Mon voisin flippant est un oméga – Nikuya Inui

Couverture de Mon voisin flippant est un oméga de Nikuya Inui, éditions Hana

NIKUYA Inui ニクヤ乾
ISBN: 9782382764596
Hana, 2024
ISBN: 9784758025997 (JP)
Ichijinsha, 2023 (JP)
Titre original: コワモテの隣人がΩだった時の対処法
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Ton odeur me fait plus d’effet que les médicaments habituels. »

Nikuya Inui sensei offre une romance entre un revêche oméga entreprenant et un pur alpha innocent. Elle ajoute une note inventive avec le concept d’alpha singulier, qui réagit peu aux phéromones. Par ailleurs, la narration alterne entre les deux héros. Bien que la relation entre les deux étudiants soit d’abord charnelle malgré une attirance mutuelle, leurs sentiments évoluent rapidement. Le caractère des deux héros prend le contrepied des modèles classiques de l’omegaverse. Ainsi, le froid Miyanaga n’hésite pas à se battre pour se défendre tandis qu’Enatsu se montre prévenant et facilement émotif. Sôsuke, l’ami alpha de Kôta, apporte un regard extérieur sur la relation qui se noue entre les deux voisins. L’autrice aborde entre autres le jugement sur l’apparence, l’instinct des alphas et des omégas, la maîtrise de soi et la fidélité. Dans l’histoire bonus, elle met en avant le jeu de provocations qui continue entre les deux amoureux.

La mangaka a un trait anguleux qu’elle simplifie et arrondit dans les passages humoristiques. Elle intègre les explications sur l’omegaverse directement dans le récit. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. Nikuya sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle met souvent en avant la plastique des deux héros, et particulièrement la fine musculature de Miyanaga. Sous la jaquette, elle révèle les coulisses de la création de son histoire.

En résumé

Enatsu Kôta (alpha), étudiant en 1e année à l’université, ne sent pas vraiment les phéromones des omégas. Aussi, ses camarades alphas se moquent souvent de son manque de libido. Pourtant, un jour, il sent l’odeur d’un oméga chez son voisin mais n’ose pas se plaindre car ce dernier l’effraie avec ses tatouages et ses piercings. Mais en sortant de chez lui, il croise son voisin et découvre que Miyanaga Ryûnosuke est en fait un oméga. Voyant la détresse de ce dernier avec ses chaleurs, il lui propose alors d’acheter ses suppresseurs. Mais à son retour, Miyanaga lui saute dessus. En effet, son odeur d’alpha semble plus efficace pour le calmer.

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2024. Nikuya Inui sensei offre une dynamique rafraîchissante dans la relation entre un alpha et un oméga. Malgré un grand nombre de passages sexy, elle développe suffisamment son récit bien que l’évolution des sentiments aillent vite. Par ailleurs, son graphisme est plaisant. J’aime beaucoup le caractère plutôt provocateur de Miyanaga. Une lecture entraînante!

Tadaima, okaeri 5 Jours sans nuages – Ichikawa Ichi

Couverture de Tadaima, okaeri 5 d'Ichikawa Ichi, édité par Hana

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782382765333
Hana, 2025
ISBN: 9784865897791 (JP)
Fusion product, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est sa première dispute avec un copain! »

Ichikawa Ichi sensei continue de développer le quotidien paisible de la famille Fujiyoshi et leurs amis. Ainsi, elle s’attarde d’abord sur l’amitié de Hikari avec Michiru puis le festival universitaire avec Hirai Yûki et Matsuo Tomohiro. D’ailleurs, elle aborde la question de destinée à travers la relation entre alpha et bêta ainsi que la peur constante qui pèse face à une âme sœur. Ainsi, le protecteur Tomohiro exprime facilement son débordement d’amour pour Yûki qui surpasse peu à peu ses difficultés à communiquer. L’arrivée de Shigetomi Taki, l’ex-fiancé de Fujiyoshi Hiromu, permet d’introduire de nouveaux thèmes tels que l’attachement des alphas à un statut, le mariage arrangé, la construction d’une famille. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination et à l’accouplement, mettant en avant la question du consentement de l’alpha et de l’oméga ainsi que le sentiment de possessivité qui en découle. Dans la postface, elle annonce la sortie de l’anime.

La mangaka a un trait épuré plutôt en rondeur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Ichikawa Ichi sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires. Sous la jaquette, elle apporte une anecdote sur l’exposition de la nuque et les morsures dans deux planches. Elle présente également les personnages en début de tome ainsi que les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Fujiyoshi Hikari (alpha) et Mochizuki Michiru (oméga) s’entendent à merveille malgré leurs caractères opposés. Mais au parc, alors que Michi dessinait des glands, il frappe brusquement la main de son ami. Pourtant, Hikaru voulait juste retirer un gland sans cupule. Malheureusement, la pluie interrompt leur première dispute. Les deux enfants arriveront-ils à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2025. Ichikawa Ichi sensei trouve encore des sujets à développer sur son univers pourtant doux et simple. A travers des tranches de vie, elle met en valeur la famille, la communication et l’entraide. Son graphisme agréable retranscrit avec finesse les émotions des personnages. Bien que ce tome soit très épais (274 pages), il se laisse lire d’une traite. Je ne me lasse pas des aventures des Fujiyoshi, Matsuo et Mochizuki. Et j’apprécie cette petite incursion dans le passé de Hiromu et Ogiwara Masaki. Une lecture charmante.

Remnant jujin omegaverse 5 – Hasumi Hana

Couverture de Remnant jujin omegaverse 5 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375063293
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866573816 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Hors de question que je fréquente un oméga… »

Hasumi Hana sensei développe l’histoire de Will, dévoilant par brides son passé mais également de nouvelles facettes de son caractère ambigu. Elle met également en avant le statut des humains bêtas, exploités ou laissés pour compte dans cet univers dominés par les bestials et les humains alphas. L’excentrique revendeur de fourrures, Taron Wordoff (humain alpha), s’avère être un fin manipulateur. Par ailleurs, Will semble fataliste face à l’amour, persuadé que le lien spirituel domine dans une relation. Alors qu’il se montre souvent taquin avec Dahto, il enchaine les quiproquos avec Judas, ses secrets polluant sa relation. Judas, quant à lui, affiche maintenant ouvertement sa possessivité devant ses amis. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination subie par les humains, la peur de l’abandon, la fuite des peines de cœur. A travers Furio, elle installe pour l’instant un amour à sens unique. L’histoire bonus apporte une touche mignonne.

La mangaka a un trait légèrement anguleux et épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, détaillant les ombres, les dégradés, les motifs des tenues chatoyantes ainsi que le pelage des bestials. Comme dans le tome précédent, des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance alternent avec les décors soignés. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes en ne dessinant pas leur contour, leur forme se perdant ainsi dans les trames. Elle joue aussi sur les cadrage pour ne pas montrer les détails. En début de tome, elle explique les particularités de son univers en plus des principes de l’omegaverse et présente succinctement les personnages.

En résumé

Depuis que Tonéria lui a confié une nouvelle mission, Judas (bestial alpha) s’absente souvent longtemps de son domicile. Alors, pour tromper son ennui, Dahto (humain oméga) aide parfois Furio (humain oméga) à l’église. Un jour, Will (humain bêta) lui demande d’aider un de se amis revendeur de fourrures. Mais l’oméga ne s’attendait pas à travailler en tant que mannequin.

En conclusion

Hasumi Hana sensei met en avant Will, abordant la place peu envieuse des bêtas dans cet univers. Elle introduit de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues tout en approfondissant la relation entre Judas et Dahto. Elle maîtrise parfaitement son graphisme, les personnages changeant de tenues ou de coiffures restant immédiatement reconnaissable. Je suis particulièrement heureuse de découvrir l’histoire du bêta qui m’intrigue depuis le début. Hâte de lire la suite! Une lecture titillant la curiosité.

Remnant jujin omegaverse 4 – Hasumi Hana

couverture de Remnant jujin omegaverse 4 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375062876
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866572628 (JP)
Frontier works, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tout pour celui qu’on aime… »

Hasumi Hana sensei consacre ce tome aux révélations et aux retrouvailles entre Dahto et Judas. Elle montre l’évolution du couple qui, contrairement au tome précédent, arrive enfin à partager leurs sentiments réciproques. Ainsi, elle s’intéresse à la construction de la confiance, à la communication au sein d’un couple et à l’acceptation du destin. En effet, l’humain oméga et le bestial alpha font enfin une mise au point sur les malentendus. D’ailleurs, ils obtiennent le soutien de Bella, Will et Furio. Par ailleurs, Baron apporte une note humoristique avec ses remarques parfois piquantes. Tonéria, quant à lui, montre de nouvelles facettes. L’autrice interroge également sur le concept de famille élargie, avec la distance qui s’installe, le vivre ensemble, la préservation de la réputation ainsi que la pression subie par les omégas pour procréer. Elle aborde la peur de perdre l’être aimé et le respect des omégas.

La mangaka a un trait à peine épuré, plutôt anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Ainsi, Baron affiche d’adorables mimiques. Les trames très nombreuses et variées rendent les dégradés et les motifs du pelage. De même, des hachures soulignent les ombres fortes. Les trames d’ambiance renforcent les émotions et alternent avec les décors. D’ailleurs, les paysages semblent parfois inspirés de photographies, reprenant des architectures occidentales. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou des trames sans contour ni forme. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures. Elle précise les spécificités de son univers dans les explications sur l’omegaverse en début de tome.

En résumé

Suite à la disparition de Dahto (humain oméga), Judas (bestial alpha) passe ses nerfs sur Tonéria, le soupçonnant d’être le commanditaire. La condescendance du chef de la famille Siegfried l’exaspère également. Toutefois, Judas commence tout de même à douter. Abandonné au fin fond d’une forêt par ses ravisseurs, Dahto essaie de rejoindre Judas. Mais alors qu’il pensait enfin trouver du secours, une troupe de voyous l’agresse…

En conclusion

Hasumi Hana sensei donne l’impression de conclure son récit pourtant, elle précise dans sa postface avoir d’autres sujets à raconter, pour notre plus grand bonheur. Elle maîtrise le rythme entre les révélations, la tension et les moments romantiques ou paisibles. Par ailleurs, son graphisme est de toute beauté. Je craque complètement pour les bouilles des personnages dans les moments comiques. Une lecture réconfortante!

Last omegaverse – Harekawa Shinta

Couverture de Last omegaverse de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065143
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784801968349 (JP)
Takeshobo, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

« Il y a un siècle de cela, les alphas et les omégas se sont éteints. »

Harekawa Shinta sensei propose un omegaverse avec une note originale: la disparition des alphas et des omégas. Elle interroge sur la différence entre un coup de foudre et l’influence des phéromones et la solitude. Ainsi, elle dépeint les différentes émotions ressenties, en particulier à cause du manque de connaissance sur les seconds genres. Ayase aspire à une vie et à un amour normaux mais doit composer avec les effets de ses chaleurs, devant mentir sur sa condition. Sa sœur, Yôko, se montre en plus trop surprotectrice. Inukai, quant à lui a constamment peur de ne pas contrôler son instinct. Les personnages, blessés par la vie jusqu’à présent, construisent d’abord une relation un peu malsaine mais cherchent à l’équilibrer et à avancer. Ainsi, l’autrice révèle par brides le passé des personnages. Elle aborde la question du destin, de l’acceptation de soi, du doute et de la sincérité des sentiments.

La mangaka a un trait épuré avec des contours plus épais donnant du relief. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes avec des trames légères ou des contours blancs qui s’estompent. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures, offrant presque une scène par chapitre.

En résumé

Les alphas et les omégas ont disparu depuis un siècle déjà. Pourtant, un jour de pluie, le PDG d’une société, Inukai Ryô, croise l’acteur porno gay, Ayase Yûtarô, à un passage piétons. Les deux hommes se sentent irrémédiablement attirés l’un par l’autre et enchaînent ensuite rapidement les rendez-vous. Mais pendant leurs ébats, Ayase qui cache son second genre oméga, s’interrompt brusquement pour prendre des suppresseurs d’urgence. Inukai lui avoue alors être un alpha.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei offre un omegaverse plutôt original, malgré une narration un peu rapide pour tenir en un one-shot. Ainsi, elle développe peu les différents thèmes abordés mais exploite tout de même l’essentiel. En plus, elle analyse avec finesse les émotions des personnages, dévoilant au fur et à mesure leurs petits défauts. Le récit semble ainsi très vivant. Par ailleurs, le graphisme est à la fois fin et agréable. Même si je trouve que ce titre ne restera pas longtemps dans les mémoires, je l’ai apprécié, étant touchée par l’imperfection des personnages. Une lecture attendrissante!

Megumi & Tsugumi 5 – Si Mitsuru

Couverture de Megumi & Tsugumi 5 de Si Mitsuru, éditions Taifu

SI Mitsuru S井ミツル
ISBN: 9782375065280
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784801982437 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Ils se fichent complètement de piétiner nos sentiments. »

Si Mitsuru sensei continue de développer les questions de l’engagement pour l’avenir et de l’entêtement des parents qui décident à la place de leur progéniture. Elle aborde le jugement sur l’apparence ainsi que les différences des classes sociales. Comme dans le tome précédent, elle alterne la narration entre les deux héros. A notre surprise, Tsugumi accepte enfin quelques compromis mais il ne peut s’empêcher de relever des défis. Megumi, quant à lui, arrive de mieux en mieux à anticiper les réactions de son petit ami. Les parents Yamada, Harutsugu et Kuroji, offrent une vision différente de l’éducation comparé à Kokonoe Makoto. D’ailleurs, le directeur d’école a tendance à mélanger ses convictions personnelles avec ses fonctions professionnelles. Ainsi, l’autrice analyse les relations entre parents et enfants adolescents. Avec le collier pour oméga, elle interroge sur le double sens qui de dégage entre afficher sa possession et protéger l’être aimé.

La mangaka a un trait épuré avec des angles plutôt marqués. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées malgré une palette de teinte plutôt restreinte. De même, les trames d’ambiance, plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page classique mais efficace rythme la lecture. Si Mitsuru sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes, ce qui correspond parfaitement à son style général. En fin de chapitre, elle résume un peu l’ambiance avec les personnages en SD. Sous la jaquette, deux planches font suite à la dernière histoire bonus, à lire donc à la fin.

En résumé

Alors que Kokonoe Megumi (alpha) pensait discuter de son avenir avec son père Makoto, ce dernier lui a organisé un rendez-vous avec Inami (alpha). L’étudiant qui hésite à intégrer le lycée Kokonoe a également été piégé par son père. Megumi s’oppose alors courageusement à son géniteur, inspirant aussi Inami qui ose enfin se rebeller. Mais Yamada Tsugumi (oméga) débarque soudain dans le restaurant. Cédant à ses supplications, le père Kokonoe accepte d’écouter enfin son fils et de rencontrer la famille Yamada.

En conclusion

Si Mitsuru sensei maîtrise parfaitement le développement de son récit, décortiquant point par point ses différents sujets. En plus des interrogations autour des principes de l’omegaverse, elle offre une belle comédie romantique. Elle analyse également l’évolution des adolescents ainsi que des parents. Son graphisme reconnaissable est expressif et agréable. Certains lecteurs pourront regretter le changement du style des débuts à cause de la simplification de certains détails. J’apprécie particulièrement ce tome dans lequel les deux amoureux se battent pour faire reconnaître la sincérité de leurs sentiments. Une lecture plaisante!

Laisse-moi te détester 5 – Hijiki

Couverture de Laisse-moi te détester 5 de Hijiki, éditions Taifu

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375065594
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799762912 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Maman, tu as eu peur des chaleurs? »

Hijiki sensei continue de développer la gestion de la vie de famille avec plusieurs enfants. Ainsi, elle s’intéresse à la jalousie, le rapprochement en douceur, l’accompagnement nécessaire des parents et le sentiment de responsabilité de l’aînée. Hazuki et Shizuku s’impliquent beaucoup plus pour aider Naoto. D’ailleurs, le père gâteux apporte beaucoup d’humour avec ses réactions exagérées. Le faible écart d’âge entre Minato et Aoi permet d’aborder de nouveaux sujets. Comme dans le tome précédent, l’importance des confidents est mise en avant, en particulier lors d’un premier amour. Le professeur Asanaga se confronte à la discrimination dans sa classe mais se montre plutôt pédagogue. A travers Kasamoto Daiki, l’autrice aborde les difficultés rencontrées lors d’un coming out de second genre, l’inquiétude des parents d’enfants omégas, l’influence des parents sur la diffusion des clichés sur les omégas. Elle montre également une réaction totalement différente avec le réservé Riku, face aux remarques blessantes.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques, alternent avec les décors. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, Hijiki sensei censure les parties intimes avec un cache blanc. En début de tome, elle donne les explications sur l’omegaverse. Par ailleurs, sous la jaquette, il y a la postface.

En résumé

Depuis qu’Aoi, le petit dernier de la famille Tsuchiya, est à la maison, Minato a du mal avec son petit frère qui accapare sa mère. Shizuku (alpha), quant à elle, aide au mieux Naoto (oméga). Toutefois, Hazuki (alpha) remarque leur épuisement et leur propose d’aller se reposer chez la mère de Naoto un week-end pendant qu’il garde Aoi et Minato…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2024. Hijiki sensei bonifie à chaque tome son récit en développant différents sujets suivant la croissance des enfants. Elle offre une tranche de vie familiale, oscillant entre moments tendres et comiques, et quelques scènes érotiques. Même les personnages secondaires sont attachants. Son graphisme très expressif propose une grande variété de physionomies. J’aime beaucoup la relation qui se construit entre Daiki et Shizuku. Une lecture pleine de tendresse.

Love shuttle 3 – Aeju

Couverture de Love shuttle 3 d'Aeju, éditions Nao Studio publishing

Aeju
ISBN: 9782487899018
Nao studio publishing, 2025
Lezhin, 2019 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Comment vont-ils gérer cette nouvelle épreuve? »

Aeju s’intéresse à l’évolution de la relation entre Doyun et Taehan, en particulier sous l’influence de leurs phéromones ainsi que leur cohabitation. Ainsi, malgré une grande compatibilité sexuelle, les deux hommes analysent calmement leurs sentiments avant de les confirmer, respectant le rythme de l’autre. Doyun, beaucoup trop fier, s’avère plus honnête lorsqu’il dort. Pour un oméga, il assume sa libido et se montre entreprenant. A l’opposé, bien qu’alpha, le patient Taehan est prévenant, à l’écoute de son partenaire et redoute de perdre le contrôle durant son rut. D’ailleurs, l’autrice détaille les risques des relations durant le rut et les chaleurs, avec les accès de violence et l’influence de l’instinct. Avec le couple entre Dojun et Jinyoung, elle aborde une relation entre alphas, déconstruisant encore les principes classiques de l’omegaverse. Alors que le médecin a un côté sadique typique des alphas dominants, l’agent immobilier bourré de complexes montre involontairement ses faiblesses.

Aeju a un trait anguleux légèrement épuré, avec un contour plus épais qui donne du relief. Dans les passages humoristiques, elle exagère les expressions, tout en simplifiant son trait. Les couleurs réalistes détaillent les ombres et les dégradés. Par ailleurs, les décors alternent avec les couleurs d’ambiance parfois accompagnées de trames plus graphiques. Par contre, un fond sépia indique les flash-back. La mise en page classique propose toutefois quelques agencements plus dynamiques qui oublient complètement le format vertical d’origine. D’ailleurs, la lecture est fluide, avec des angles de vue très variés même durant une simple discussion. Comme dans le tome précédent, la manhwaga ne censure pas les scènes érotiques. Au début du tome, il y a des explications sur l’omegaverse et de succinctes présentations des personnages.

En résumé

Jung Taehan (alpha) propose à Lee Doyun (oméga) de vivre avec lui car ses phéromones l’aident à se stabiliser. Bien que l’oméga soit enchanté par la proposition, il se montre hésitant, trop fier pour l’admettre. Il remarque toutefois que l’alpha est encore plus nerveux que lui.

En conclusion

Aeju conclut cette première saison sur un débordement de sentiments. Elle offre en bonus les aventures d’un couple secondaire alpha x alpha. Ses personnages déconstruisent les principes de l’omegaverse, surprenant constamment. Le graphisme met en avant la plastique des personnages mais également transcrit avec dextérité les moments comiques par des expressions exagérées. J’adore toujours autant. Si vous aimez les omegaverse sexy, foncez! Une lecture excitante.

Arima veut devenir un oméga! 2 – Fujita Cafeco

Couverture de Arima veut devenir un oméga 2 de Fujita Cafeco, éditions Hana

FUJITA Cafeco 藤田カフェコ
ISBN: 9782382765227
Hana, 2025
ISBN: 9784832292222 (JP)
Houbunsha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Si ça se trouve avec mon corps bizarre je ne pourrai pas avoir de deuxième enfant. »

Fujita Cafeco sensei continue d’interroger sur la relation alpha*alpha et d’analyser la construction d’un couple. Avec l’introduction de Hayato, gynécologue obstétricien, elle aborde de nouveaux sujets comme les problèmes de fertilité et la « procréation médicalement assistée ». Elle analyse également à travers Arima et Ayumu, la dure gestion des effets secondaires ainsi que la pression qui s’installe. Par ailleurs, le passé de Kôki permet de mieux comprendre sa vision un peu idyllique de la vie de famille. Kudô Makoto (oméga) continue d’apporter un peu de tendresse en jouant la baby-sitter. Le couple discute dès qu’un malaise s’installe, développant un amour sincère. Ainsi, l’autrice met en avant la communication au sein du couple en s’appuyant sur des thèmes classiques de l’omegaverse comme les chaleurs et la perte de contrôle à cause des phéromones. Elle s’intéresse aussi à l’acceptation de soi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, elle ajoute des touches mignonnes avec les bouilles d’Ayumu. Les trames équilibrées ont une teinte à dominante claire. Les trames d’ambiance, discrètes mais plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Fujita sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Chaque matin, Ayumu pleure lorsque ses parents le déposent à la maternelle. Izumi Kôki (alpha) et Nijô Arima (alpha) profitent alors de leur intimité pour se rapprocher. Comme Kôki remarque que les chaleurs de son époux sont en retard, il lui propose de consulter le médecin. D’ailleurs, Arima serait heureux d’avoir un second enfant. Malheureusement, à cause d’un déséquilibre avec ses hormones d’alpha, sa fertilité baisse. Mais en apprenant qu’Izumi Hayato, le frère aîné de Kôki, travaille sur un nouveau médicament provoquant les chaleurs, il se porte volontaire…

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2024. Fujita Cafeco sensei aborde des sujets d’actualités malgré un univers omegaverse, analysant avec finesse les émotions de ses personnages. Son graphisme est toujours aussi efficace. Malgré la surprise à la fin du récit, je la trouve prévisible mais la conclusion fait tout de même plaisir. Un titre qui touchera plus certains lecteurs que d’autres selon leur sensibilité. Une lecture divertissante que je recommande principalement aux fans du genre.

Love is an illusion 4 – Fargo

couverture de Love is an illusion 4 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883433
Kbooks, 2025
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Alpha dominants, Bêta neutres et Oméga soumis. Une hiérarchie prête à se transformer sous les coups du destin? »

Fargo développe l’histoire de Heesoo et Dojoon, s’intéressant à la relation entre alpha et bêta. Ainsi, elle aborde la peur de l’engagement suite à un premier échec, l’écart d’âge, le doute persistant à cause de l’absence des phéromones. Elle questionne également sur le jugement extérieur et la pression familiale en introduisant Lee Chowon, un oméga dominant manipulateur, possessif et maladivement jaloux. Dojoon et Heesoo affrontent quelques épreuves qui les font évoluer. Les deux hommes communiquent de mieux en mieux, consolidant leur relation. Ainsi l’alpha devient plus prévenant tandis que le bêta accepte honnêtement ses sentiments. Par ailleurs, l’autrice continue de nous amuser avec les chamailleries entre Kim Hyesung et Park Dojin, interrogeant sur le mariage. Elle offre quelques tranches de vie du couple sur des sujets plus légers développés en quelques chapitres comme la gestion de l’absence du partenaire, le scandale, la sensualité d’un bronzage.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle exagère les expressions. Byul apporte une note mignonne. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Comme dans le tome précédent, la manhwaga propose quelques pages couleurs aux tons plutôt réalistes. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par un cache blanc mais offre tout de même des coupes intérieures détaillées. En fin de tome, elle narre quelques anecdotes amusantes en quelques planches. Au début du tome se trouve les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Park Dojoon (alpha) a compris que Yoon Heesoo (bêta) était en réalité inexpérimenté. Depuis, il regrette amèrement de ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Alors quand Heesoo l’invite au restaurant et se saoule pour se donner du courage, Dojoon accepte volontiers de retenter l’expérience, bien décidé à satisfaire enfin le jeune bêta.

En conclusion

Fargo continue de nous divertir avec l’histoire d’un nouveau couple, abordant ainsi d’autres sujets. Elle bouleverse la hiérarchie de l’omegaverse classique avec des personnages aux caractères forts et marqués. Les chamailleries de Dojin et Hyesung détendent un peu l’atmosphère. J’aime particulièrement le graphisme très expressif de la manhwaga. Une lecture passionnante!