J’en peux plus, Sensei! 1 – Kashima Chiaki

j en peux plus sensei 1 kashima chiaki
KASHIMA Chiaki 嘉島ちあき
ISBN: 9782382760215
Hana, 2021
ISBN: 9784832291287 (JP)
Houbunsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Jusqu’où aller pour produire le meilleur manga boy’s love?

Kashima Chiaki sensei interroge sur l’essence-même du BL. Elle s’intéresse aux différences avec le shôjo, à la place de l’homme dans l’édition de ce genre considéré comme féminin. Elle revisite également quelques clichés. Ainsi, Masumi, tout en s’investissant dans son travail, se pose des questions sur la différence entre couple hétérosexuel et homosexuel. Il analyse constamment ses propres sentiments naissants face au mangaka impassible. Par ailleurs, l’auteure installe une dynamique intéressante avec un jeu de séduction ardu entre un uke entreprenant et un seme prévenant. Elle met également en évidence l’importance de l’amour et de la romance dans un récit BL. De même, elle dépeint une relation plutôt consentie qui se développe dans la discussion, l’explication et l’expérimentation. Le chapitre bonus s’attarde sur d’âpres négociations amusantes.

La mangaka a un trait épuré au premier abord simple mais efficace. Elle le simplifie davantage dans les passages humoristiques. De même, elle renforce l’humour avec les trames d’ambiance. L’utilisation des autres trames est plutôt équilibrée. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. J’apprécie particulièrement le jeu de la double vision avec une case scindée en deux représentant d’une part le fantasme et d’autre part la réalité. Kashima sensei censure à peine les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes et joue sur les cadrages, privilégiant la sensualité des images.

En résumé

Shishiô Masumi, qui travaillait pour un magazine shôjo, a été transféré à la section boy’s love du département éditorial Kaen. Bien qu’il ait encore du mal à comprendre le concept et les attentes du public, sa supérieure Aoyama lui confie des dôjinshi pour repérer de nouvelles auteures. Le travail de Miss Akina, en particulier la précision de son graphisme des attributs masculins, retient l’attention du jeune éditeur et il lui donne donc rendez-vous. A sa surprise, un jeune commercial en costume se présente à lui: Akiba Satoru accepte alors de réaliser un premier manga. Mais un jour, il l’appelle, gêné. Ayant besoin d’un modèle pour dessiner, il lui demande de jouer les mannequins. Et les deux hommes se retrouvent donc dans un love hotel

En conclusion

Ce spin-off de Akihabara fall in love présente la romance du frère d’Ayumu. Une histoire mignonne avec des personnages tellement attachants. L’auteure pointe du doigt les stéréotypes sur le BL avec pertinence et invite les lecteurs du genre à s’interroger un peu sur leur passion. J’apprécie particulièrement de voir Shishiô s’interroger sur son orientation sexuelle. Du pur bonheur!

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