Hitorijime my hero 6 – Arii Memeco

hitorijime my hero 6 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760147
Hana, 2021
ISBN: 9784758076999 (JP)
Ichijinsha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Rien ne se passe comme on veut dans la vie. »

Arii Memeco sensei dilue l’humour pour aborder des sujets un peu plus sérieux. Elle met en avant les doutes qui apparaissent quand la différence d’âge et d’expérience se fait ressentir. Ainsi, Masahiro essaie par lui-même de dépasser ses inquiétudes et sa jalousie en communiquant mieux. Il prend même des initiatives dans les échanges avec son partenaire, pour notre plus grand plaisir. Kôsuke, quant à lui, confirme son amour en exposant de plus en plus son couple. Par ailleurs, l’auteure développe également la relation entre Hasekura et Kensuke en les mettant à l’épreuve. Elle interroge sur la différence et la limite entre amitié et amour. Elle met également en avant la nécessité de discuter dans un couple dès qu’un problème se présente. En parallèle, Yunge et Natsuo montrent d’autres facettes de leur personnalité. Les histoires bonus complètent certains chapitres en apportant des anecdotes amusantes ou tendres.

Le trait épuré de la mangaka s’affine. Elle exagère toujours autant les expressions en simplifiant son trait dans les passages humoristiques. Les décors apparaissent sur les plans larges, permettant de profiter un peu des paysages pendant la petite excursion. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que l’utilisation des autres trames reste équilibrée. La mise en page est dynamique et au service de l’action et de l’humour. Dans les scènes érotiques, Arii sensei évite de montrer les parties intimes en jouant sur les cadrages. Dans sa postface en manga, elle annonce la sortie du drama CD et de l’adaptation en anime. Sous la jaquette, elle offre un cosplay gothique lolita de Masahiro mais comparé au tome précédent, il est accompagné de Hasekura et Kensuke.

En résumé

Au ryokan, Hasekura Asaya semble sur le point d’embrasser Setagawa Masahiro. Mais il prend juste une photo qu’il souhaite envoyer à Ôshiba Kensuke pour le rendre jaloux. En effet, il ne supporte plus le comportement trop amical de son petit ami tandis que Masahiro file le grand amour sous ses yeux. Ce dernier tente de le raisonner, en vain. Ils sont interrompus par Kôsuke qui ne cache pas son agacement. De retour dans leur chambre, le lycéen finit par confier ses inquiétudes à l’enseignant. Kôsuke essaie alors de lui transmettre ses sentiments. Mais son petit ami, ému, fond en larmes avant de montrer plus franchement son désir…

En conclusion

Ce tome se classe à la dix-septième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Ôshiba Kôsuke est dixième meilleur seme et Setagawa Masahiro huitième meilleur uke. L’humour absurde vient détendre l’atmosphère parfois tendue. D’ailleurs, l’auteure arrive encore à surprendre les lecteurs en faisant encore évoluer ses personnages peu à peu. Quel plaisir de voir Masahiro assumer ses désirs! En plus, j’aime beaucoup la réaction de Kensuke qui se torture les méninges pour comprendre les attentes de son petit ami. Une série toujours aussi agréable à suivre et sans baisse de rythme.

Repeat after me? 1 – Fuwa Shinri

repeat after me 1 fuwa shinri
FUWA Shinri 不破慎理
ISBN: 9782351804759
Taifu comics, 2011
ISBN: 9784862636461 (JP)
Libre, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je vais te faire maîtriser l’anglais en trois mois! »

Fuwa Shinri sensei narre une comédie romantique entre un professeur d’anglais américain et un salaryman japonais bourré de préjugés. Elle aborde ainsi les différences culturelles entre étrangers et Japonais et l’investissement personnel à fournir pour apprendre une langue. En effet, Yûnosuke a tendance à fuir les difficultés et ne voit pas l’utilité d’apprendre une langue étrangère. Nigel, polyglotte et pratiquant également la langue des signes, apprécie ceux qui font des efforts, fortement influencé par son frère sourd, Jared. L’auteure présente les autres professeurs et élèves au fil des rencontres. Toutefois, elle n’évite pas quelques stéréotypes comme le Français dragueur ou le Chinois privilégiant la médecine traditionnelle. Elle développe principalement l’évolution de la relation entre le professeur et son élève. Leur attirance mutuelle va leur permettre de s’ouvrir l’un à l’autre. En bonus, un échange culturel ajoute une touche humoristique.

La mangaka a un trait épuré, léché et anguleux, avec un style graphique immédiatement reconnaissable. Elle dessine des visages ovales aux yeux souvent effilés. Dans les passages humoristiques, elle simplifie son trait, n’hésitant pas à arrondir complètement les têtes. Les personnages, plutôt sveltes, offrent une véritable palette de beaux gosses que l’on peut admirer sur le poster d’introduction. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance. D’ailleurs, ces dernières accompagnent les émotions. De même, les trames sont variées et équilibrées. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Fuwa sensei ne montre que l’essentiel, jouant sur les angles de vue pour cacher les parties intimes. En fin de chapitre, elle présente les personnages en utilisant Imai Atsushi, qui s’occupe des tâches administratives de SLA. De même, il y a des poupées de papier des personnages en SD à la fin du tome pour jouer au sumo.

En résumé

Shiga Yûnosuke (26 ans) travaille dans le secrétariat d’une grande entreprise mais il ne maîtrise pas du tout l’anglais. Son chef l’envoie en stage à la Shiratori language academy (SLA) où il devra se former en 3 mois. Devant le manque de motivation de son employé, il le menace de le virer s’il échoue. Mais Shiga doute du sérieux de l’école qui paraît un peu trop luxueuse. En plus, son professeur Rhodes Nigel (23 ans), américain, cache un double visage. Alors qu’il affiche toujours un sourire avenant dans les cours en groupe, il se transforme en vrai démon tyrannique durant les cours individuels. Comme Yûnosuke ne progresse pas, n’arrivant pas à saisir l’utilité de cette langue, il se dispute souvent avec son professeur. Ce dernier décide alors de le prendre en stage intensif en interne.

En conclusion

J’adore l’évolution de Shiga, qui se comportait comme un enfant gâté au départ. Même si il prend du temps pour comprendre son caractère buté et fermé, ses réactions sont amusantes. Comme à son habitude, l’auteure maîtrise la dynamique entre ses personnages. D’autres couples apparaissent en arrière-plan mais Fuwa sensei se concentre uniquement sur la relation entre les deux héros, offrant un récit plutôt abouti. Du bonheur, de la romance et des frictions interculturelles!

Hitorijime my hero 5 – Arii Memeco

hitorijime my hero 5 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760130
Hana, 2021
ISBN: 9784758075244 (JP)
Ichijinsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandtion: un peu

A peine un problème réglé qu’un autre survient!

Arii Memeco sensei ralentit le rythme de son récit. Elle s’amuse à empêtrer ses personnages dans leurs sentiments. Ainsi, Kôsuke se sentant impuissant face aux problèmes de son petit ami, ne supporte plus l’image de héros que ce dernier lui attribue. Par ailleurs, Masahiro prend conscience de son inexpérience et de son manque de maturité, n’arrivant pas à contrôler sa jalousie, sa possessivité et son désir. A cause de cela, il devient fuyant, provoquant l’inquiétude de son partenaire. La gentillesse du professeur blesse donc indirectement son élève. En parallèle, l’auteure interroge sur le changement de personnalité quand on est amoureux. Elle aborde la difficulté à gérer ses émotions et la peur qu’une relation considérée amorale soit découverte. De même, elle montre l’influence sur l’entourage, de la crise entre Hasekura et Kensuke. Les animaux apportent une touche d’humour, ainsi qu’Ayaka qui semble mal supporter l’absence de son mari.

Le trait simple et épuré de la mangaka est très efficace. Les déformations renforcent les expressions. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors simples, parfois même succincts, ne surcharge pas les cases. En effet, il y a beaucoup de textes hors bulles. La mise en page reste toutefois dynamique. Arii sensei dessine des scènes érotiques plutôt pudiques, jouant sur les cadrages et les angles de vue pour ne pas montrer les parties intimes. Elle préfère suggérer les actions. Sous la jaquette, elle continue à faire un cosplay de Masahiro, comme dans le tome précédent. La couverture et l’illustration en début de volume ont pour thème l’excursion et collent parfaitement à l’ambiance du récit.

En résumé

Pour la première fois, Ôshima Kôsuke bute contre les problèmes de son petit-ami et se sent alors inutile et impuissant. Alors qu’il soulageait sa peine au bar de Natsuo, Setagawa Masahiro débarque et lui demande de rentrer. Les deux amoureux confient leurs soucis et finissent par un câlin au lit. Pourtant, Masahiro n’ose pas parler de ses doutes sur Natsuo. Exprimant un peu plus son amour, le lycéen préfère toutefois rentrer chez Hasekura Asaya pour ne pas éveiller les soupçons de la mère de Kôsuke, au désespoir de son petit ami enflammé par ses réactions.

En conclusion

L’humour se fait plus discret, l’auteure préférant développer l’état d’esprit de chacun de ses personnages. Par contre, elle décortique parfois un peu trop leurs sentiments. Mais cela reste tout de même agréable à lire. Et puis il est toujours amusant de voir les interactions entre Masahiro et Kôsuke. A la fin, je n’arrive même plus à déterminer qui manipule vraiment qui. Une lecture agréable et légère, pour se détendre.

Devil’s honey – Natsume Isaku

devil s honey natsume isaku
NATSUME Isaku
ISBN: 9782351806753
Taifu comics, 2012
ISBN: 9784799710395 (JP)
Libre, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Un délinquant? Non, un diable craquant!

Natsume Isaku sensei aborde avec humour une romance entre un professeur doué en arts martiaux et un élève bagarreur. Elle pose rapidement la question de l’interdit, obligeant Sugaya a réfléchir sur son attirance, ses sentiments et sa situation. Comme Yoshino est naturellement direct et familier avec son professeur, son comportement brouille leur relation. Son admiration évolue doucement vers le sentiment amoureux, avec des questionnements. D’ailleurs, divers évènements les poussent au rapprochement, même si le professeur tente de résister à la tentation. La narration alterne entre les deux héros, permettant ainsi de comprendre l’avancée de leurs réflexions. L’auteure s’intéresse également au jugement sur l’apparence, au manque de pédagogie de certains enseignants qui ne jurent que par l’élite, aux difficultés de communication et des limites entre professeurs et élèves.

La mangaka a un trait facilement reconnaissable, épuré et simple. Son style est typiquement shôjo. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Pour les scènes érotiques, Natsume sensei ne montre pas les détails, jouant sur les cadrages. Elle censure les parties génitales en ne les dessinant pas. En bonus, elle offre une courte histoire narrant les aventures de son chien chez le vétérinaire.

En résumé

Le professeur d’éducation physique Sugaya Toshimitsu rêvait de travailler dans sa région. Néanmoins, il déchante un peu entre des supérieurs méprisants, des élèves impertinents et des parents d’élèves hautains. Pourtant, il a la côte auprès des mères de famille. Le proviseur et son adjoint Murase lui confient alors la surveillance des délinquants du lycée, menés par Yoshino Tatsumi, surnommé le démon des couloirs. Mais le professeur se rend vite compte que les rumeurs sont exagérées. Certes, l’adolescent a tendance à se battre quand on le provoque mais il est très gentil. Étonnamment, l’étudiant accepte de lui obéir après une démonstration de prise d’arts martiaux. Mais le professeur est de plus en plus séduit par son élève. En plus, ce dernier lui voue une admiration sans bornes depuis qu’il l’aurait sauvé plus jeune…

En conclusion

Cette comédie romantique légère n’approfondit malheureusement pas les questionnements intéressants qu’elle soulève. En plus, la fin semble un peu précipitée. Toutefois, j’ai passé un excellent moment à sa lecture. Un one-shot sans prétention qui se laisse lire et qui plaira principalement aux fans de l’auteure.

Hitorijime my hero 4 – Arii Memeco

hitorijime my hero 4 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760123
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758074087 (JP)
Ichijinsha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Le bonheur peut être une souffrance.

Arii Memeco sensei aborde quelques évènements un peu dramatiques. Elle arrive à détendre l’atmosphère avec équilibre en intégrant quelques moments humoristiques. Ainsi, elle révèle un peu l’enfance de Masahiro. Le lycéen ressent constamment une certaine peur en parallèle de son bonheur, ayant l’habitude d’enchaîner les désillusions. Même s’il s’ouvre de plus en plus, il a encore du mal à partager ses angoisses. De même, Hasekura n’arrive pas à exprimer ses frustrations envers Kensuke dont le comportement, encore immature, empêche d’approfondir leur relation. A la suite du tome précédent, l’auteure continue à présenter les réactions de rejet de Fukushige qui cible maintenant Kôsuke. Elle installe également une aura de mystère autour du comportement de Natsuo. Dans les chapitres bonus, elle donne des anecdotes sur le quotidien ou développe les personnages secondaires. Par exemple, Matsuzawa Monika, complexée depuis l’enfance et obnubilée par l’apparence, est fascinée par Ayaka.

La mangaka n’hésite pas à déformer son trait déjà simple pour exagérer certaines expressions. L’humour devient percutant avec ces métaphores graphiques. Les trames d’ambiance également sont plutôt graphiques. Pour ne pas surcharger la page, les décors sont parfois réduits à l’essentiel et mettent donc en avant les personnages. La mise en page est d’ailleurs très dynamique. Arii sensei ne développe pas les scènes érotiques, s’arrêtant souvent aux préliminaires. Pourtant, elle transcrit bien la passion entre les deux amants qui ont des relations charnelles plus intenses. Sous la jaquette, elle présente deux dessins humoristiques avec encore un cosplay de Setagawa.

En résumé

Setagawa Masahiro rêve de son enfance, quand sa mère s’écroulait ivre à la maison et que ses amies lui demandaient de se comporter en homme en la protégeant. Il se demandait alors qui le protègerait, lui. Au matin, Ôshiba Kôsuke trouve son petit ami blotti dans ses bras. Bien qu’appelé par sa mère pour le petit déjeuner, il attend patiemment que Masahiro se réveille. Le lycéen prépare le petit déjeuner avec l’aide de la famille Ôshiba. Il se rappelle déjà les goûts de chacun, pour leur plus grand plaisir. Mais face à ce bonheur extrême, il ne peut s’empêcher de ressentir aussi une certaine inquiétude…

En conclusion

L’histoire gagne en intensité mais prend son temps. J’ai aussi envie de chouchouter Masahiro. L’auteure installe doucement les évènements à venir. Les passages tranches de vie sont vraiment agréables à suivre et permettent de voir la réaction de l’entourage.

Hitorijime my hero 3 – Arii Memeco

hitorijime my hero 3 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760116
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758073073 (JP)
Ichijinsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Réactions quand le secret de Kôsuke et Masahiro est éventé.

Arii Memeco sensei commence par un flash-back introduisant Hôjô avant de reprendre directement le cours de l’histoire. Comme dans le tome précédent, elle continue à explorer le regard extérieur sur une relation professeur et élève en montrant deux réactions différentes. D’abord, Ayaka se focalise surtout sur la différence d’âge et le statut social. Puis, parmi le groupe d’amis, Fukushige réagit violemment, dégouté à l’idée qu’un ami qu’il considère viril puisse être passif. D’ailleurs, le lycéen a une personnalité plutôt complexe, s’inspirant des clichés de la virilité, mais se fait rabrouer par ses amis quand il devient trop indélicat. L’auteure insère des demi-chapitres, apportant des anecdotes supplémentaires. Elle montre l’inquiétude des adolescents face à l’incertitude des changements de classes ou des relations au sein d’un groupe, la difficulté à se réconcilier suite à une violente dispute. De même, Masahiro et Kôsuke expriment plus facilement leur jalousie.

La mangaka a un trait simple qui colle parfaitement au style humoristique du récit. En plus, elle n’hésite pas à déformer complètement les visages en exagérant les expressions. Par ailleurs, elle introduit Kaide, la nouvelle assistante de Kôsuke, qui, de par sa poitrine opulente, apporte une série de gags visuels. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Arii sensei ne montre pas les détails des scènes érotiques, se contentant des baisers et câlins préliminaires. Elle donne des anecdotes amusantes dans des croquis en fin de chapitre. De même, elle offre, au début de certains chapitres, de magnifiques illustrations du quotidien avec un ton festif comme sur la couverture. Sous la jaquette, il y a deux dessins humoristiques.

En résumé

Le dernier jour des vacances d’été, Ôshiba Kensuke et ses amis essaient de finir leurs devoirs sous l’œil railleur de Kôsuke. Désespérés face à la montagne de travail, les garçons commencent à réfléchir aux méthodes de triche, incités par le professeur. Mais Setagawa Masahiro tente de recentrer les esprits qui se dispersent. Kôsuke se rappelle alors ses frasques de jeunesse avec Hôjô Tsunehito, le mari d’Ayaka, la sœur ainée de Hasekura. Quand les lycéens apprennent que Masahiro a déjà rencontré l’ami du professeur, ils réclament plus de détails. Mais Setagawa, trop honteux, refuse de parler du policier farfelu qui aime les sous-vêtements.

En conclusion

J’aime beaucoup le côté « mère-poule » de Setagawa. Je trouve dommage que les raisons de la violente réaction de Fukushige ne soient pas plus approfondie, mais l’essentiel est là. L’humour et les échanges entre amis priment donc sur la romance. Cette série permet de passer un agréable moment de lecture.

Hitorijime my hero 2 – Arii Memeco

hitorijime my hero 2 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760109
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758072618 (JP)
Ichijinsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Difficile de passer du statut de héros à celui de petit ami.

Arii Memeco sensei continue à développer la tumultueuse histoire d’amour entre Setagawa et son héroïque professeur. Comparé au premier tome, elle se recentre sur le couple. Elle aborde encore la différence d’âge, remettant en question leur relation. Même si Kôsuke semble insouciant, il a tout à fait conscience que sa liaison pose problème pour son métier. Il est d’ailleurs tiraillé par ses sentiments, entre la joie de voir Masahiro s’ouvrir enfin aux autres et la jalousie provoquée par sa possessivité. L’auteure met en avant la surcharge de travail des jeunes professeurs qui cumulent les remplacements. Elle montre d’autres facettes des deux héros. Ainsi, Setagawa semble développer une certaine dépendance envers son petit-ami. De même, Ôshiba culpabilise de voler la jeunesse du lycéen. L’humour tourne principalement autour des quiproquos, des taquineries de Kôsuke ainsi que des interactions avec le groupe d’amis autour de Kensuke.

La mangaka a un trait épuré plutôt classique de style shôjo. En revanche, elle le simplifie à l’extrême et le déforme dans les passages humoristiques: par exemple, les visages se liquéfient littéralement avec la gêne. Elle utilise également beaucoup de trames graphiques. D’ailleurs, les décors alternent avec les trames. Le fond noir permet d’immédiatement identifier les flash-back. La mise en page dynamique est très efficace pour les gags. Arii sensei censure les scènes érotiques en se contentant d’y faire allusion ou en les suggérant. Elle dessine tout de même quelques préliminaires mais les cadrages leur procurent beaucoup de pudeur. Sous la jaquette, elle donne des dessins amusants.

En résumé

Ôshiba Kôsuke aime câliner Setagawa Masahiro mais le lycéen est beaucoup trop gêné quand il y a du monde comme à l’école ou chez les Ôshiba. Après avoir repoussé le professeur, il se lamente auprès de Hasekura qui n’a vraiment pas envie de l’écouter. Alors il le soudoie avec des coupons de ramen gratuites. Le soir, Kôsuke semble encore énervé d’autant plus qu’il doit également corriger les copies d’un collègue malade. Prétextant une sortie pour faire des courses, il emmène avec lui Masahiro mais se rend dans un love hotel. En réalité, il veut juste se réconforter de sa fatigue dans les bras de son bien-aimé. Mais il semblerait que ce soit encore trop gênant pour le lycéen…

En conclusion

L’auteure arrive à mélanger légèreté et questionnement. Elle prend donc un peu plus de temps pour développer son histoire mais la lecture reste vraiment agréable. J’adore le contraste entre l’apparence innocente de Masahiro et son côté pourtant entreprenant. Sa maladresse en amour est adorable. Je ne peux que souhaiter son bonheur!

Hitorijime my hero 1 – Arii Memeco

hitorijime my hero 1 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782368777695
Boy’s love IDP, 2020
ISBN: 9784758071789 (JP)
Ichijinsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

L’admiration d’un faible et impuissant lycéen pour son beau héros se transformera-t-elle en amour?

Arii Memeco sensei offre une comédie romantique entre un professeur atypique et un lycéen renfermé ayant une mauvaise opinion de lui-même. Elle met clairement en avant les 12 ans de différence entre les deux héros qui s’interrogent sur l’immoralité de leur relation. Néanmoins, elle exagère beaucoup les caractères des personnages. Ainsi, Setagawa est tellement gentil qu’il se fait facilement exploiter. Son manque de confiance en lui l’empêche d’accepter l’évidence de ses sentiments. Kôsuke ressemble plus à un délinquant qu’à un professeur, aimant manipuler les jeunes. Autour de Ken gravite tout un groupe d’amis qui apportent une touche d’humour. L’auteure développe peu la peur de Masahiro d’être homosexuel, la tournant en effet comique. Elle s’appuie beaucoup sur le couple formé par Hasekura et Kensuke, développé dans son autre manga Hitorijime boyfriend. Malheureusement, cela brouille un peu la compréhension de l’histoire.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle le déforme dans les passages humoristiques, abusant du comique graphique. Par exemple, le personnage se décompose en dégoulinant ou la raison de Masahiro s’envole sur une fusée. Les trames d’ambiance et les décors sont équilibrés. La mise en page reste dynamique malgré quelques pages surchargées. Arii sensei évite de montrer les passages érotiques. Elle conclut ses chapitres par des croquis humoristiques. De même, elle présente ses croquis en fin de tome. Sous la jaquette, deux illustrations amusantes donnent des anecdotes hors contexte. Au contraire, l’illustration couleurs du frontispice met en avant le quotidien des deux héros.

En résumé

Avec son enfance difficile, Setagawa Masahiro ne croit pas aux héros. Il se contente donc de faire le larbin pour une bande de voyous menée par Tôru, préférant éviter de rentrer chez lui. Mais ces derniers sont battus par le légendaire « Kumagoroshi », un professeur de mathématiques qui corrige les délinquants. Dans un parc, il croise alors un ami de primaire, Ôshiba Kensuke, qui a trouvé un chaton abandonné. Il l’accompagne chez lui pour le conseiller, mais Ken redoute le retour de son frère aîné. En effet, Ôshiba Kôsuke s’avère être le redresseur de torts. Depuis, admiratif, Setagawa est devenu son disciple. Mais le professeur remarquant son regard envieux sur le couple formé par son petit frère et Hasekura Asaya, essaie de lui faire comprendre ses sentiments profonds.

En conclusion

Ce tome a obtenu la dix-septième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2012. La série a également eu droit à une adaptation animée en 2017. Le côté passif de Setagawa peut énerver. Mais je suis rapidement tombée sous le charme de cette série. J’apprécie beaucoup l’ambiance entre les différents personnages. La romance n’est pas forcément le thème principal de ce titre mais plutôt l’évolution de Masahiro.

Never complex – Aoi Levin

never complex aoi levin

AOI Levin あおいれびん
ISBN: 9782368771617
Boy’s love IDP, 2014
ISBN: 9784796402811 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

L’amour demande parfois beaucoup de patience.

Dans ce recueil, Aoi Levin sensei présente quatre romances plutôt légères ayant pour thème l’amour patient. La première histoire donne son titre au manga et est développée sur plusieurs chapitres. Même si les personnages s’interrogent sur les conséquences d’une relation homosexuelle (regard extérieur, enfant, première fois), l’auteure n’approfondit pas le sujet et reste focalisée sur le complexe d’infériorité de Maki envers Hiro. De plus, Maki narre constamment ses états d’âme. Les deux pages bonus anecdotiques transmettent le changement de pensée de l’uke. Aoi sensei introduit assez mal ses flash-back rendant parfois le scénario confus. C’est particulièrement visible sur « Summer vacation » qui propose un triangle amoureux prévisible. « Over drive » sombre dans l’érotisme alors que la relation professeur*élève aurait pu poser des questionnements intéressants. La dernière histoire est toute mignonne avec le seme qui laisse exploser sa passion après s’être retenu pendant longtemps en attendant la majorité de son amant.

Le graphisme de la mangaka est particulier: les visages sont petits mais anguleux, avec des cheveux touffus et méchés. Le traitement des yeux consiste en des traits épais striés, leur donnant un côté un peu vide et inexpressif. Hiro se transforme en wanko. Les décors permettent juste de se situer. L’auteure utilise beaucoup de trames d’ambiance et des angles de vue recherchés mettant en avant la plastique de ses personnages. Elle n’hésite pas à superposer les cases ou à sortir des cadrages. Les scènes érotiques, intenses, semblent un peu brouillon avec des gros plans, des trames et l’absence de traits qui censurent les parties génitales.

En résumé

Never complex / Ce qui doit être là: Maki et Hiro ont grandi ensemble à l’orphelinat. Malgré son QI élevé, Hiro se contente de suivre fidèlement tous les ordres de Maki. Il est simplement heureux d’être à ses côtés et de l’aimer. Mais son ami, qui complexe vis à vis de lui, travaille dur pour réussir. Justement, il obtient un poste en Angleterre…
Over drive: Takizawa Midori est devenu professeur d’arts plastiques en renonçant à ses rêves par amour pour le jeune Tomoki. Mais maintenant, ils sont dans le même lycée…
Summer vacation: Chaque été, Mizuki se rend au centre de vacances Yamaneko et y retrouve ses amis Kazuma et Kôta. Mais l’année dernière, juste avant qu’il ne prenne le train, Kazuma lui a fait une déclaration d’amour. Que va-t-il répondre?
Honey rodeo boys: Ramsey est l’un des meilleurs cow-boys de la ville. Il sort avec Malloy depuis un petit moment cependant le couple n’a jamais dépassé le stade du baiser. Mais aujourd’hui, Malloy fête son anniversaire et devient enfin majeur.

En conclusion

Malgré des histoires à fort potentiel, avec un graphisme plutôt mignon, la mangaka n’approfondit malheureusement pas les questionnements posés et se contente de conclure sur des relations érotiques intenses. De plus, son traitement des flashback et des cadrages ralentissent la lecture et son appréciation.

Please hold like a bouquet – Kinuta Nana

please hold like a bouquet kinuta nana

KINUTA Nana 砧菜々
ISBN: 9782368770467
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796403368 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Des amours maladroits incompris.

Ce recueil de Kinuta Nana sensei est son deuxième manga BL et regroupe deux comédies romantiques et deux romances assez classiques. Des chapitres bonus complètent avec humour et tendresse chaque histoire. Le premier récit met en scène des contradictions sentimentales entre les personnages qui partagent en réalité un amour réciproque. Même si elle manque de réalisme, l’intrigue des bouquets fanés n’est révélée qu’à la fin. La deuxième histoire joue sur les quiproquos et l’incompréhension des sentiments de l’autre. Le troisième récit est beaucoup mieux développé et traite du doute. Le colocataire s’interroge sur sa relation et ses sentiments, influencé par les rumeurs et les jugements portés par les autres sur l’apparence de son amant. Un échange érotique un peu froid permet d’approfondir le malaise du couple. Cependant, l’auteur manque encore de maîtrise scénaristique pour susciter de forts émois aux lecteurs. La dernière histoire s’intéresse à une relation entre un professeur et son élève. Le malaise d’une déclaration, puis l’attente pour pouvoir partager ses sentiments sont bien exprimés mais le format court du récit empêche le développement du sujet.

Le dessin shôjo de la mangaka est classique et mignon. Cependant, les personnages paraissent plus jeunes qu’ils ne le sont. Les seme ont les yeux fins, sont assez masculins. Les uke aux grands yeux sont fins et efféminés. Kinuta sensei semble apprécier les héros à lunettes car ils sont très présents. Les trames d’ambiance et les cadrages esthétiques dominent, chargeant un peu la page. L’autocensure des scènes érotiques est assurée simplement par le choix des angles. Les détails sont totalement absents.

En résumé

Hold me like a bouquet / No limit: Depuis qu’il est devenu président de la société de son père, Haneda Atsushi (24 ans) accumule les erreurs, ayant sous-estimé la difficulté de la tâche. De plus, son secrétaire Yazawa Kazuya, qui se montre froid et sévère, décore toujours le bureau de bouquets de fleurs fanées. Malgré les rumeurs sur son incapacité à diriger, le jeune homme souhaiterait avant tout s’améliorer pour se rapprocher de son secrétaire…
Specific medecine for love / Cherry mouse: De constitution fragile, Hoshina Keita (16 ans) désire ne plus attraper de rhume. Surtout depuis qu’il ressent d’étranges sensations quand son voisin et médecin, Mishima Kôichi (26 ans), l’ausculte. Mais sa sélection pour une compétition d’athlétisme va beaucoup jouer sur son état de santé.
I’m yours / Je ne le permettrai pas! / Quelque chose qui m’intrigue…: Yoshiyuki Kaoru, créateur publicitaire célèbre, est surpris de trouver Akiyama Hiroki (23 ans), son colocataire et amant depuis un an, parmi les chroniqueurs de la revue venus l’interviewer…
Sayonara Sensei / Le repas du soir: Le professeur Yagi sympathise avec l’élève studieux Aoi. Comme le lycéen est souvent livré à lui-même, il prend l’habitude de l’inviter à dîner chez lui.

En conclusion

Des romances classiques agréable à lire graphiquement.