Mon voisin flippant est un oméga – Nikuya Inui

Couverture de Mon voisin flippant est un oméga de Nikuya Inui, éditions Hana

NIKUYA Inui ニクヤ乾
ISBN: 9782382764596
Hana, 2024
ISBN: 9784758025997 (JP)
Ichijinsha, 2023 (JP)
Titre original: コワモテの隣人がΩだった時の対処法
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Ton odeur me fait plus d’effet que les médicaments habituels. »

Nikuya Inui sensei offre une romance entre un revêche oméga entreprenant et un pur alpha innocent. Elle ajoute une note inventive avec le concept d’alpha singulier, qui réagit peu aux phéromones. Par ailleurs, la narration alterne entre les deux héros. Bien que la relation entre les deux étudiants soit d’abord charnelle malgré une attirance mutuelle, leurs sentiments évoluent rapidement. Le caractère des deux héros prend le contrepied des modèles classiques de l’omegaverse. Ainsi, le froid Miyanaga n’hésite pas à se battre pour se défendre tandis qu’Enatsu se montre prévenant et facilement émotif. Sôsuke, l’ami alpha de Kôta, apporte un regard extérieur sur la relation qui se noue entre les deux voisins. L’autrice aborde entre autres le jugement sur l’apparence, l’instinct des alphas et des omégas, la maîtrise de soi et la fidélité. Dans l’histoire bonus, elle met en avant le jeu de provocations qui continue entre les deux amoureux.

La mangaka a un trait anguleux qu’elle simplifie et arrondit dans les passages humoristiques. Elle intègre les explications sur l’omegaverse directement dans le récit. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. Nikuya sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle met souvent en avant la plastique des deux héros, et particulièrement la fine musculature de Miyanaga. Sous la jaquette, elle révèle les coulisses de la création de son histoire.

En résumé

Enatsu Kôta (alpha), étudiant en 1e année à l’université, ne sent pas vraiment les phéromones des omégas. Aussi, ses camarades alphas se moquent souvent de son manque de libido. Pourtant, un jour, il sent l’odeur d’un oméga chez son voisin mais n’ose pas se plaindre car ce dernier l’effraie avec ses tatouages et ses piercings. Mais en sortant de chez lui, il croise son voisin et découvre que Miyanaga Ryûnosuke est en fait un oméga. Voyant la détresse de ce dernier avec ses chaleurs, il lui propose alors d’acheter ses suppresseurs. Mais à son retour, Miyanaga lui saute dessus. En effet, son odeur d’alpha semble plus efficace pour le calmer.

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2024. Nikuya Inui sensei offre une dynamique rafraîchissante dans la relation entre un alpha et un oméga. Malgré un grand nombre de passages sexy, elle développe suffisamment son récit bien que l’évolution des sentiments aillent vite. Par ailleurs, son graphisme est plaisant. J’aime beaucoup le caractère plutôt provocateur de Miyanaga. Une lecture entraînante!

Shinjuku 69 heaven 1 – Unohana

Couverture de Shinjuku 69 heaven 1 d'Unohana, édité par Taifu

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375065754
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784910526522 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Pas à l’intérieur de la maison. Je ne mélange pas vie privée et vie professionnelle.

Unohana sensei propose un jeu d’amour particulier, confrontant le monde de la prostitution à celui de la presse à tendance voyeuriste. Elle s’intéresse à la cohabitation, la différence entre image publique et réalité. Ainsi, elle révèle par brides le passé de Keita et de Hiromu. En plus d’une grande compatibilité sexuelle, les deux hommes se découvrent petit à petit, réalisant leur attirance mutuelle. D’ailleurs, Kutani s’interroge sur sa propre sexualité tandis que Sakuma affiche deux personnalités totalement différentes entre son travail de jour et celui de nuit. Malgré les tensions, les deux hommes jouent une parfaite harmonie pour le projet. Deux étudiants streameurs, Ninomiya et Sengen, apportent un regard extérieur sur le couple en intégrant le projet. Ainsi, la scénariste aborde la difficulté à séparer privé et travail, l’influence des accidents de la vie. Elle met en avant les risques de la prostitution à travers le client sado-masochiste Sawaki Keita.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux, au contour parfois dédoublé. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors soignés situent principalement l’action. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Unohana sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Toutefois, elle propose presque une scène par chapitre.

En résumé

L’écrivain Kutani Keita (33 ans) écrit des articles sur les établissements de prostitution à Kabukichô après les avoir testés. Alors qu’il essaie pour la première fois un établissement de prostitution gay proposant des massages, il tombe rapidement sous le charme de Sakuma Hiromu. Alors que le journaliste pensait ne plus jamais le rencontrer, le prostitué devient par hasard son colocataire. En effet, les deux hommes participent au projet journalistique d’un magazine féminin dans lequel ils doivent cohabiter pendant trois mois tout en accomplissant des missions.

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleur manga profond au Chill chill BL award 2025. A noter qu’Unohana est un duo de mangaka. La scénariste offre une approche intéressante avec le projet journalistique rappelant les concepts des téléréalités. Par ailleurs, elle alterne avec dextérité la tension, la romance et les scènes sexy. Le graphisme immédiatement reconnaissable de la mangaka est très expressif. J’aime beaucoup l’ambiance du récit ainsi que la relation qui se tisse entre les deux hommes. Une lecture captivante!

Tadaima, okaeri 5 Jours sans nuages – Ichikawa Ichi

Couverture de Tadaima, okaeri 5 d'Ichikawa Ichi, édité par Hana

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782382765333
Hana, 2025
ISBN: 9784865897791 (JP)
Fusion product, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est sa première dispute avec un copain! »

Ichikawa Ichi sensei continue de développer le quotidien paisible de la famille Fujiyoshi et leurs amis. Ainsi, elle s’attarde d’abord sur l’amitié de Hikari avec Michiru puis le festival universitaire avec Hirai Yûki et Matsuo Tomohiro. D’ailleurs, elle aborde la question de destinée à travers la relation entre alpha et bêta ainsi que la peur constante qui pèse face à une âme sœur. Ainsi, le protecteur Tomohiro exprime facilement son débordement d’amour pour Yûki qui surpasse peu à peu ses difficultés à communiquer. L’arrivée de Shigetomi Taki, l’ex-fiancé de Fujiyoshi Hiromu, permet d’introduire de nouveaux thèmes tels que l’attachement des alphas à un statut, le mariage arrangé, la construction d’une famille. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination et à l’accouplement, mettant en avant la question du consentement de l’alpha et de l’oméga ainsi que le sentiment de possessivité qui en découle. Dans la postface, elle annonce la sortie de l’anime.

La mangaka a un trait épuré plutôt en rondeur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Ichikawa Ichi sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires. Sous la jaquette, elle apporte une anecdote sur l’exposition de la nuque et les morsures dans deux planches. Elle présente également les personnages en début de tome ainsi que les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Fujiyoshi Hikari (alpha) et Mochizuki Michiru (oméga) s’entendent à merveille malgré leurs caractères opposés. Mais au parc, alors que Michi dessinait des glands, il frappe brusquement la main de son ami. Pourtant, Hikaru voulait juste retirer un gland sans cupule. Malheureusement, la pluie interrompt leur première dispute. Les deux enfants arriveront-ils à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2025. Ichikawa Ichi sensei trouve encore des sujets à développer sur son univers pourtant doux et simple. A travers des tranches de vie, elle met en valeur la famille, la communication et l’entraide. Son graphisme agréable retranscrit avec finesse les émotions des personnages. Bien que ce tome soit très épais (274 pages), il se laisse lire d’une traite. Je ne me lasse pas des aventures des Fujiyoshi, Matsuo et Mochizuki. Et j’apprécie cette petite incursion dans le passé de Hiromu et Ogiwara Masaki. Une lecture charmante.

Queutard légendaire VS Cul d’acier 3 – Totofumi

Couverture de Queutard légendaire VS Cul d'acier 3 de Totofumi, éditions Taifu

Totofumi ととふみ
ISBN: 9782375065235
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799765043 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Mikagura… Encore. Remets-la-moi encore une fois sans capote. »

Totofumi sensei confronte Mikagura et Sena à la jalousie et la possessivité. Elle s’intéresse à la question des rapports non protégés, violents dans une relation déjà installée ainsi qu’à la gestion des remords et regrets. Elle aborde donc le manque de confiance, l’importance du consentement surtout lors d’une prise de risque. L’introduction du premier chapitre de ce tome résume succinctement le tome précédent. Par ailleurs, le job d’été d’Iori en tant que mannequin permet d’introduire de nouveaux sujets comme le piston, la gestion de la notoriété, le coming out public et l’influence des médias. Le playboy de l’Ouest, Yomogi Heizô (22 ans), et la mannequin lycéenne, Sakihana Sakura, apportent tension et humour. L’autrice continue de mettre en avant le soutien bienveillant des amis, de la famille mais également de la proviseure adjointe. Elle offre un bonus très sexy mettant en avant la douceur nécessaire dans un rapport sans capote.

La mangaka a un trait anguleux au contour plus épais qui donne ainsi du relief. Néanmoins, elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, renforçant par ailleurs les ombres par des hachures. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les décors soignés apparaissent sur les plans larges. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Totofumi sensei ne censure pas les scènes érotiques sauf celles violentes, sans réel consentement. Dans ce cas, elle ajoute un cache blanc sur les parties intimes. Elle offre également des coupes intérieures mais s’attarde surtout sur les sensations de ses personnages. Sous la jaquette, il y a une présentation des personnages. A la fin des chapitres, un dessin apporte une anecdote amusante. A la fin du tome, on découvre les coulisses de l’enregistrement du drama CD au format manga.

En résumé

Les classes de Mikagura Iori et Sena Minami sont en voyage scolaire à Nara. Mais étant dans des classes différentes, ils ne peuvent pas trop se fréquenter. D’ailleurs, la proviseure adjointe Yoshiko veille à ce que les élèves respectent strictement les règles. Toutefois, le Queutard légendaire espère profiter de leur journée libre pour faire une sortie en amoureux. Mais au sanctuaire Yomogi, connu pour porter chance en amour, Cul d’acier attire l’attention d’un garçon…

En conclusion

Totofumi sensei surprend avec une scène au consentement gris mais gère très bien la suite, mettant en avant justement les risques et la violence. Elle maîtrise parfaitement l’alternance entre tension , érotisme et moments comiques ou tendres. Par ailleurs, son graphisme met en avant la plastique des personnages ainsi que les détails de leurs émotions. J’aime beaucoup la bienveillance de l’entourage de Mikagura et Sena. Je trouve également le couple trop craquant avec leur libido débordante. Une lecture entraînante!

Hirano et Kagiura 3 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 3 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312688
Editions Akata, 2025
ISBN: 9784046811424 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je donnerai tout ce que j’ai! »

Harusono Shou sensei analyse la complexité de la relation qui s’installe entre Kagiura et Hirano, entre espoir et souffrance. Elle s’attarde maintenant sur les interrogations de l’aîné surprotecteur. Elle installe une dynamique entraînante entre les deux lycéens, Kagi s’exprimant franchement et sans filtres, recadré sans cesse par son colocataire. D’ailleurs, Hirano prend conscience de son attachement particulier. Malgré des objectifs différents, les deux amis s’entraident et se motivent mutuellement. Ainsi, leur complicité déconcerte leurs amis, entre autre Hanzawa et Ao Ichinose, ancien colocataire de Hirano. De même, Niibashi continue d’être le confident d’Akira. L’autrice met en avant le soutien entre bon et mauvais élève. Elle joue encore sur les situations BL mais casse immédiatement l’ambiance romantique, en particulier avec le thème de la Saint-Valentin. Par ailleurs, elle consacre une des histoire bonus à Sasaki et Miyano.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Harusono sensei offre deux illustrations amusantes sous la jaquette. Elle présente également le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre. Il y a même un diptyque pour les chapitres de la Saint Valentin. Le sommaire montre que le récit se développe seulement sur une période d’un mois.

En résumé

Pour continuer à partager leur chambre à l’internat, Hirano Taiga et Kagiura Akira doivent obtenir de bons résultats lors des prochains examens. Malheureusement, Kagi n’étant pas bien classé, il redouble d’efforts pour améliorer ses résultats. Mais Hirano s’interroge de plus en plus sur ses sentiments envers son cadet, conscient de trop le couver…

En conclusion

Harusono Shou sensei installe une nouvelle dynamique entre Hirano et Kagiura, analysant leurs sentiments tout en les confrontant aux regards extérieurs. Elle joue constamment sur la tension entre eux, plongeant les lecteurices dans l’expectative. Son graphisme est agréable. Je craque complètement pour le couple. J’adore voir Kagi se faire recadrer mais pourtant récidiver sans cesse, négociant constamment. Une lecture amusante!

Remnant jujin omegaverse 5 – Hasumi Hana

Couverture de Remnant jujin omegaverse 5 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375063293
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866573816 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Hors de question que je fréquente un oméga… »

Hasumi Hana sensei développe l’histoire de Will, dévoilant par brides son passé mais également de nouvelles facettes de son caractère ambigu. Elle met également en avant le statut des humains bêtas, exploités ou laissés pour compte dans cet univers dominés par les bestials et les humains alphas. L’excentrique revendeur de fourrures, Taron Wordoff (humain alpha), s’avère être un fin manipulateur. Par ailleurs, Will semble fataliste face à l’amour, persuadé que le lien spirituel domine dans une relation. Alors qu’il se montre souvent taquin avec Dahto, il enchaine les quiproquos avec Judas, ses secrets polluant sa relation. Judas, quant à lui, affiche maintenant ouvertement sa possessivité devant ses amis. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination subie par les humains, la peur de l’abandon, la fuite des peines de cœur. A travers Furio, elle installe pour l’instant un amour à sens unique. L’histoire bonus apporte une touche mignonne.

La mangaka a un trait légèrement anguleux et épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, détaillant les ombres, les dégradés, les motifs des tenues chatoyantes ainsi que le pelage des bestials. Comme dans le tome précédent, des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance alternent avec les décors soignés. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes en ne dessinant pas leur contour, leur forme se perdant ainsi dans les trames. Elle joue aussi sur les cadrage pour ne pas montrer les détails. En début de tome, elle explique les particularités de son univers en plus des principes de l’omegaverse et présente succinctement les personnages.

En résumé

Depuis que Tonéria lui a confié une nouvelle mission, Judas (bestial alpha) s’absente souvent longtemps de son domicile. Alors, pour tromper son ennui, Dahto (humain oméga) aide parfois Furio (humain oméga) à l’église. Un jour, Will (humain bêta) lui demande d’aider un de se amis revendeur de fourrures. Mais l’oméga ne s’attendait pas à travailler en tant que mannequin.

En conclusion

Hasumi Hana sensei met en avant Will, abordant la place peu envieuse des bêtas dans cet univers. Elle introduit de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues tout en approfondissant la relation entre Judas et Dahto. Elle maîtrise parfaitement son graphisme, les personnages changeant de tenues ou de coiffures restant immédiatement reconnaissable. Je suis particulièrement heureuse de découvrir l’histoire du bêta qui m’intrigue depuis le début. Hâte de lire la suite! Une lecture titillant la curiosité.

Hidamari ga kikoeru 8 Au fil des saisons 3 – Fumino Yuki

Couverture de Hidamari ga kikoeru 8 de Fumino Yuki, éditions Hana

FUMINO Yuki 文乃ゆき
ISBN: 9782382765357
Hana, 2025
ISBN: 9784829686973 (JP)
France shoin, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je veux que tu fasses ce que tu es capable de faire. »

Fumino Yuki sensei continue de mettre en avant les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans le milieu professionnel, dénonçant les préjugés. Comme dans le tome précédent, elle montre comment les quiproquos polluent la compréhension, en particulier avec Itsutani. Elle détaille également le programme « challenged » en s’intéressant à d’autres handicaps ainsi qu’à la prise en charge des personnes de retour de longue maladie. En effet, Kôhei se met lui-même des barrières tandis qu’Igarashi Keita n’accepte pas son handicap. Takahashi s’avère être un manipulateur et un calculateur, n’hésitant pas à pousser dans leurs retranchements ses employés pour les faire bouger. Ainsi, l’autrice s’intéresse aux sentiments d’infériorité et de culpabilité ressentis face aux efforts souvent demandés. Elle aborde également les préjugés sur l’homosexualité avec un malaise qui s’installe entre Sudô et Taichi. D’ailleurs, Sagawa prend de plus en plus d’initiatives pour réconforter son petit ami. Les histoires bonus apportent des anecdotes amusantes.

La mangaka a un trait légèrement épuré mais doux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère également les expressions. Elle utilise de nombreuses trames avec des tons clairs dominants. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est simplement dynamique. Sous la jaquette, Fumino sensei offre deux planches qui font le lien avec la couverture mais qui apporte également une anecdote sur la fin du chapitre 13.

En résumé

Après avoir raccompagné Sagawa Taichi, Sugihara Kôhei lui vole un baiser avant de partir. Pris en stage chez Bart, il se confronte dès le premier jour à des difficultés. En effet, il doit travailler avec Itsutani, temporairement responsable des cartes de visites aux ressources humaines. Ce dernier exige que Kôhei note l’intégralité de ses explications. Est-ce du harcèlement moral? Ou bien y a-t-il une toute autre raison?

En conclusion

Fumino Yuki sensei continue d’analyser en détail ses différents thèmes, consacrant ce tome principalement au monde du travail. Elle introduit de nouveaux personnages intéressants, relançant ainsi la dynamique de son récit. Son graphisme doux arrive toutefois à transcrire avec précision les émotions des personnages. Je craque complètement pour Itsutani, appréciant son caractère et son aspect bourru. J’attends d’ailleurs de découvrir comment se construira sa relation avec Kôhei. Par ailleurs, les éditions Hana ont proposé deux magnifiques coffrets pour ce tome. Au choix, le tome en édition limitée avec 2 auto-collants, 8 cartes postales et un poster ou un coffret collector pouvant contenir les 8 premiers tomes, accompagné d’un poster, d’une planche de sticker, un stand acrylique et 16 ex-libris. J’ai d’ailleurs craqué pour ce dernier. Une lecture passionnante!

Therapy game restart 5 – Hinohara Meguru

Couverture de Therapy game restart 5 de Hinohara Meguru, éditions Taifu

HINOHARA Meguru 日ノ原巡
ISBN: 9782375065761
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784403669385 (JP)
Shinshokan, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Si je m’étais attendu à trouver Minato dans cette tenue! »

Hinohara Meguru sensei s’intéresse au travestissement en général, abordant le jugement extérieur et les différentes réactions. De même, à travers Minato et le.a vétérinaire Akira, elle interroge sur la ressemblance entre fils et mère, leurs complexes et leur manque de confiance en soi. Comme dans le tome précédent, elle montre également les techniques du travail photographique. Mito Itsuki dévoile de nouvelles facettes, se montrant parfois égoïste, possessif et sans gêne. Il est pourtant de bon conseil pour son frère. D’ailleurs, la cohabitation des deux fratries exacerbe leurs différences de caractères ainsi que leur gestion différente de leur frustration sexuelle. Ikushima Shôhei, quant à lui, apporte une note d’humour. Par ailleurs, l’autrice relance la question de l’engagement et la cohabitation, Minato décidant de reprendre enfin sa vie en main. Elle aborde aussi la notion de famille au sens large. Ainsi, elle joue sur les quiproquos.

La mangaka a un trait anguleux légèrement épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle transforme parfois Shizuma en wanko. Son style graphique se reconnaît facilement, en particulier avec les oreilles pointues. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés s’estompent souvent autour des personnages pour ne pas surcharger. La mise en page très dynamique met en valeur l’esthétique des personnages. Hinohara sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle décompose les mouvements et les réactions des préliminaires, donnant ainsi une touche très sensuelle. Elle intègre certaines illustrations en début de chapitre directement au récit. Il y a des fiches sur les deux couples principaux en début de tome.

En résumé

Comme Mito Minato a oublié l’anniversaire d’Ikushima Shizuma, la patronne du bar propose au vétérinaire d’assister au shooting. Les filles du bar lui organisent même un repas le soir. Mais Minato étant encore débordé, Miyako demande alors à Shizuma d’apporter son dîner au photographe. Toutefois, une belle surprise l’attend…

En conclusion

Ce tome se classe treizième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Hinohara Meguru sensei arrive constamment à relancer son récit tout en faisant avancer tranquillement les romances. Elle approfondit les thèmes tout en nous divertissant entre moments comiques et sensualité. Son magnifique graphisme met en valeur la plastique des personnages. Je craque complètement pour les fratries Ikushima et Mito. Et puis quel plaisir de découvrir un peu mieux les filles du bar. Une lecture entraînante!

Hirano et Kagiura 2 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 2 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312671
Akata, 2025
ISBN: 9784046805522 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Quitte à ce qu’on soit en coloc, j’aimerais qu’il passe un bon moment! »

Harusono Shou sensei nous surprend constamment en jouant sur les quiproquos. D’ailleurs, elle reprend les situations clichées des romances pour les détourner brusquement, oscillant constamment entre suspense et humour. Comme dans le tome précédent, elle analyse l’évolution des sentiments des personnages. Ainsi, Kagiura réfléchit un peu plus à son attirance pour son colocataire qui ressemble beaucoup plus à de la possessivité. De même, bien que conscient que son comportement surprotecteur crée des malentendus, Hirano refuse de laisser le malaise s’installer. Niibashi et Hanzawa Masato apportent également un regard extérieur en s’interrogeant sur la nature de la relation de leurs amis. Par ailleurs, à travers la relation des parents de Kagi, l’autrice montre différentes complicités dans une relation amoureuse. Elle partage aussi le quotidien de l’internat ainsi que les relations variées qui se créent. Dans les histoires bonus, elle offre des anecdotes amusantes.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page est dynamique. Sous la jaquette, Harusono sensei offre une petite histoire en deux planches à lire à la fin, reprenant directement la suite du chapitre 10. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent avec quelques indices sur le récit à venir.

En résumé

Lors d’une sortie à deux, Kagiura déclare ses sentiments à Hirano au détour d’une conversation. Mais son colocataire a mal compris la situation. Alors Kagi confie sa peine à son camarade de classe, Niibashi Jûya, qui lui donne quelques conseils. Mais avec la préparation de la fête de Noël au dortoir, difficile d’aborder à nouveau le sujet…

En conclusion

Harusono Shou sensei joue au yoyo avec les émotions des lecteurices. En effet, elle oscille constamment entre romance, humour et surprise, faisant d’abord avancer rapidement la relation pour ensuite reculer brusquement, jouant sur les quiproquos. Ainsi, elle peut analyser en finesse les sentiments de Kagiura et Hirano tout en les comparant à d’autres relations complices. Son graphisme facilement reconnaissable colle parfaitement au style du récit, en particulier les bouilles comiques. J’aime beaucoup le revirement de ce tome suite à la déclaration « ratée » ainsi que l’ambiance qui règne dans le dortoir. Une lecture entraînante!

Hirano et Kagiura 1 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 1 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312664
Akata, 2024
ISBN: 9784040657806 (JP)
Kadokawa, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je suis si reconnaissant de t’avoir rencontré… »

Harusono Shou sensei reprend directement la suite du roman. Elle s’intéresse particulièrement à la colocation et à l’évolution d’une forte amitié en sentiment amoureux. Ainsi, elle alterne la narration entre les deux lycéens. En effet, Hirano aime prendre soin de son cadet tandis que Kagiura apprécie de devenir le centre d’attention de son colocataire. Leurs échanges flirtent souvent avec les situations et les clichés des BL, jouant sur les ambiguïtés. Niibashi Jûya apporte une note d’humour avec ses réactions face aux confidences de Kagi tandis que Sasaki et Hanzawa Masato nous amusent par leurs interventions. L’autrice reprend les classiques des romances lycéennes, avec ici le voyage scolaire de Hirano ainsi que les réflexions sur leur avenir. Elle fait avancer plus rapidement les sentiments des personnages mais crée la surprise avec des quiproquos inattendus.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, avec un contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle pense souvent à dessiner les réactions amusantes des personnages au second plan. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance souvent graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir et une trame grise recouvre également ces vignettes. La mise en page est dynamique. Sous la jaquette, Harusono sensei donne la chronologie entre la série Sasaki et Miyano et ce spin-off. Elle offre aussi une planche amusante avec Hanzawa. Par ailleurs, le sommaire avec les mois permet de se repérer plus facilement. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages. En fin de tome se trouvent des fiches sur les personnages.

En résumé

Hirano Taiga (17 ans) et Kagiura Akira (15 ans) sont colocataires à l’internat depuis déjà six mois. Hirano a pris l’habitude de prendre soin de son cadet et a remarqué son attachement. Kagiura, quant à lui, ose faire de plus en plus de caprices, nourrissant un amour secret pour son camarade. Ainsi, tous deux apprécient leur quotidien…

En conclusion

Bien que Harusono Shou sensei continue le roman, le manga peut être lu indépendamment. En effet, elle intègre habilement les points importants de ses autres séries liées, permettant de comprendre l’essentiel des références. D’ailleurs, elle fait intervenir les autres personnages avec naturel. Le graphisme est très expressif et les personnages affichent souvent des bouilles trop mignonnes. J’apprécie de découvrir l’histoire de ces deux lycéens. Une lecture incontournable pour les grands fans de Sasaki et Miyano aussi touchante et amusante.