Blue sky complex 4 – Ichikawa Kei

blue sky complex 4 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776612
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784864423403 (JP)
Tokyo mangasha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

A l’université, Natsuki et Motochika entament une vie de couple.

Ichikawa Kei sensei s’intéresse à la vie universitaire de son couple fétiche. Bien que dans des universités différentes, les deux jeunes hommes arrivent à construire un groupe d’amis en commun. Towa a le même caractère que Narasaki. Harukawa Noriyasu, quant à lui, s’interroge souvent sur les affinités entre Terashima et Natsuki. Kurisu Haruomi a un caractère particulier. En effet, il semble avoir du mal à interagir avec les gens, étant trop familier. D’ailleurs, il va faire une fixation sur Terashima, provoquant l’inquiétude de Chika. L’auteure met doucement en place l’environnement dans lequel évoluent maintenant ses deux héros. Elle met d’abord en avant Kurisu, portant attention aux liens qui se créent. De même, elle fait évoluer le caractère de ses personnages. Ainsi Narasaki est de plus en plus possessif et avide, mais Terashima le rassure toujours à sa manière. Le chapitre bonus partage d’ailleurs avec humour leur incontrôlable désir.

La mangaka a un trait un peu plus léché, avec plus d’épaisseur dans les contours. Elle maîtrise son style et dessine des visages un peu plus mûrs. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques. Les décors situent surtout l’action mais sont réalistes et précis. Les trames d’ambiance sont plutôt discrètes. La mise en page dynamique joue principalement sur les détails, les cadrages et les vides. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par contre, elle met surtout en avant les sensations des personnages. Sous la jaquette, elle présente l’appartement du couple.

En résumé

Avant un rendez-vous avec Terashima Natsuki, Narasaki Motochika passe voir la mère de son petit ami. Natsuki, quant à lui, croise par hasard Motonari, le frère aîné de Chika, vite rejoint par Momoko accompagnée des petits. Il en profite pour le remercier de leur avoir fourni les appareils électroménagers pour leur appartement. En effet, les deux lycéens seront colocataires quand ils iront à l’université. Ils se retrouvent alors dans un fast food. Motochika a également passé son permis de conduire et a sympathisé avec Kurisu Haruomi durant son stage. Mais son petit ami montre tellement ses sentiments pour lui avec franchise, que Terashima n’arrive même pas à se montrer un peu jaloux.

En résumé

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Comparé au tome précédent, Narasaki Motochika descend à la huitième place du meilleur seme et Terashima Natsuki fait une belle progression à la cinquième place du meilleur uke. L’auteure prend tout son temps pour construire son récit. Certains lecteurs pourront être déroutés par le manque de détails, sur le petit boulot de Natsuki par exemple, pourtant, elle sème des indices graphiques. J’adore Towa et Harukawa! J’ai donc hâte de découvrir la suite.

Blue sky complex 3 – Ichikawa Kei

blue sky complex 3 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776230
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422895 (JP)
Tokyo mangasha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

C’est l’heure des choix décisifs pour construire son avenir.

Ichikawa Kei sensei continue à présenter une tranche de vie de ses deux héros. Elle développe également leur environnement familial. En dernière année de lycée, ils doivent faire des choix d’avenir. Seulement, leur situation familiale pèse dans leurs décisions. Alors que les projets de Narasaki prennent rapidement forme grâce à son frère, ceux de Terashima restent longtemps empreint d’incertitudes. Les deux lycéens n’osent pourtant pas mettre de mots sur leurs appréhensions. Au contraire, ils avancent en gardant toujours confiance dans leurs sentiments. D’ailleurs, l’auteure transcrit parfaitement la mélancolie et l’inquiétude qui entourent les deux garçons. Elle met en avant la mère de Natsuki, veuve qui accepte l’homosexualité de son fils, ainsi que Motonari, le frère aîné de Motochika, avec sa petite amie Momoko. Dans une histoire bonus, elle met en scène Misato Ônuki, une lycéenne qui se transforme peu à peu en fujoshi en observant le couple.

La mangaka a un trait fin et épuré plutôt classique. Elle porte attention aux regards, petits gestes et non-dits. Comme elle utilise une gamme limitée de trames, elle équilibre leurs effets et n’abuse pas des trames d’ambiance. Certaines planches dégagent alors beaucoup d’esthétisme. La mise en page est dynamique. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle montre peu les parties intimes, se concentrant sur leurs sensations et préférant dessiner les bustes. Sous la jaquette, comme dans le tome précédent, elle présente ses personnages dans une tenue. Ici, ils portent leurs vêtements de tous les jours.

En résumé

Narasaki Motochika souhaite aller à l’université mais ne sait pas encore laquelle choisir. Son professeur lui recommande la même que son frère mais il devra alors s’éloigner du domicile familial et prendre un studio. Comme son père travaille à l’étranger, il hésite à abandonner sa mère avec les jumeaux. Son frère comprend son hésitation et cherche donc un moyen de l’aider. De son côté, Terashima Natsuki pense pour l’instant passer son permis de conduire même si cela est interdit pendant l’année scolaire. Depuis qu’il s’entend bien avec les membres de la famille Narasaki, en particulier les jumeaux Aki et Take ainsi que Momoko, la petite amie de Motonari, il comprend mieux la gêne de se câliner quand la famille est au complet. Toutefois, Chika trouve toujours un prétexte pour passer plus de temps avec lui…

En conclusion

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Narasaki Motochika est classé septième meilleur seme et Terashima Natsuki douzième meilleur uke. J’adore la mère de Natsuki qui n’a pas sa langue dans sa poche. Certains lecteurs pourront être décontenancés par le style narratif qui a un peu changé. En effet, l’auteure s’attarde vraiment sur l’environnement et les réflexions des deux lycéens. La romance n’est donc plus le cœur du récit. D’ailleurs, ils sont bien ensemble et ont clairement conscience qu’ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. J’apprécie beaucoup de les accompagner un peu dans la construction de leur avenir.

Blue sky complex 2 – Ichikawa Kei

blue sky complex 2 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776223
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422406 (JP)
Tokyo mangasha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Entre désir et doute, la difficulté à gérer sentiments et sensations.

Ichikawa Kei sensei continue d’explorer le chemin réflexif de ses deux héros sur leurs sentiments. Elle alterne la narration entre Terashima et Narasaki. Elle joue sur la maladresse du couple à communiquer pour créer des tensions. Malgré des efforts pour partager leurs doutes et leurs interrogations, les deux lycéens ont du mal à se comprendre et n’arrivent pas à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Pourtant, leur premier rapport se déroule dans le consentement, avec le choix des positions, la recherche d’informations et le partage franc de leurs sensations. Toutefois, Natsuki ressent également une certaine crainte face à des réactions inconnues. L’auteure met en avant la libido débordante des adolescents suite à la découverte de nouveaux plaisirs ainsi que la difficulté à gérer de nouveaux sentiments comme la possessivité, la jalousie. En plus, Terashima entretient des rapports amicaux avec son ex, Ogawa, et le barman Junya qui le drague.

La mangaka a un trait fin, épuré et anguleux. Elle exagère légèrement les expressions des visages pour transcrire les émotions. Ainsi, Terashima affiche une panoplie de bouilles boudeuses adorables! Les trames sont variées, plutôt en aplat. De même, elles marquent uniquement les ombres fortes comme les contre-jours. Il y a tout de même quelques trames d’ambiance. Les décors sont présents ainsi que les éléments marquant les saisons comme le ciel et la végétation. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage cinématographique. Dans les scènes érotiques, Ichikawa sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Sous la jaquette, nos deux héros continuent à jouer les modèles comme dans le tome précédent et se préparent pour le sport.

En résumé

Le délinquant Terashima Natsuki et l’élève modèle Narasaki Motochika sortent ensemble. Mais malgré les mois qui passent, Chika refuse de dépasser le stade du baiser sous prétexte qu’il n’arrive pas à se concentrer quand sa famille est présente. Terashima, d’abord énervé, essaie de le comprendre et décide de se montrer patient, son petit ami étant à la base hétérosexuel. Pour le nouvel an, Narasaki l’invite chez lui en précisant que sa famille sera partie en voyage…

En conclusion

Au Chill chil BL award 2016, Narasaki Motochika est classé quinzième meilleur seme. D’ailleurs, je l’adore quand il garde son visage impassible alors qu’il est autant troublé que son petit ami. En plus, il reste toujours prévenant envers son amoureux. L’auteure arrive à transcrire les sentiments de ses personnages. Elle les fait évoluer avec réalisme. Une série à lire sans se priver!

Blue sky complex 1 – Ichikawa Kei

blue sky complex 1 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776216
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864421720 (JP)
Tokyo mangasha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Deux lycéens au premier abord incompatibles qui se découvrent petit à petit.

Ichikawa Kei sensei narre, avec une touche réaliste, une romance entre deux lycéens. Elle prend son temps pour développer leurs sentiments, s’arrêtant sur leurs réflexions et leurs questionnements. D’ailleurs, elle alterne la narration entre les deux garçons. Terashima sait qu’il est gay depuis le collège mais ne l’a dit à personne. Suite à son attachement, Narasaki analyse ses sentiments qui évoluent de l’appréciation à l’amour. L’auteure joue que les quiproquos entre les deux lycéens pour les forcer à communiquer et à se prendre en main. Elle met en avant deux personnalités plutôt calmes. En effet, Motochika a un visage impassible qui renforce son manque d’entrain. Natsuki, qui a en réalité le sang chaud, semble plutôt blasé. Il avance à tâtons pour exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait très fin, anguleux et épuré. Elle porte attention aux regards, aux petits gestes. D’ailleurs, elle décompose et décrit le quotidien avec simplicité et dextérité. Les décors apparaissent dès que le plan s’élargit. Les trames d’ambiance sont plutôt graphiques. En plus, les autres trames sont équilibrées. Des stries marquent les ombres fortes sur le corps, car Ichikawa sensei ne dessine pas les autres ombres des vêtements et du corps. Pourtant, les décors projettent bien leurs ombres, même les arbres. La mise en page dynamique rythme la lecture, imposant des respirations pour marquer l’attente ou le temps qui s’écoule. Sous la jaquette, les deux héros présentent les uniformes d’été et d’hiver.

En résumé

La première fois qu’il a croisé Terashima Natsuki, Narasaki Motochika a jugé qu’ils ne s’entendraient jamais ensemble. En effet, Terashima a une réputation de délinquant notoire et se bat souvent. Né dans une famille nombreuse, Narasaki ne rêve que de calme pour réviser ou lire. Un jour, le professeur Sakazaki lui demande de s’occuper de la réception de la bibliothèque, suite au départ de Mme Hashijima en congé maternité. Après hésitation, il accepte mais se retrouve en compagnie de Terashima. Toutefois, le délinquant reste silencieux et passe son temps à lire. De plus en plus intrigué par le lycéen, Narasaki accepte alors de travailler jusqu’aux vacances d’été…

En conclusion

Ce tome obtient la trentième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. J’adore ce couple attachant. Les deux lycéens réfléchissent, se remettent en cause et avancent pas à pas, testant, s’expliquant. Aucun des deux ne cède à l’autre, tout se négocie. Ils vont vraiment bien ensemble et je ne peux que suivre leurs aventures rafraichissantes avec bonheur.

How many grams do you have love? – Harumaki Tokiko

how many grams do you have love harumaki tokiko
HARUMAKI Tokiko 春巻トキコ
ISBN: 9782368774816
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784796407328 (JP)
Kaiohsha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des hommes frivoles qui s’assagissent avec le grand Amour.

Harumaki Tokiko sensei offre un recueil de trois romances avec des hommes frivoles qui vont se ranger par amour. Le premier récit qui donne son titre au manga occupe plus de la moitié du tome. Les deux héros prennent leur temps, construisant leur amour malgré une relation à distance. Ils apprennent à se connaître et réfléchissent sérieusement à faire plaisir à leur partenaire, tous deux étant dominant. L’ami de Kizaki, Satoshi, permet de secouer un peu le couple qui a du mal à communiquer au début. La seconde histoire met en scènes deux amis amoureux mais qui n’arrivent pas à partager franchement leurs sentiments. Dans la dernière histoire, développée sur un seul chapitre, l’auteure interroge sur la différence entre une amitié fusionnelle et l’amour. Elle installe Haru en narrateur. Bien qu’il soit hétérosexuel à la base, il réfléchit sérieusement sur son attirance et ses sentiments.

La mangaka a un trait simple et épuré. Elle dessine des corps sveltes. Bien que cela soit son premier manga, elle maîtrise déjà son style graphique. La mise en page est dynamique. Les décors sont présents dès que le cadrage offre un grand angle. Par ailleurs, quelques trames d’ambiance viennent parfois renforcer les émotions des personnages. Toutefois, Harumaki sensei utilise les trames avec parcimonie, ne représentant que les ombres fortes. Elle ne censure pas vraiment les scènes érotiques mais les angles de vue cachent majoritairement les parties génitales.

En résumé

Combien pèse ton amour? / Je ne comprends même pas pourquoi je t’aime autant! / A chacun ses petits plaisirs: Même si le salaryman Kizaki Itsuki (28 ans) cumule les coups d’un soir en draguant dans les bars gays, il ne perd pas espoir de se marier un jour. En effet, son premier amour était une fillette qu’il avait rencontrée pendant ses vacances chez son grand-père à la campagne. Un jour, sa mère décide de transférer la tombe de son grand-père à Tokyo car toute la famille y réside. Quand Itsuki arrive au temple, il a le coup de foudre pour le moine Yumeta (26 ans) qui l’accueille. Mais il est persuadé qu’un homme aussi beau et placide est hétérosexuel. Pourtant, alors qu’il loge sur place suite au retard de sa mère, il avoue son intérêt pour le moine, sous l’effet de l’alcool. Et ce dernier lui laisse entendre qu’il serait également gay
Close to star, close to blue / Il vaut mieux ne pas discuter un couteau entre les mains: Takamatsu Aoba est secrètement amoureux de Takasaka Shôsei (22 ans) depuis le collège. Mais son frivole ami qui change souvent de petite amie, lui fait ouvertement des avances, les faisant passer pour un couple gay
Te faire fondre, t’aimer, et te dévorer tout cru!: Passionnés par les plantes carnivores, Mamoru et Haru ont sympathisé. Comme Mamoru, bisexuel, se montre plutôt frivole, son petit ami actuel, Aoki , vient un soir faire une crise de jalousie, rongé par le doute. En effet, Mamoru fait toujours passer son ami avant lui. Pourtant, à sa surprise, Haru ressent du plaisir d’être ainsi privilégié…

En conclusion

Harumaki Tokiko sensei offre trois romances mignonnes et divertissantes, plutôt classiques. Les relations entre les héros sont consenties, plutôt douces et naturelles, sauf pour celles de « Close to star, close to blue » où Shôsei provoque son ami, entrainant un rapport plutôt forcé mais voulu comme tel. D’ailleurs, ce n’est pas mon histoire préférée. J’aime beaucoup la dynamique entre les personnages et j’aurais bien aimé découvrir un peu plus la suite des aventures de Yumeta et Itsuki.

Amaenbo honey – Tobidase Kevin

amaenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368776957
Boy’s love IDP, 2020
ISBN: 9784865895575 (JP)
Fusion product, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Les enfants vont-ils répéter les mêmes erreurs que leurs parents ou trouveront-ils une meilleure réponse?

Tobidase Kevin sensei questionne encore l’égalité entre oméga et alpha en développant une romance entre les enfants des couples d’Abarenbo honey et Kakurenbo honey. Elle change son style narratif pour plus de continuité. En revanche, elle mixte l’aventure des parents pour construire son scénario. Ainsi, même si Tsubame et Miyama ont des caractères bien différents de leurs parents, leur première relation se passe tout de même violemment. D’ailleurs, l’omegaverse devient un prétexte pour une relation forcée sous phéromones. Pourtant par la suite, l’auteure développe les sentiments des deux lycéens en les confrontant à divers petits obstacles. Elle aborde légèrement la discrimination subie par les omégas, en particulier à l’école. Elle met en avant un couple qui prend son temps, réfléchit à son avenir, se bat pour faire accepter sa relation et se montre très câlin. Ainsi, les deux lycéens semblent avoir atteint un meilleur équilibre que leurs parents.

La mangaka dédouble parfois son trait épuré et anguleux. Elle le simplifie également jusqu’à l’extrême dans les passages humoristiques. Malgré sa prise d’âge, Kuma prend encore l’apparence d’un ours. Les corps sont finement musclés. Par ailleurs, la physionomie des enfants permet de deviner facilement leur parenté. En effet, les caractéristiques principales se retrouvent particulièrement dans leur visage. De même, les parents ont les traits de vieillesse bien marqués comme les rides, un visage plus anguleux. Les décors situent l’action. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei censure les scènes érotiques par des bandelettes blanches mais également en recouvrant les parties génitales d’un filtre clair gommant tous les détails. Sous la jaquette, elle offre quelques portraits des deux enfants comme une collection de photographies.

En résumé

Amatobi Tsubame et Hachi Miyama sont voisins et rivaux. Ils s’affrontent donc dès qu’ils le peuvent depuis l’enfance. Le perdant doit alors faire ce qu’ordonne le gagnant. Mais l’oméga n’a jamais réussi à battre son éternel rival alpha. En rentrant de l’hôpital après avoir renouvelé ses pilules, Tsubame finit par se battre avec des voyous qui l’ont bousculé. Miyama, qui passait par là, vient à sa rescousse et étale les assaillants. Blessé dans sa fierté, son ami le défie. Toutefois ses chaleurs se déclenchent en plein combat. Miyama ne résistant pas aux phéromones viole alors l’oméga…

En conclusion

J’ai été mitigée à la première lecture car je trouvais dommage de reprendre presque exactement les mêmes situations que les deux tomes précédents. Mais en relisant l’histoire, je me suis rendu compte d’une certaine continuité en réalité sur l’équilibre de la relation entre oméga et alpha. En effet, même si les parents ont trouvé un équilibre dans leur relation, il y a tout de même un des deux qui cède et devient le protégé de l’autre. Or, les enfants refusent une relation qui s’appuie sur un seul individu. Tsubame et Miyama souhaitent se soutenir mutuellement. D’ailleurs, j’aime beaucoup Tsubame qui est un uke grand et musclé qui se montre entreprenant.

Kakurenbo honey – Tobidase Kevin

kakurenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775936
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865891881 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Entre le devoir et l’amour, Mitsurô devra faire un choix.

Tobidase Kevin sensei met en avant la romance du froid et sérieux Mitsurô avec le rayonnant Suzume. Elle continue directement la suite d’Abarenbo honey et alterne son récit avec les aventures amusantes de Kuma et Hachi en mode fou amoureux. Elle dévoile le difficile passé de Mitsurô au compte-gouttes. Ainsi, Hanasaki, qui ne croyait pas en l’amour, va s’ouvrir petit à petit aux incitations d’Amatobi, encouragé par son entourage. Le yakuza a tendance à privilégier son sens du devoir avant ses propres sentiments. Il reste donc longtemps prisonnier de sa gratitude envers la famille Hachi. L’auteure narre son histoire par tranche de vie. Elle joue sur les quiproquos et le comique de situation, en particulier la naïveté de Takuma. Elle aborde légèrement les questions classiques d’un jeune couple comme le mariage, le travail, l’avenir. Les relations plus romantiques font oublier qu’il s’agit d’un omegaverse.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qu’elle dédouble parfois. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle travaille particulièrement les expressions des visages qui sont très variées. Ainsi, Kuma se transforme souvent en ours. Les corps sont finement musclé. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais détaille peu les parties génitales. Elle offre deux planches d’anecdotes amusantes sous la jaquette, à lire de préférence à la fin.

En résumé

Hanasaki Mitsurô refuse la demande en mariage d’Amatobi Suzume. Le jeune héritier du clan Amatobi n’arrive pas à se rapprocher de son bien-aimé malgré leur petite escapade sur une île déserte. Il l’invite alors au festival de son lycée. A peine arrivé, Mitsurô cherche à fuir, mal à l’aise. Mais Suzume l’arrête et le mène dans l’atelier de sa classe: un massage café travesti. A la surprise du yakuza, les caresses du lycéen l’excitent plus que de raison. Suzume l’emmène alors se soulager dans une classe. Pourtant, l’oméga ne comprend pas pourquoi son corps réagit si facilement aux sollicitations du jeune alpha. Le lycéen lui révèle que l’amour l’influence mais le yakuza refuse d’accepter l’évidence, ne pouvant quitter le clan Hachi.

En conclusion

Ce tome a obtenu la vingt-deuxième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2017. L’auteure mène beaucoup mieux son scénario mais la discontinuité de la narration pourra gêner certains lecteurs. J’adore le couple formé par Mitsurô et Suzume, terriblement attendrissant. Même si cela ne révolutionne pas beaucoup le genre, j’apprécie les omégas et les alphas que la mangaka a créés, avec assez de caractère pour résister à leur instinct et leurs phéromones.

Abarenbo honey – Tobidase Kevin

abarenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775929
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865890846 (JP)
Fusion product, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Un amour dévorant, fougueux qui devient un véritable combat.

Tobidase Kevin sensei offre d’abord une comédie romantique avec des yankees. Elle utilise ensuite l’univers de l’omegaverse pour justifier des premiers rapports non consentis influencés par les phéromones. Toutefois, elle développe suffisamment la psychologie des personnages pour remettre en question ce genre. En effet, ses omégas ont du caractère, ne se laissent pas forcément faire et peuvent être plus entreprenant qu’un alpha. De même, ses alphas cherchent à se contrôler. Ainsi, les sentiments priment. Par ailleurs, l’auteure aborde les difficultés à faire accepter une relation qui a mal commencé et la discrimination latente entre les castes. Elle joue sur les contrastes: Kuma devient trop mignon avec son côté crétin et sa passion pour les ours. De même, le froid Hachi se révèle doux avec son partenaire. En outre, le taquin Amatobi Suzume et le fier Mitsurô semblent jouer à une partie de cache-cache avec leurs sentiments pourtant réciproques.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle dessine des hommes au corps finement musclé. Dans les passages humoristiques, elle n’hésite pas à simplifier ses traits et à transformer ses personnages en d’adorables SD. D’ailleurs, Kuma est tout mignon avec des oreilles d’ours. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. De même, les lignes d’actions et les angles de vue variés dynamisent les scènes d’actions. La mise en page rythme la lecture. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais les onomatopées brouillent les détails. En plus, elle dessine simplement les parties génitales. Sous la jaquette, elle complète l’histoire de « Kakurenbo honey » en deux planches amusantes.

En résumé

Le délinquant Moriyama Takuma aime se battre. Par ailleurs, il collectionne les figurines d’ours. Bien qu’oméga, il n’a pas encore eu ses chaleurs et rechigne à se promener avec ses inhibiteurs. Mais tandis qu’il était en plein combat contre son éternel rival, Hachi, fils de yakuza, il a ses premières chaleurs. Or, Hachi qui est alpha, cède complètement à ses phéromones et le viole. Son garde du corps, Hanasaki Mitsurô, les interrompt mais son jeune maître a déjà mordu au cou Kuma. Après lui avoir payé les soins de l’hôpital, il lui demande d’éviter Hachi sous la menace. Mais quand l’oméga croise l’alpha dans le hall de l’hôpital, son corps réagit immédiatement…

En conclusion

C’est comédie romantique et légère ne plaira pas à tout le monde. En effet, au premier abord, elle semble être un omegaverse assez classique. Pour ma part, j’aime beaucoup les histoires de yankees. En plus, le graphisme est très agréable. Je craque complètement pour les deux couples et apprécie la dynamique qui se construit entre eux. Et c’est un plaisir de voir les omégas et les alphas essayer de résister aux phéromones.

Sleeping lovers – Asai Sai

sleeping lovers asai sai
ASAI Sai 浅井西
ISBN: 9782368774823
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784796407298 (JP)
Kaiohsha, 2015(JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des romances dans lesquelles les sentiments sont tus.

Asai Sai sensei offre un recueil d’histoires, abordant différents sujets en lien avec le sentiment amoureux. D’ailleurs, il est un peu dommage qu’elle n’approfondisse pas les thèmes abordés, comme l’inceste, l’orientation sexuelle, la communication. Pour son premier manga, le traitement narratif possède encore quelques maladresses mais dégage déjà un certain romantisme. Le premier récit qui se déroule sur plusieurs chapitres donne son titre au manga. L’auteure installe un triangle amoureux, basant sa narration sur Aki. Avec le second récit, elle interroge sur l’influence extérieure des rumeurs. Dans « Le langage du cœur » et « Secret love », elle aborde le manque de communication au sein d’un couple qui a débuté sans déclaration des sentiments.

La mangaka a un trait très épuré et anguleux, avec un style graphique très shôjo. Ses hommes sont plutôt élancés et fins. Elle s’appuie beaucoup sur les trames d’ambiance. Par contre, les décors situent principalement les actions. De même, la mise en page, dynamique, utilise beaucoup les ellipses ou les cases vides. Asai sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches. Elle évite également de donner trop de détails dans les scènes érotiques. Pourtant, une certaine sensualité se dégage de ces passages.

En résumé

Amour endormi / Encore plus qu’une fleur / Bonus: Bien qu’il ait la côte auprès des filles, Tachibana Haruka refuse toutes leurs déclarations d’amour. En effet, il est secrètement amoureux de son père. Seul son ami d’enfance, Sakai Aki, est au courant. Tout en l’encourageant, ce dernier nourrit un amour à sens unique pour Haru, acceptant même de jouer le substitut du paternel.
Elle est pour toi!: Au lycée, Aoshi et Daiki sont amis. Un jour, durant une discussion, Aoshi annonce à leur groupe d’amis qu’il est homosexuel et aimerait donner sa virginité à Daiki. Depuis les rumeurs vont bon train sur le « couple »…
Le langage du cœur: Sawai et Aida couchent ensemble mais n’ont jamais déclaré leurs sentiments. Comme Aida est plutôt impassible, Sawai se demande s’il arrive à le satisfaire.
Secret love: Sugita et Hayase ont pris l’habitude de s’embrasser quand ils prennent une pause au fumoir. Hayase, homosexuel, n’attend pas grand-chose de Sugita, hétérosexuel à la base. Mais le fumoir va bientôt fermer pour être transformé en bureau et leur étrange relation risque alors de prendre fin…

En conclusion

Les sentiments incestueux que nourrit Haru envers son père et son ami qui en profite peuvent gêner. Pour le reste, les relations sont plutôt consenties, même si les sentiments ne sont pas clairement exprimés. Rien d’exceptionnel, mais la suite avec Dazzling lovers montre les progrès de la mangaka et me donne envie de garder un œil sur son travail. Une lecture détente.

Blue summer 1 – Furuya Nagisa

blue summer 1 furuya nagisa
FURUYA Nagisa 古矢渚
ISBN: 9782382760079
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758077446 (JP)
Ichijinsha, 2017 (JP)
Titre original: 君は夏のなか
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Comment réagir quand ton meilleur ami te déclare ses sentiments mais n’attend rien en retour?

Furuya Nagisa sensei s’intéresse au développement du sentiment amoureux à l’adolescence. Elle décrit le malaise qui s’installe entre les deux amis suite à la déclaration. Elle base la narration du point de vue de Wataru. Le lycéen s’interroge sur les raisons de l’attirance de son ami tout en réfléchissant à ses sentiments. Leur pèlerinage sur le cinéma leur permettra d’évoluer. De même, une certaine poésie se dégage à travers cette excursion filmique. Comme dans Les deux lions, l’auteure aborde avec finesse la différence entre amour et amitié. Elle a un ton réaliste. Elle révèle petit à petit le passé de Saeki en semant des indices. Les personnages ont des personnalités plutôt opposées: Wataru est franc tandis que Saeki a tendance à s’effacer. Les deux amis discutent facilement de leur passion mais également de leurs réflexions et de leurs interrogations.

La mangaka a un trait fin épuré plutôt shôjo. Elle dessine de grands yeux expressifs et porte attention aux petits gestes. De même, elle soigne les décors, en particulier les paysages qui utilisent des trames très variées. Au contraire, pour le reste, les trames apparaissent avec parcimonie. Par exemple, pour les visages, elles représentent seulement les contre-jours et les ombres fortes. L’ambiance estivale se ressent dans les moindres détails. La mise en page dynamique offre parfois des angles de vue qui se démarquent dans certaines vignettes. Il n’y a pas de scènes érotiques, Furuya sensei concentrant son récit sur les sentiments naissants. Elle donne un plan de l’excursion en début de tome ainsi que deux magnifiques illustrations couleurs sur le thème de l’été. Sous la jaquette se trouve la postface en image.

En résumé

Toda Wataru et Saeki Chiharu sont passionnés de cinéma. Ils se sont rencontrés par hasard alors que Wataru achetait un film et depuis, ils passent souvent du temps ensemble ou vont au cinéma. Une amie de Wataru essaie alors de savoir si Saeki a une petite amie car il rejette toutes les demandes en prétextant être amoureux de quelqu’un. Alors après une sortie, le lycéen tente d’interroger son ami. Mais chiharu lui déclare alors ses sentiments…

En conclusion

Ce tome a obtenu la dix-huitième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2018. L’auteure maîtrise parfaitement le rythme de son récit. Son graphisme est agréable et colle parfaitement à l’histoire. Plutôt que la pré-romance, je suis séduite par la découverte des paysages qui me donnent envie de visiter cette région l’été.