Allégeance sous les cerisiers – Fukiya Furo

allegeance sous les cerisiers fukiya furo

FUKIYA Furo 吹屋フロ
ISBN: 9782368776841
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784864570961 (JP)
Julian, 2014 (JP)
Titre original: 桜花咎の契
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Les aventures de Minamoto no Yoshitsune et Benkei d’un point de vue BL.

Dans ce one-shot, Fukiya Furo sensei nous emmène au XIIe siècle, en plein conflit entre les Taira et les Minamoto. Dans sa postface, elle dit s’être inspirée du Dit des Heike (平家物語 Heike monogatari) et des pièces de . Ainsi, en suivant la mise en place du shogunat de Kamakura, l’histoire se concentre sur certains passages historiques forts de la guerre de Genpei (1180-1185), tout en incluant une part fantastique du récit comme la formation de Yoshitsune par des tengu. L’auteure décrit également la vie dans les temples où certains moines entretenaient des relations charnelles avec leurs disciples. Elle propose quatre couples principalement influencés par leurs relations légendaires entre grands guerriers et vassaux. L’héroïsme et le folklore sont mis en avant. Le chapitre bonus s’intéresse à Taira no Tsunemasa.

Le graphisme de la mangaka est assez anguleux mais charmant. Elle fournit un travail soigné sur les décors et les costumes d’époque; de même, elle détaille les petits gestes et les regards. L’action est bien rendue. Les trames servent principalement à la colorisation et à l’ombrage. Les cadrages sont dynamiques même si le découpage restent plutôt classique. Les scènes érotiques sont vite expédiées.

En résumé

L’île aux démons: Ariou se rend sur l’île où son maître, le moine Shunken, a été exilé, banni par les Taira. Mais ce dernier, touché par la folie, oscille entre violence et tendresse…
Minamoto no Yoshitsune et le tengu de Kurama / Yoshitsune et Yoritomo / Yoshitsune prend la mer: Lors d’un hanami, le tengu de Kurama enlève le jeune Ushiwakamaru qui n’hésite pas à lui répondre. Ce jeune Minamoto, destiné à devenir moine, rêve de se venger des Taira qui ont tué ses parents. Le yôkai lui confie alors l’épée légendaire de Bishamonten. Quelques années plus tard, celui qui deviendra Minamoto Kurou Yoshitsune défait le moine guerrier Musashibo Benkei qui collectionne les armes. Ce dernier devint alors son fidèle vassal et l’accompagne dans le soutien de la révolte du prince Minamoto no Yoritomo.
Le son mélodieux de Seizan: Taira no Tsunemasa, en formation auprès du moine Gyoukei, adore jouer de son biwa Seizan…

En conclusion

On se laisse facilement prendre par le récit, particulièrement si l’on apprécie cette époque. Les relations homosexuelles sont anecdotiques et ne gênent pas l’histoire. Par contre, la fresque historique étant résumée à certains passages, elle peut paraître décousue pour les non-initiés. J’adore particulièrement la version de l’auteure du tengu.

Ma raison de vivre – Kasai Uka

ma raison de vivre kasai uka

KASAI Uka カサイウカ
ISBN: 9782368776896
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784775527863 (JP)
Oakla, 2018 (JP)
Titre original: 例えば雨が降ったなら
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

A la recherche de son premier amour adolescent à 45 ans.

Dans ce one-shot, Kasai Uka sensei présente les retrouvailles entre deux quarantenaires qui avaient partagé un amour platonique au lycée. Plongé dans une situation critique, le naïf Kuga se raccroche à la vie en cherchant à se racheter d’une faute commise lorsqu’il était lycéen. Mais en côtoyant Mitsuru, il découvrira la face cachée de son premier amour que les années et les épreuves ont marqué. Alors que l’auteure joue sur les non-dits et s’applique à décrire avec pudeur les sentiments des personnages, elle reste dans une approche légèrement nostalgique. Cependant, en ne s’attardant pas sur les détails du passé et en restant dans l’univers descriptif de la vie quotidienne du club de strip-tease, on ressent un sentiment d’inachevé en terminant la lecture de ce tome. Sous la jaquette, l’auteure promet dans sa postface, de développer un peu plus le passé et le futur du couple.

Le style graphique de la mangaka est plutôt réaliste, avec des carrures viriles et des visages burinés anguleux qui marque bien l’âge. Mitsuru, ancien ikemen, conserve un certain charme. Les trames d’ambiance se font discrètes, Kasai sensei privilégiant les décors et les contrastes noir et blanc. Elle s’attarde également sur les gestes du quotidien. Ses cadrages, au service de la lecture, conservent un découpage plutôt classique. La pluie, très présente, fait écho au titre japonais « Par exemple, si la pluie était tombée ». Les illustrations en début de chapitre suivent l’évolution des sentiments des deux héros. Il y a peu de scènes érotiques, résumées à quelques cases. Une illustration amusante complète la postface sous la jaquette. La couverture a obtenu la dix-septième place au classement du Chill Chill BL award 2019.

En résumé

Kuga Tatsuhiko (45 ans) a tout perdu: son associé s’est enfui avec l’argent de l’entreprise et sa femme l’a quitté. Ruiné, il hésite à mettre fin à ses jours en sautant du toit d’un immeuble. La faim le ramène à la raison et en cherchant un souvenir heureux, il se rappelle de son premier amour: Handa Mitsuru. Il demande alors à son ami détective Harisawa de le retrouver. Deux semaines plus tard, il retrouve Kijima Mitsuru dans un club de strip-tease

En conclusion

Alors que le titre japonais insère de la poésie, le choix du titre français colle parfaitement à l’histoire. En effet, les deux héros blessés par la vie vont trouver une raison de vivre dans cet amour nimbé de regrets. Cependant, Kuga semble bien pur pour un homme d’âge mûr! Dommage que la conclusion soit si ouverte.

Twittering birds never fly 1 – Yoneda Kou

twittering birds never fly 1 yoneda kou

Yoneda Kou ヨネダコウ
ISBN: 9782351807682
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784813030133 (JP)
Taiyohtosho, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Un yakuza débauché qui ne désire pas être aimé par celui qu’il aime. Le masochisme jusqu’au bout!

Yoneda Kou sensei présente une histoire d’amour dans le milieu de la mafia japonaise, avec un yakuza masochiste et son garde du corps impuissant. Le ton est réaliste. L’auteure maîtrise parfaitement son scénario et la relation amoureuse semble n’être qu’un détail. Elle se concentre surtout sur le psyché de ses personnages. La narration est faite du point de vue de Yashiro. Le passé est révélé au compte goutte: pour Dômeki, l’arrivée de sa sœur permet d’introduire l’essentiel alors que l’enfance de Yashiro occupe un chapitre à part entière. Ce premier tome met surtout en place les protagonistes.

La mangaka utilise un découpage cinématographique. L’équilibre des décors et la maîtrise des trames de coloration et d’ombre permettent d’ancrer facilement les scènes dans le temps et l’espace. Les traits fins sont assez réalistes: les hommes ont différentes carrures. Tous les genres sont représentés, tous les âges. Certains yakuza ont vraiment une tête antipathique ou patibulaire. La censure se fait par abstraction de détails. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène les personnages avec un oiseau.

En résumé

Don’t say gold: Yashiro cherche à recruter Kuga (22 ans), un jeune chien fou qui est en train de massacrer ses hommes. Il le laisse chez son ami d’enfance et médecin Kageyama (36 ans). Mais l’homme fétichiste des cicatrices et brûlures est peu à peu attiré par le jeune homme.
Twittering birds never fly: Yashiro est le boss du clan Shinsai. Ce yakuza masochiste dépravé, embauche comme garde du corps Dômeki Chikara (25 ans), un homme taciturne impuissant.
A la dérive,sans couler, sans un cri: Au lycée, Yashiro cache ses bleus sous des manches longues même en été. Mais dans sa classe, Kageyama n’arrête pas de lui offrir des sparadraps. Une amitié se développe entre les deux lycéens solitaires: Yashiro satisfaisant sa libido masochiste avec des hommes peu recommandables et Kageyama, fétichiste des cicatrices…

En conclusion

Pour l’instant, la mise en place de l’histoire permet surtout de repérer les différents liens entre les personnages, spécifiquement la relation ambigüe entre Yashiro et Kageyama. Ce tome a obtenu la première place bien méritée du meilleur manga au Chill Chill BL award 2014.

Loveism – Amagi Reno

loveism amagi reno

AMAGI Reno 天城れの
ISBN: 9782368771778
Boy’s love, 2015
ISBN: 9784796405171 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Titre original: 片想イズム
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

La douleur d’un amour à sens unique confrontée au bonheur de la cohabitation.

Amagi Reno sensei offre un one-shot où le développement de l’histoire d’amour prime sur l’humour habituel. A part certaines situations rocambolesques, comme par exemple Kento qui finit à la rue, trop endetté pour rembourser son prêt étudiant et aider ses parents devenus chômeurs, le scénario respecte sur le fond un certain réalisme. La narration est faite du point de vue d’Amano. Jouant sur un triangle amoureux entre quatre personnes, l’auteur interroge sur la vie en couple et l’amour à sens unique. Même ses personnages secondaires dégagent de la prestance et sont attachants. Alors que le seme au caractère passif est soumis au capricieux architecte, l’intervention du couple de Kawaguri Shinichirô et Senju Akitoshi permettra à leur relation d’évoluer.

Le graphisme de la mangaka est moins anguleux qu’à son habitude. Les traits qui se sont assouplis donnent une certaine douceur aux physiques des personnages. Pour les passages humoristiques, les personnages se transforment en adorables SD. L’équilibre entre les trames d’ambiance et les décors permettent d’aérer les planches. La mise en page est au service de l’histoire et les cadrages augmentent la fluidité de la lecture. La censure semble presque absente car Amagi sensei joue tout simplement sur les cadrages et la suppression de quelques lignes ou l’utilisation d’un tramage assez sombre uni. Les illustrations de début de chapitre présentent le quotidien du couple.

En résumé

Depuis le lycée, Amano Kento est amoureux de son senpai Momo Ryôsuke, mais ce dernier se refuse à une relation suivie et couche avec n’importe qui. Quelques années plus tard, affamé et sans logis, l’étudiant endetté est recueilli par le bel architecte à condition de devenir son serviteur…

En conclusion

Amano avec les joues toujours rougissantes est tellement mignon! Bien que le manga commence sur une scène torride, le scénario délaisse vite l’érotisme pour se concentrer sur la vie à deux. Et à la fin de la lecture, nous retiendrons cette phrase qui conclut parfaitement : « ça divise la tristesse, et ça multiplie le bonheur » !

Mes habitudes avec mon petit ami 2 – Sakurabi Hashigo

mes habitudes avec mon petit ami 2 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782368774526
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784812487877 (JP)
Takeshobo, 2014 (JP)
Titre original: 年下彼氏の恋愛管理癖 2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Un toutou veut être constamment gâté par son maître!

Sakurabi Hashigo sensei dresse divers obstacles devant ses trois couples filant le parfait amour. L’apparition d’autres personnages étonnants comme un lycéen tordu, un PDG pervers, entraîne le récit dans un délire humoristique, prétexte pour déclencher facilement des scènes érotiques. Les protagonistes s’interrogent sur leurs sentiments et leurs fantasmes. « Mes habitudes avec mon petit ami » est découpé en deux chapitres abordant respectivement les pensées d’Izumi puis celles de Satoshi. Par contre, « Me vouer au sadisme pour toi » est narré uniquement du point de vue de Kuramoto. En fin de récit, des fiches présentent les personnages secondaires. L’histoire bonus réunit les trois couples dans un ryokan. Sous la jaquette, une illustration avec Nasir Rushdie Muflis, le garde du corps de Red, et la suite de la conversation entre Rintarô et Anjô, qui s’avère lui aussi peu vigilant, concluent avec humour ce tome.

Les traits des visages se sont légèrement adoucis. Les cheveux n’ont pas de reflets mais le travail sur les mèches permet de donner du volume. Ainsi, la mangaka n’abuse pas des trames qui servent principalement à colorer ou ombrer. La mise en page est plus fluide, facilitant ainsi la lecture. L’auteur n’hésite pas à employer des déformations et des simplifications pour les passages comiques. Elle utilise des angles plus explicites pour les scènes érotiques mais s’évertue à cacher les détails.

En résumé

Mes habitudes avec mon petit ami: Momosaki Rintarô, bien que lycéen, est un adepte du bondage, et prend plaisir à séduire les femmes mariées. Ayant oublié ses clefs, sa sœur Koume lui propose de les récupérer auprès d’Onozuka Satoshi. Hirasaka Izumi étant pris entre ses études et les concours, Onocchi essaie de se débrouiller seul mais n’étant pas assez sur ses gardes, il se fait piéger par le lycéen qui a craqué sur lui…
Donnez-moi la main, mon prince: Tachibana Mineo file le parfait amour avec Redouane Safoua Ilyas et tente de se justifier auprès d’Izumi et Satoshi des photos de cosplay assez osé du prince…
Me vouer au sadisme pour toi: Misumi Kyôya est de plus en plus quémandeur des faveurs punitives de son manager sadique. Mais Kuramoto Yûji souhaite que l’acteur ne confonde pas sa dévotion au travail avec de l’amour.

En conclusion

Dommage que les uke, d’abord entreprenants et avides, redeviennent vite passifs pendant l’acte. Cela casse un peu l’originalité du scénario. Par contre, j’aimerais tant voir l’histoire entre l’insolent Rintarô avec le professeur Takao! Ce tome a tout de même obtenu la onzième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2015.

Mes habitudes avec mon petit ami 1 – Sakurabi Hashigo

Couverture de Mes habitudes avec mon petit ami 1 de Sakurabi Hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782368774519
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784812483473 (JP)
Takeshobo, 2013 (JP)
Titre original: 年下彼氏の恋愛管理癖 1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Occupez-vous seulement de moi, maître!

Sakurabi Hashigo sensei offre, pour son premier manga relié, sa propre vision du rôle des uke et seme. Ses personnages sont attachants, avec des psychologies un peu extrêmes: Onozuka est tellement passif qu’il attire les harceleurs, Misumi confond masochisme et soumission. L’uke peut être entreprenant, obsédé, aguicheur et le seme doux, manipulé. Ainsi, les dialogues sont parfois crus. Les couples se forment vite et la mise en scène présente quelques tranches de leur vie. L’université fait le lien entre les protagonistes. Les trois histoires bonus en fin de tome traitent avec humour le même thème pour chacun des couples.

Le style graphique de la mangaka est assez anguleux: des visages ovales, des nez pointus, des yeux fins avec de simples pupilles. Utilisant peu de trames d’ambiance, les décors sont très présents. Le choix des angles et des cadrages sont originaux, dynamisant la mise en page. Cependant, la présence de beaucoup d’onomatopées rend parfois l’image brouillon. Surtout pendant les scènes érotiques où la censure se fait par des gros plans, des simplifications de traits et des hachures blanches cachant les organes génitaux. Sous la jaquette, une illustration et une histoire d’une page présentent avec humour une suite d’un des chapitres.

En résumé

Mes habitudes avec mon petit ami: Etudiant en architecture, Hirasaka Izumi a pris l’habitude de nourrir et prendre soin de l’apathique Onozuka Satoshi, comme un maître veille sur son toutou. Le chercheur stagiaire toujours dans la lune a tendance à attirer les harceleurs qui profitent de sa passivité. Mais lorsque Izumi voit son ami sortir débraillé du bureau du professeur Anjô Takao, il laisse exploser sa frustration.
Donnez-moi la main, mon prince: Mineo Tachibana, fan d’idoles, est désigné pour guider le prince Redouane Safoua Ilyas à l’université. Il découvre qu’ils ont beaucoup de points en commun.
Me vouer au sadisme pour toi: L’acteur Misumi Kyôya n’obtient que des rôles de sadiques alors qu’il a tendance à être masochiste. Son manager Kuramoto Yûji se dévoue pour qu’il réussisse à s’investir dans ses rôles…

En conclusion

L’univers de Sakurabi Hashigo sensei est assez délirant. Comme dans les manga de Kano Shiuko sensei et Fujisaki Kô sensei, le rôle de l’uke légèrement différent des poncifs donnent un ton plus original. Ce titre a obtenu la dixième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2014.

My rumspringa – Azuma Kaya

my rumspringa azuma kaya

AZUMA Kaya 吾妻香夜
ISBN: 9782368776506
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784778124274 (JP)
Shinkosha, 2018 (JP)
Titre original: ラムスプリンガの情景
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Une romance entre un amish et un gigolo.

Dans ce one-shot, Azuma Kaya sensei narre une romance entre deux personnes de cultures complètement différentes. Durant les six mois de liberté accordée à Théodore, le lecteur suit avec humour et tendresse cette belle histoire d’amour entre initiation à certains plaisirs de la vie pour Théodore et réflexions sur ses complexes pour Oswald. Les deux héros apprennent à se connaître, tombent amoureux tout en découvrant réciproquement leur culture. Les quelques obstacles qui se dresseront devant leur amour viendront renforcer leurs sentiments. L’histoire commence par la fin avec les pensées de Théodore. Ce titre a obtenu la 3ème place au classement des meilleurs mangas du Chill chill BL awards 2019.

La mangaka utilise un graphisme plutôt classique, avec des visages rougissants et des traits simplifiés dans les moments humoristiques. Le style des personnages est varié. Les décors sont suffisamment présents. Les trames d’ambiance se font assez rares, donnant un aspect passablement réaliste au récit. Les cadrages sont dynamiques mais conservent une structure assez classique. Théo possède des bouilles craquantes, et se transforme parfois en wanko. Les scènes érotiques sont censurées par le choix des angles et des hachures blanches sur les parties trop sensibles.

En résumé

Années 80 en Pennsylvanie. Oswald Carter (27 ans), qui a renoncé à percer comme danseur à Broadway, travaille dans un bar et arrondit ses fins de mois en se prostituant. Son patron lui demande de s’occuper d’un jeune qui reste planté dans un coin sans consommer. Le prenant pour un client personnel, il découvre sa méprise en discutant un peu plus avec le naïf Théodore Sullivan (20 ans) une fois dans le lit. Cet amish fait son rumspringa qui lui permet de découvrir le monde moderne pendant une durée déterminée.

En conclusion

On se laisse facilement transporter par cette tendre romance, même si certaines situations sont plutôt clichées.

Adult Privilege – Fuduki Atsuyo

adult privilege fuduki atsuyo

FUDUKI Atsuyo 文月あつよ
ISBN: 9782368770672
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402149 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Des uke à lunettes rattrapés par l’amour!

Dans ce recueil de Fuduki Atsuyo sensei, les hommes fuient l’amour dans trois histoires différentes. Le premier récit développé sur plusieurs chapitres dénote avec le reste du volume et s’intéresse au traumatisme de Niiyama qui se retrouve piégé par son propre jeu de séduction. La seconde histoire joue sur le fétichisme des lunettes, avec une version du point de vue de Sôta puis celui de Haruka. Les exagérations et les situations improbables apportent des moments humoristiques. Le dernier récit conte les aventures de taille-crayons et de crayons humanisés.

La mangaka utilise un style graphique classique, avec des visages ovales, plutôt longs. Les yeux ne sont pas trop grands mais sont très expressifs. Un certain équilibre entre les trames et les décors n’empêche pas une forte utilisation des trames d’ambiance. De plus, les décors sont assez simples. Une illustration à chaque fin d’histoire met en scène les personnages super-deformed dans une situation amusante. L’auteur simplifie les traits et les déformations dans les moments humoristiques. Pour les scènes érotiques, elle évite tout simplement les détails.

En résumé

Coward ice / Adult privilege / Happiness: Arata, de son vrai nom Niiyama Yoshiyuki (32 ans), simple salaryman, se contente d’une vie frivole en prenant plaisir dans la vie. Il cumule les aventures d’un soir ou les sex friends et essaie de séduire le sérieux barman Odakura qui lui plaît vraiment. Mais dès qu’une relation devient sérieuse, il fuit.
Opposite love / DATEglasses=DAMEglasses: Au club universitaire de recherches sur les lunettes, Suzuki Sôta utilise des lunettes uniquement pour le style. A la recherche de nouveaux membres, il jette son dévolu sur Wase Haruka, un étudiant qui porte des lunettes « ringardes » mais qu’il trouve trop mignon!
Une histoire d’amour sans couleur: Le crayon Blanc s’inquiète de ne pas trouver le taille-crayon Kezuru. Ce dernier « un peu bête, petit et inutile » est ramené par le chat Bernardine. En effet, le petit taille-crayon a tendance à se perdre, et il a été emporté par le chaton joueur Gorôsaburô. Alors qu’il se fait vanner, seul Blanc semble adorer les petits défauts de Kezuru. Mais il a peu de contact car étant peu utilisé, il ne peut réclamer de maintenance…

En conclusion

Des histoires sans prétention, divertissantes et tendres avec un graphisme plaisant. Dommage qu’il reste un goût d’inachevé!

Good-bye my princess lolita – Konjiki Runa

good-bye my princess lolita konjiki runa

KONJIKI Runa 紺色ルナ
ISBN: 9782368770450
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796403729 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Rester froid envers celui qu’on aime, tomber de plus en plus amoureux et en souffrir…

Dans ce recueil, Konjiki Runa sensei offre trois romances d’une agréable douceur. A cause du format court, elle applique des sauts scénaristiques mais reste compréhensible. Elle joue sur quelques fantasmes de fujoshi comme le travestissement, un seme habillé en fille, un couple semeseme et un côté bromance. La dernière histoire tranche un peu avec le reste du tome, avec un ton plus nostalgique. Les relations amoureuses sont tendres. Le premier récit interroge sur l’évolution d’une relation entre frères, avec le plus jeune qui se travestit depuis l’enfance. Narrée du point de vue de Haru, cette histoire courte ne permet pas d’approfondir la relation et l’histoire bonus donne juste une situation comique avec des jeux érotiques. « New door » met en scène deux seme qui tombent amoureux, du point de vue de Kanbe. L’auteur joue sur les tensions et les regards. Le dernier récit présente le point de vue d’Aoi qui a du mal à s’ouvrir à un nouvel amour suite à un deuil.

Le graphisme de la mangaka utilise les codes du shôjo, avec des traits très fins, des visages ronds, des touffes de cheveux et des corps sveltes. Ses seme et uke ont tendance à se ressembler et se distingue par leur coupe de cheveux. Elle utilise beaucoup de trames d’ambiance. Cependant, les décors permettent de situer immédiatement les scènes. Les cadrages, bien que simples, restent dynamiques. Les scènes érotiques sont dessinées de loin et évitent les détails.

En résumé

Good-bye my princess lolita / La princesse après ça: Haruki rejette l’idée que son père veuf se remarie et fuit la maison. Mais en rencontrant Yuki au parc, il accepte de protéger cette jolie fille qui entrera dans sa famille. En réalité Yukinari est un garçon qui se travestit pour faire plaisir à sa mère. Devenu mannequin féminin, il s’inquiète du récent rejet de son frère devenu mangaka
New door: Les responsables éditoriaux Kanbe et Kosaka sont gay, dominants et s’entendent bien, ayant les mêmes goûts pour les hommes. Appelés en renfort par une mangaka qui n’a plus d’assistant, ils se rapprochent…
Au creux de tes mains: Mashiro Aoi entretenait une relation fusionnel avec Rei, son frère par alliance, bien que leurs parents se disputaient sans cesse. Suite au décès de son aîné, il reste à l’écart mais sympathise avec Kuroda, un redoublant dans sa classe. La voix de ce dernier l’apaisant, il s’endort chaque midi avec son ami, rêvant de Rei. Mais son nouvel ami lui déclare ses sentiments…

En conclusion

Le graphisme emballe avec douceur ces trois romances qui nous font passer un agréable moment. Mais seule les grands romantiques tomberont complètement sous le charme.

Master & foolish dog – Shimada Hisami

master and foolish dog shimada hisami

SHIMADA Hisami 嶋田尚未
ISBN: 9782368770429
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796403511 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Romances à la clinique vétérinaire Kusaka.

Shimada Hisami sensei propose une comédie romantique avec deux couples dans une clinique vétérinaire. Masato adore les chiens et compare son amant à différentes races canines. Quant à Kusaka qui adore les chats, il traite son petit ami comme un félin. Alors que la première histoire est narrée du point de vue du vétérinaire Shinomiya, le second récit partage les sentiments du lycéen Shion, qui malgré son jeune âge paraît parfois plus mature que son aimé. L’humour prime et laisse place aux fantasmes de fujoshi avec des costumes, des oreilles et quelques jeux érotiques.

Le style graphique de la mangaka est du pure style shôjo classique. Elle utilise beaucoup les déformations, les mimiques mignonnes. Les décors sont peu présents; l’auteur privilégie l’usage des trames d’ambiance et de coloration. Certaines pages semblent blanches. Ses cadrages sont assez dynamiques mais la position assez statique des personnages ne met pas en valeur les actions. La censure évite les détails dans les scènes érotiques, en s’éloignant ou en ne dessinant tout simplement pas les parties génitales.

En résumé

Master and foolish dog / Sensei et le zizi bêbête: Shinomiya Masato est un excellent vétérinaire mais les animaux ne l’aiment pas. Il croise par hasard un jeune homme prêt à sauter d’un pont: Higuchi Nanase a raté le concours de vétérinaire. Comme l’étudiant a le don d’attirer tous les animaux qui l’entourent pendant leur discussion, Masato le sermonne pour lui faire comprendre la chance qu’il a avant de le laisser. Deux ans plus tard, Nanase est devenu le nouvel assistant de la clinique et ne lâche pas son mentor…
Veterinarian and selfish cat: Kamiyama Shion, vexé par les mensonges de ses parents et de son voisin, décide de se venger des adultes en s’inscrivant à un site de rencontre. En se faisant passer pour une fille, il obtient un rendez-vous avec Kusaka. Bien que la soirée se déroule bien, il fuit après avoir révélé son arnaque lorsque le vétérinaire tente de l’embrasser. Le lendemain, le lycéen trouve un chat blessé et l’emmène à la clinique Kusaka. Et le voilà à travailler pour payer les frais de l’intervention…

En conclusion

Une comédie romantique simplement divertissante, avec quelques jeux érotiques pimentant la relation.