana, 2024
ISBN:‎ 9784801976306 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« La rencontre inattendue de deux âmes solitaires qui vont devoir affronter leur passé! »

Kuki Wakame sensei narre la construction d’une relation solide entre deux hommes solitaires, prisonniers de leur passé. Elle alterne la narration entre ses deux héros, révélant leurs secrets au fur et à mesure. Ainsi, elle aborde entre autres la peur de la solitude, le manque de communication, la distinction entre pitié et affection. En effet, Kotarô, rongé par la culpabilité, a l’impression de manipuler celui qui l’attire tandis que Haruki s’adapte aux désirs de son partenaire de peur d’être abandonné. Grâce à leur cohabitation, ils vont redécouvrir la douceur de la chaleur humaine, compensant ainsi leur manque affectif, puis évoluer petit à petit. Avec Kaede et Taichi, l’auteure montre l’importance de certaines rencontres dans une vie. Par ailleurs, elle interroge sur la famille, l’amitié et l’amour. Elle met en avant les petits bonheurs quotidiens d’un foyer chaleureux et construit une relation respectueuse entre Yamamoto et Marui.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux qui conserve un aspect croqué, avec un contour discontinu et dédoublé plus épais. Elle le simplifie, parfois à l’extrême, dans les passages humoristiques. Ainsi, elle transforme Maru en un adorable wanko, avec un trait plus arrondi. De même, les hachures envahissent les visages à chaque rougissement. Pourtant, les trames utilisent une palette restreinte, avec des ombres fortes marquées. De même, les trames d’ambiance se font rares et discrètes. Les décors situent principalement l’action. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page simplement dynamique joue sur l’absence de cadre et des angles de vue variés. Kuki sensei s’attarde néanmoins sur les détails des mouvements et des réactions. Elle ne censure pas les scènes érotiques, offrant même des coupes intérieures. En fin de tome, elle présente ses croquis de recherche.

En résumé

Un soir, sous une pluie battante, Yamamoto Kotarô (26 ans) trouve un homme complètement ivre dans un parc. Inquiet, il l’emmène alors chez lui. Mais l’ivrogne, le confondant avec un autre, lui fait des avances. Kota, gay, ne résiste pas à la beauté de Marui Haruki (32 ans) et couche donc avec lui. Le lendemain matin, Maru se confond d’abord en excuses avant de fondre en larmes en dégustant le délicieux petit-déjeuner préparé par Kotarô. Ce dernier lui propose alors de vivre avec lui en attendant.

En conclusion

Ce one-shot assez épais permet d’approfondir l’histoire correctement. Ainsi, Kuki Wakame sensei offre un récit empreint de sensibilité, analysant avec finesse les émotions et l’évolution de ses deux héros. Elle maintient un certain suspense tout en détendant l’atmosphère par des petits moments comiques dans le quotidien. Par exemple, la réaction de Maru devant les brocolis est craquante! D’ailleurs, j’adore quand il se transforme en wanko. J’apprécie également le style graphique en général, avec cette touche un peu simple mais forte en expressivité. Un coup de cœur!

Sweet room escape 2 – Owal

couverture sweet room escape 2 owal hana

Owal おわる
ISBN: 9782382764534
Hana, 2024
ISBN: 9784801976719 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il me répète sans arrêt qu’il m’aime, sans aborder les choses importantes… »

Owal sensei se recentre sur le développement de la relation entre Albrecht et Haruto, révélant quelques secrets. Ainsi, elle aborde la difficulté à transmettre ses sentiments, l’importance de la communication dans un couple, la construction d’une relation de confiance. Elle joue sur les quiproquos pour créer de la tension. De même, l’introduction du majordome Raymond renouvelle les effets comiques. Entre deux confidences sur l’oreiller, nos deux amoureux réalisent l’évolution de leurs sentiments ainsi que leurs changements. Leurs échanges s’équilibrent petit à petit. L’auteure s’intéresse entre autres à l’organisation difficile de la vie à deux quand les partenaires ont souvent des déplacements, aux sentiments tus qui peuvent créer le doute. Elle ajoute une note mignonne en transformant ces deux « pervers » en deux amoureux embarrassés facilement par des amours plus sincères.

La mangaka a un trait épuré proche du style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Elle utilise beaucoup de trames. De même, les nombreuses trames d’ambiance appuient les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique joue entre autres sur les sorties de cadre. Ainsi, Owal sensei met en avant la plastique de ses personnages, dont leur fine musculature. Par ailleurs, elle ne censure pas les scènes érotiques, offrant même des coupes intérieures. En fin de chapitre, elle donne une anecdote avec une petite illustration dans laquelle les personnages apparaissent en SD. Contrairement au tome précédent, les illustrations en début de chapitre partagent un thème du récit toute en présentant le quotidien des deux héros. Sous la jaquette, deux planches montrent l’imagination débordante et perverse d’Al et Haruto.

En résumé

Naitô Haruto accompagne Albrecht Zweig à Kumamoto pour l’aider à sélectionner les poteries qui décoreront son futur hôtel. Le soir, ils profitent d’une chambre luxueuse. Mais dans le bain, Haruto a du mal à cacher son excitation, d’autant plus qu’ils n’ont plus de moments intimes depuis que le majordome d’Al, Raymond, les interrompt sans cesse.

En conclusion

Owal sensei maîtrise parfaitement sa narration tout en faisant évoluer les effets comiques et en créant des effets de surprise. Elle continue d’offrir de magnifiques scènes épicées. Je me suis laissée happer par l’évolution tellement mignonne de ce couple un peu pervers mais adorables. En plus, les éditions Hana ont proposé cette duologie dans un beau coffret, bien que sobre, reprenant les couvertures des deux tomes, accompagné de trois magnifiques illustrations du couple. De quoi égayer sa bibliothèque. Un beau coup de cœur!

Je te love dans les plumes 2 – Yamamoto Kotetsuko

je te love dans les plumes 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782375063651
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784344845466 (JP)
Gentosha, 2019 (JP)
Titre original: とりたん 2
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« On n’embrasse pas les gens sans prévenir! »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut son récit en jonglant entre révélations et romance. Elle ajoute également quelques scènes d’action, bien que vite expédiées et prévisibles. Elle continue par ailleurs de mettre en avant les oiseaux. L’introduction du client Satoda Shingo permet aux deux amoureux de s’interroger sur leurs sentiments. Ainsi, une relation consensuelle se construit entre eux, grâce au partage de leurs secrets. D’ailleurs, Mitsuru semble bien mûr pour son âge comparé à Nozomi. L’auteure aborde entre autres la différence d’âge, l’acceptation parfois difficile d’un don, la construction de la confiance. Elle joue sur l’intuition des deux héros pour semer des indices à destination des lecteurs.

La mangaka a un trait épuré plutôt doux, dont la rondeur est renforcée par les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, elle utilise les trames avec parcimonie, apportant juste un peu de couleurs mais transcrit graphiquement les ambiances. De même, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes grâce au jeu des angles de vue. Comme dans le tome précédent, elle présente Inusaki avec un oiseau différent dans les illustrations en début de chapitre. Elle donne même le nom de leurs espèces dans la postface. En début de tome, des fiches de personnages et un résumé permettent de se plonger directement dans le récit.

En résumé

Troublé par le baiser de Kuroki Mitsuru, Inusaki Nozomi n’a pas fermé l’œil de la nuit. Mais au matin, il reçoit une nouvelle enquête. Son client, plutôt mal à l’aise, lui confie être gay, sans expérience. Il demande alors au détective de l’évaluer sur un rencard avant qu’il ne déclare ses sentiments. Mais quand Mitsuru voit sortir Inusaki de chez cet inconnu, il l’aborde par un prétexte fallacieux. Alors qu’ils déjeunent tous les deux dans un parc, des pigeons commencent à les entourer. Prenant son courage à deux mains, Nozomi interroge soudainement le lycéen sur ses actions de la veille.

En conclusion

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une romance simple avec une note fantastique efficace sans pour autant être incroyable. Elle arrive à maintenir le suspense autour des pouvoirs, rendant le récit attrayant. Son style graphique un peu plus dépouillé que d’habitude reste pourtant toujours aussi expressif et mignon. Une petite lecture adorable, qui donne envie de découvrir les oiseaux!

Caligula’s love – Side Master – Michinoku Atami

caligula s love side master michinoku atami

MICHINOKU Atami みちのくアタミ
ISBN: 9782375063842
Taifu comics, 2024
ISBN: ‎9784344851559 (JP)
Gentosha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Quand je suis avec toi, je deviens bizarre. »

Michinoku Atami sensei présente le point de vue du maître, basant la narration sur Dôyama. Elle effectue quelques retours dans le passé pour donner la version du lycéen sur sa première rencontre avec Naruse. Elle s’attarde particulièrement sur l’évolution des sentiments de l’étudiant qui s’inquiète de la perte de contrôle de ses émotions. En effet, habituellement impassible, Kiyotaka découvre la jalousie et la colère qui s’expriment à travers ses penchants, dépassant ainsi les limites du consentement. Il se remet en question et s’interroge sur sa relation. D’autres techniques SM douces sont par ailleurs présentées. Un tiers du tome est consacré à la relation entre Onoda Kyôhei et Mitsutaka, le gérant du club Basement. L’auteure s’intéresse alors à la difficulté à trouver un équilibre entre deux sadiques, l’exclusivité et la peur de l’ennui. Elle met également en avant la communication strictement nécessaire dans une relation SM.

La mangaka a un trait léché. Elle exagère très légèrement les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle utilise des trames très variées, avec des dégradés. Par contre, les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les décors situent principalement l’action. La mise en page est simplement dynamique. Contrairement au tome précédent, Michinoku sensei censure les scènes érotiques en recouvrant les parties intimes par des hachures.

En résumé

Maintenant à l’université, Dôyama Kiyotaka continue de fréquenter son « chien » Naruse Makoto. Mais difficile de concilier son emploi du temps d’étudiant avec celui de l’enseignant même si cela leur donne l’occasion de créer de nouveaux jeux érotiques. Et quand Naruse lui annonce ne pouvoir le fréquenter pendant trois semaines car il doit former un nouveau stagiaire, Onoda Kyôhei (22 ans), Dôyama réalise au fil des jours que son « toutou » lui manque énormément. Leurs sentiments auraient-ils changés?

En conclusion

Michinoku Atami sensei continue de décortiquer les émotions dans des relations SM. Son graphisme dégage beaucoup de sensualité. Bien que ce soit un plaisir de découvrir l’évolution du couple mais également une autre relation avec le couple Onoda*Mitsutaka, je trouve que certains sujets sont malheureusement un peu trop survolés. Ce tome plaira donc surtout aux fans. J’ai tout de même apprécié ma lecture qui procure un agréable divertissement.

10 count 6 – Takarai Rihito

10 count 6 takarai rihito

TAKARAI Rihito 宝井理人
ISBN: 9782375061190
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784403666216 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Si tu m’embrasses et que ça te plaît… Tu voudras bien reconnaître que tu m’aimes? »

Takarai Rihito sensei conclut sa romance en dévoilant enfin le dixième point de la liste de Shirotani. En introduisant Ueda, elle permet au mysophobe de se confronter à son traumatisme. Elle joue sur les différents sentiments ressentis, les manipulations et les réactions tout en portant une attention aux détails pour créer de la tension et du suspense jusqu’à la fin. Il est alors amusant de voir le secrétaire et le psychologue sortir tous les deux de leurs zones de confort, poussés par leur amour, et avancer à leur rythme. Par contre, le temps qui passe devient légèrement plus confus sur la fin du récit. L’auteure dépeint avec aisance l’évolution de la relation du couple en révélant encore quelques secrets. Elle offre une fin un peu ouverte. Dans l’histoire bonus, elle montre ce que devient le couple.

La mangaka utilise une mise en page plus classique mais toujours dynamique. Elle établit un équilibre entre les décors et les cases sans fond. Les trames d’ambiance se font plus rares tandis que les autres trames sont variées. Comme dans le tome précédent, il y a beaucoup plus de gros plans, de détails. Par ailleurs, la découpe presque filmique ralentit certains passages. Takarai sensei transmet les sentiments des personnages à travers la sensualité des corps durant les scènes érotiques. Elle censure d’ailleurs l’essentiel avec plusieurs bandelettes blanches. Avec l’illustration de la postface, elle conclut un récit qui s’est développé image par image à chaque tome.

En résumé

Bien décidé à ne pas se laisser mener par Kurose Riku, Shirotani Tadaomi tente de prendre la direction de leur sortie en amoureux. Mais quelle n’est pas sa surprise de croiser une connaissance, Ueda, alors que le psychologue a ramassé les clés tombées au sol de la jeune femme. Cette ancienne élève du père de Tadaomi s’incruste alors dans leur rendez-vous en proposant de les remercier autour d’un thé. Énervé par les minauderies de Ueda, Shirotani perd peu à peu son sang-froid et file au toilettes après avoir vidé le verre de Riku…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Kurose Riku se classe troisième meilleur seme tandis que Shirotani Tadaomi est quatrième meilleur uke. Takarai Rihito sensei mène rondement sa conclusion, arrivant encore à surprendre les lecteurs malgré les dernières révélations. Elle transmet avec finesse les sentiments de ses personnages. En 2019, la série devait faire l’objet d’une adaptation en série animée dont la diffusion était prévue en 2020, puis suite à plusieurs reports, en 2022, il a été annoncé que le projet devenait un film d’animation pour finalement être complètement annulé en janvier 2024. Dommage pour ce titre touchant qui propose un thème singulier, avec des personnages tellement attachants. Une lecture à la fois sexy et émouvante.