Love is an illusion 5 – Fargo

Couverture de Love is an illusion 5 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883440
Kbooks, 2025
Lezhin, (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Entre doutes, révélations et nouveaux départs, chacun apprend qu’aimer, ce n’est pas seulement choisir l’autre… »

Fargo s’intéresse à l’impact des rumeurs sur une célébrité. Elle aborde également la question de l’infertilité, du désir de grossesse et le regret maternel. A travers Byul, elle montre les difficultés d’un couple pour préserver un peu d’intimité ainsi que la différence des liens qui se construisent entre l’enfant et chacun de ses parents. Avec la reprise d’études, Hyesung ressent fortement le poids d’une vie familiale. Par ailleurs l’introduction de nouveaux personnages permet de développer d’autres sujets. Yoon Heesoo (bêta) apporte une note comique en jouant les nounous. D’ailleurs, sa relation avec Dojoon (alpha) interroge sur la gestion du rut et la surprotection. L’autrice développe également la romance pour l’instant instable d’un autre couple: le fils de bonne famille Lee Chowon (oméga), qui souffle le chaud et le froid, avec le prévenant serveur et étudiant Kyungsoo (bêta). Ainsi, elle questionne sur l’amour obsessionnel, le divorce, la rejet de la famille.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Comme dans le tome précédent, le volume est majoritairement en noir et blanc. Il y a toute de même quelques pages couleurs aux tons sobres. Par ailleurs, les décors, qui apportent une touche réaliste, apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Des explications succinctes sur l’omegaverse se trouvent en début de tome.

En résumé

Kim Hyesung (oméga) supporte mal la tempête médiatique autour de la rumeur d’infidélité de Park Dojin (alpha), répandue par Jaewoo. Alors que Dojin boudait, persuadé que son mari lui était indifférent, il le trouve en larmes à la maison devant leur fils Byul…

En conclusion

Fargo propose différents points de vue sur un même sujet en les développant à travers différents couples: alpha*oméga, alpha*bêta, bêta*oméga. Ainsi, elle pousse jusqu’aux limites les clichés de l’omegaverse en s’intéressant principalement aux réactions mais surtout à l’évolution des sentiments. Son graphisme très expressif permet de se passer de longs dialogues. En effet, en un regard, les lecteurices devinent immédiatement à quoi pensent les protagonistes. J’aime beaucoup le couple de Dojoon et Heesoo. Et j’espère que Kyungsoo trouvera le bonheur. Une lecture touchante!

Tadaima, okaeri 5 Jours sans nuages – Ichikawa Ichi

Couverture de Tadaima, okaeri 5 d'Ichikawa Ichi, édité par Hana

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782382765333
Hana, 2025
ISBN: 9784865897791 (JP)
Fusion product, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est sa première dispute avec un copain! »

Ichikawa Ichi sensei continue de développer le quotidien paisible de la famille Fujiyoshi et leurs amis. Ainsi, elle s’attarde d’abord sur l’amitié de Hikari avec Michiru puis le festival universitaire avec Hirai Yûki et Matsuo Tomohiro. D’ailleurs, elle aborde la question de destinée à travers la relation entre alpha et bêta ainsi que la peur constante qui pèse face à une âme sœur. Ainsi, le protecteur Tomohiro exprime facilement son débordement d’amour pour Yûki qui surpasse peu à peu ses difficultés à communiquer. L’arrivée de Shigetomi Taki, l’ex-fiancé de Fujiyoshi Hiromu, permet d’introduire de nouveaux thèmes tels que l’attachement des alphas à un statut, le mariage arrangé, la construction d’une famille. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination et à l’accouplement, mettant en avant la question du consentement de l’alpha et de l’oméga ainsi que le sentiment de possessivité qui en découle. Dans la postface, elle annonce la sortie de l’anime.

La mangaka a un trait épuré plutôt en rondeur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Ichikawa Ichi sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires. Sous la jaquette, elle apporte une anecdote sur l’exposition de la nuque et les morsures dans deux planches. Elle présente également les personnages en début de tome ainsi que les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Fujiyoshi Hikari (alpha) et Mochizuki Michiru (oméga) s’entendent à merveille malgré leurs caractères opposés. Mais au parc, alors que Michi dessinait des glands, il frappe brusquement la main de son ami. Pourtant, Hikaru voulait juste retirer un gland sans cupule. Malheureusement, la pluie interrompt leur première dispute. Les deux enfants arriveront-ils à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2025. Ichikawa Ichi sensei trouve encore des sujets à développer sur son univers pourtant doux et simple. A travers des tranches de vie, elle met en valeur la famille, la communication et l’entraide. Son graphisme agréable retranscrit avec finesse les émotions des personnages. Bien que ce tome soit très épais (274 pages), il se laisse lire d’une traite. Je ne me lasse pas des aventures des Fujiyoshi, Matsuo et Mochizuki. Et j’apprécie cette petite incursion dans le passé de Hiromu et Ogiwara Masaki. Une lecture charmante.

New York New York 2 – Ragawa Marimo

Couverture de New York New York 2 de Ragawa Marimo, éditions Panini

RAGAWA Marimo 羅川真里茂
ISBN: 9791039134132
Panini, 2025
ISBN: 9784592884293 (JP)
Hakusensha, 2003 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Kain, je suis… au comble du bonheur. »

Ragawa Marimo sensei nous plonge dans une enquête policière sur les traces d’un tueur en série, Joey Kline. Elle met en avant les procédures policières, les tensions entre sections mais également, à travers Luna Pittsburg, les remarques souvent misogynes. Par ailleurs, elle montre la pression des médias ainsi que des rumeurs. Ainsi, Kain devient de plus en plus réactif aux remarques homophobes. Il évolue et affronte les difficultés également grâce au soutien de sa mère, Aida Walker. Le caractère instable de Joey se dévoile au fil des chapitres. D’ailleurs, le développement des victimes permet de ressentir encore plus l’impuissance face au déferlement de violence du tueur. L’autrice aborde aussi l’homoparentalité avec l’adoption d’Erica. Alors que la narration se basait sur Kain, elle donne le point de vue de la fillette dans le dernier chapitre. Par ailleurs, elle reboucle sur le premier tome avec le journaliste Matthew Ryan.

La mangaka a un trait légèrement épuré au contour parfois dédoublé. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des morphologies plutôt carrées, caractéristique de son style graphique. Les trames équilibrées sont tout de même très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors soignés situent principalement l’action. Par ailleurs, la mise en page dynamique reprend les codes du shôjo manga. Dans les scènes érotiques, Ragawa sensei joue sur les angles de vue et les cadrages pour ne pas montrer les parties intimes. Elle offre des fiches personnages succinctes en début de tome. Un vernis sélectif apporte de la douceur et du relief à la couverture.

En résumé

Mel Frederics et Kain Walker décident de se marier même si cela reste officieux. A leur surprise, Brian Berg, le chef de Kain, assiste à la cérémonie tandis que JB et les collègues de Mel célèbrent l’évènement chez les jeunes mariés. D’ailleurs, le lendemain, les deux amoureux continuent de rester sur leur petit nuage de bonheur. Toutefois, en rentrant le soir, Kain découvre que Mel a disparu…

En conclusion

Ragawa Marimo sensei propose une approche plutôt réaliste. Elle alterne action, enquête, tension, jouant constamment avec les émotions des lecteurices, entre espoir et désespoir. Elle continue en parallèle à dénoncer l’homophobie de l’époque à travers d’autres thèmes. Son graphisme reconnaissable s’adapte parfaitement aux ambiances. Bien que je connaisse déjà l’histoire dans son intégralité, je stressais quand même durant l’enquête et mes larmes ont naturellement coulé à la fin. Les commentaires des intervenants apportent en plus un autre regard intéressant sur le récit. Ne passez pas à côté de ce chef d’œuvre! Une lecture à lire absolument.

Fermeture de Coolmic 1

Décidément, les plateformes numériques de mangas ont la vie dure en France! Disponible depuis 2019, Coolmic a fermé son service français le 27 novembre 2025. Certes, il n’y avait pas de communication sur les nouveautés. Et le découpage en vignettes des mangas pour correspondre au scrolling n’était pas forcément attrayant. Pourtant, la plateforme proposait un catalogue très varié de teens’love et BL, dont pour certains de mangaka célèbres. Certains boys’love sont même classés au Chill chill BL award. Toutefois, le choix des traductions des titres, parfois plus racoleurs que les originaux japonais, ont sûrement freiné quelques lecteurs. Pour ma part, je lisais beaucoup de séries BL. D’ailleurs, trop impatiente pour attendre les chapitres, j’achète même certains tomes en numérique en japonais sur une autre plateforme, Cmoa. J’avais déjà chroniqué Secrètement amoureux de Hosoya, d’Ike Reibun. Je vous présente d’abord mes séries préférées de mangaka plutôt connues.

Toi qui veux aimer – Nanoka

Couverture de Toi qui veux aimer de Nanoka

Nanoka 七ノ日
47 chapitres, en cours
4 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: たべたいあなた
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

Haise, salaryman canin, doit prendre des suppresseurs les soirs de pleine lune car son rut est trop intense. Pourtant, il accepte de remplacer son collègue souris, Miyoshi, et fait alors des heures supplémentaires. Mais soudain, un doux parfum l’attire et, se transformant à moitié en loup, il se jette alors sur son collègue présent Kurono. Réalisant son acte violent, il se réfugie dans les toilettes. Mais Kurono le rejoint, également excité, et se transforme à moitié en lapin…

En conclusion

Nanoka sensei narre différentes romances entre des hommes-animaux, jouant sur l’attirance entre prédateurs et proies ainsi que l’influence des chaleurs et du rut. Elle reprend d’ailleurs les caractéristiques animales pour construire les caractères de ses personnages. Bien que ce ne soit pas un omegaverse, les hommes peuvent également enfanter. Malgré quelques rapports au consentement gris à cause du rut, les personnages font des efforts pour résister et ne pas forcer. Le trait anguleux se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont variées et les décors situent l’action. Dans les scènes érotiques pourtant nombreuses, un cache blanc censure les parties intimes. J’adore particulièrement le couple de Lio (lion blanc) et Miyoshi.

Réincarné aux côtés du roi démon Evelogia – Kaziwara Io

Couverture de Réincarné aux côtés du roi démon Evelogia de Kaziwara Io

KAZIWARA Io 梶原伊緒
123 chapitres, en cours
8 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 魔王イブロギアに身を捧げよ
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

Enfant, le yakuza Gozu Toshiaki admirait le roi démon Evelogia, l’antagoniste des héros d’un de ses jeux vidéos préférés. Un jour, il est tué par un membre d’un autre clan qu’il avait provoqué. Toutefois, il se réveille dans l’univers du jeu de son enfance en tant qu’assassin d’élite. D’ailleurs, les parents d’Evelogia lui demande de tuer leur fils. Persuadé de rêver, Gozu réalise rapidement sa nouvelle condition au contact de son idole et décide de soutenir celui qu’il aime à dominer ce monde!

En conclusion

Kaziwara Io sensei mêle isekai, fantastique, romance érotique et quête dans ce récit épique. Elle construit une relation détonante avec un passif musclé entreprenant et masochiste et un adolescent qui préfère plutôt une relation tendre et consensuelle. Grâce à l’amour débordant de l’ancien yakuza, le roi démon, maltraité, prend peu à peu confiance en lui. Le trait légèrement épuré se simplifie dans les passages humoristiques. Evelogia prend même la forme d’un adorable lapin tandis que Gozu affiche souvent la tête d’un obsédé sexuel. Les trames sont très variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Un cache blanc censure les parties intimes. Le premier tome se classe onzième meilleur manga profond au Chill chill BL award 2022. La série a également eu droit a une adaptation animée. Je fonds complètement!

Caresser les tétons de mon ours hibernant – Haruchika

Couverture de Caresser les tétons de mon ours hibernant de Haruchika

Haruchika ハルチカ
135 chapitre, en cours
7 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 森のくまさん、冬眠中。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

L’ours Nowa a recueilli le chiot Airi qui grandit vite à ses côtés. Depuis l’enfance, ce dernier a pris l’habitude de téter les tétons de son père adoptif pour se calmer. Mais maintenant que le chien approche de l’âge adulte, l’ours préfère le confier au bassaris rusé Kô pendant qu’il hiberne tranquillement. Mais au printemps, Airi, enfin adulte, réveille Nowa en le tétant encore…

En conclusion

Haruchika sensei propose une romance avec des animaux anthropomorphes, abordant principalement la question de la famille et de la différence d’âge. Par ailleurs, elle offre un jeu de séduction intéressant entre l’uke musclé et le seme plus jeune. Son trait épuré tout en rondeur, en particulier la représentation des enfants, dégage beaucoup de douceur. Il se simplifie dans les passage humoristique. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les décors apparaissent sur les plans larges. La mangaka censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Certains lecteurs pourront être gênés par l’évolution de la relation. En plus d’une adaptation animée, la série se classe dix-septième meilleure série érotique au Chill chill BL award 2022. Pour ma part, j’apprécie beaucoup le côté tranche de vie qui domine avec les aventures et les échanges avec les personnages secondaires.

L’épouse du Titan – ITKZ

Couverture de L'épouse du titan de ITKZ

ITKZ
162 chapitre, en cours
10 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 巨人族の花嫁
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Mizuki Kôichi, capitaine populaire du club de basket, appréhende les examens de fin d’année. En effet, il souhaite entrer à l’université pour d’abord soulager son oncle qui l’a recueilli suite au décès de ses parents. Mais alors qu’il se masturbait dans sa chambre en fantasmant sur la manager du club, il entend soudain une étrange voix et se retrouve invoqué dans un autre monde, Eustil. Caius, le prince héritier de Tildant, pays des Titans, lui annonce alors qu’il est sa promise. En effet, un oracle aurait prédit un grand malheur si le prince épousait quelqu’un d’Eustil. Kôichi se demande bien comment il pourrait porter les enfants de ce géant alors qu’il est un homme!

En conclusion

ITKZ (Itokazu) sensei offre une romance dans un monde fantastique mêlant tension, romance et humour. Malgré un début assez érotique, le scénario s’étoffe avec les difficultés rencontrées à Eustil, en particulier la discrimination entre les différents peuples de ce monde, ainsi que les intrigues de cour. Les sentiments entre Kôichi et Caius se développent rapidement, même si les premiers rapports ne sont pas totalement consentis. L’autrice aborde entre autres les différences culturelles, l’intégration dans une famille, l’acceptation des différences. Mais le plus amusant est de voir le couple se débattre à trouver des méthodes pour surmonter leur différence de taille, surtout durant leurs ébats. Le trait légèrement anguleux varie les physionomies. Les trames sont variées. De même, les trames d’ambiance alternent avec les décors. Par ailleurs, un cache blanc censure les parties intimes. La série a bénéficié d’une adaptation animée. Une lecture entraînante!

Papa en veut encore… – Seo Serina

Couverture de Papa en veut encore de Seo Serina

SEO Serina 世尾せりな
132 chapitres, en cours
7 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: パパだって、したい
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Naruse Keiichi, père célibataire, embauche l’étudiant Asumi Kôya comme homme de ménage. Ce dernier, habitué à s’occuper des enfants, s’entend rapidement avec le sage Ichika. Toutefois, homosexuel, c’est surtout son bel employeur qui ne le laisse pas indifférent.

En conclusion

Seo Serina sensei narre une romance abordant l’homoparentalité, le coming out, les difficultés rencontrées par les familles monoparentales et la différence d’âge. Elle développe d’autres sujets tout aussi contemporains à travers les personnages secondaires qui apparaissent au fil du récit. Un contour plus épais met en relief le trait légèrement anguleux. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Un cache blanc censure les parties intimes. Malgré un nombre conséquent de scènes érotiques et un titre racoleur, je retiens surtout la construction de cette famille recomposée et une relation emplie d’amour et de tendresse. Le premier tome se classe troisième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2019. Et la série a également eu droit à une adaptation animée.

Invoquer un fan de Yaoi dans un monde parallèle – Fujisaki Moe

couverture de Invoquer un fan de Yaoi dans un monde parallèle de Fujisaki Moe

FUJISAKI Moe 藤咲もえ
134 chapitres, en cours
12 tomes (JP)
Futabasha (JP)
Titre original: 腐男子召喚~異世界で神獣にハメられました~
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Aizuhara Kotone est un fan de yaoi depuis déjà 11 ans. Mais un jour, alors qu’il feuilletait des mangas yaoi dans une librairie, un camion dont le chauffeur a perdu le contrôle, le percute et il meurt alors englouti sous une pile de mangas. Mais à sa surprise, il se réveille dans un monde parallèle, enlacé par un serpent…

En conclusion

Fujisaki Moe sensei propose un isekai classique s’inspirant de la légende des animaux célestes chinois et du folklore japonais. Ainsi, elle développe différents couples, les humains invoqués ayant le pouvoir de protéger cet univers. Entre manipulation, tension entre les clans et nombreuses scènes érotiques, elle installe rapidement différentes quêtes qui permettront à Kotone et ses amis d’évoluer. Le trait anguleux s’arrondit dans les passages humoristiques. Les nombreuses trames détaillent la somptuosité des vêtements et des décors. D’ailleurs, ces derniers, soignés, alternent avec les trames d’ambiance. La mangaka censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. J’aime beaucoup la dynamique des différents couples!

Le prince parfait m’aime, moi, son rival!? – Yuki Ao

Couverture de Le prince parfait m'aime moi son rival de Yuki Ao

YUKI Ao 結城アオ
63 chapitres, en cours
4 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 当て馬キャラのくせして、スパダリ王子に寵愛されています。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Un représentant des ventes du célèbre roman « Le prince d’argent et sa fiancée sacrée » décède suite à un accident, percuté par un camion. Toutefois, il se réincarne dans le corps d’un personnage secondaire du roman, Lonile Gravis, l’ami d’enfance de Lili Philissus, fille de marquis et fiancée du premier prince du royaume de Garciam, Alek Rei Garciam. Comme ce personnage secondaire disparaît dès le milieu du premier tome, Lonile déploie alors tous les moyens possibles pour éviter de mourir. Et si ses techniques commerciales l’aidaient à survivre?

En conclusion

Yuki Ao sensei offre une comédie romantique dans un isekai classique dans lequel le personnage secondaire s’attire rapidement les faveurs du prince. D’ailleurs, le gentil et travailleur Lonile séduit malgré lui le possessif Alek qui profite de son innocence pour obtenir ce qu’il veut. Une note de magie et quelques scènes d’action viennent également relancer l’intrigue. Le trait épuré se simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que les autres trames sont variées. Par contre, les décors situent principalement l’action. Dans les scènes érotiques un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, la série a bénéficié d’une adaptation animée. Bien que l’histoire soit prévisible, j’aime particulièrement la dynamique entre les personnages.

Chère sœur, je suis devenu une vierge sacrée – Yuiko

Couverture de Chère soeur, je suis devenu une vierge sacrée de Yuiko

Yuiko 由依子 
57 chapitres, en cours
3 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 前略、お兄ちゃんは聖女になりました。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Au royaume de Kadar, le puissant sorcier de haut rang Theodorus Tramble se retrouve souvent seul pour accomplir les quêtes de rang S. Célèbre pour ses performances, il a pourtant du mal à régénérer sa magie. Un jour, il décide alors d’invoquer sa « vierge sacrée » qui lui permettra de recharger ses pouvoirs. Mais apparaissent devant lui deux japonais: Ishikawa Umehiko et sa petite sœur Momo. Pourtant, c’est Umehiko qui porte le tatouage de la vierge sacrée!

En conclusion

Yuiko sensei offre un isekai classique avec un sorcier surpuissant et un cuisinier invoqué qui refuse de devenir un simple outil. D’ailleurs, le Japonais se retrouve vite plongé dans une lutte de pouvoir entre sorciers. Ainsi, les péripéties s’enchaînent, faisant évoluer la relation conflictuelle entre les deux héros en amour partagé. Le trait légèrement épuré joue sur les pleins et déliés avec des contours plus épais qui apportent du relief. La mangaka exagère les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle utilise les trames avec parcimonie. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors soignés consolident un univers recherché. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Avertissement particulier sur le consentement flou surtout au début. Le tome 2 de la série se classe dix-neuvième meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2024. Quel plaisir de voir Theo se faire amadouer petit à petit!

Dragué par un sadique – Bov

Couverture de Dragué par un sadique de Bov

bov
189 chapitres, en cours
9 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 性癖ヤバめなオトコに狙われました。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Le photographe Takamada Kenichi a pour mission de mettre en valeur la rue commerciale déclinante Mitsuba sun sun. Il a prévu de faire un shooting chez le fabricant de tofu Koyama. Mais Koyama Yû n’a pas compris que son travail serait aussi photographié. Sa grand-mère invite alors le photographe à dormir chez lui. Durant le diner, la mère de Yû confie alors les difficultés du magasin. Mais face à cette famille aimante, le pervers Takamada n’a qu’une envie: la briser. Son dévolu se jette d’abord sur l’innocent fabriquant.

En conclusion

bov sensei narre une romance d’abord toxique, de jeux érotiques imposés, qui se transforme en relation sado-masochiste. En plus, elle fait doucement évoluer la relation et révèle au fur et à mesure l’origine du comportement pervers et sadique du photographe qui va enfin apprendre à aimer. L’innocent fabricant de tofu prend également du temps à admettre ses sentiments. La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Toutefois, les décors situent principalement l’action. Malgré les nombreuses scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. La série comporte énormément de traumavertissements. Pourtant, elle se classe quinzième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022.

L’histoire de papa, papa et moi 1 – Roji

l histoire de papa papa et moi 1 roji

Roji ろじ
ISBN: 9782375064306
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799760963 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« On n’est peut-être pas liés par le sang, mais c’est notre enfant! »

Roji sensei propose de suivre le quotidien d’une famille homoparentale, à travers quelques tranches de leur vie. Elle décortique les découvertes, les interrogations, les doutes, l’organisation du couple tout en présentant au fil des chapitres leur passé. Elle alterne la narration entre les deux pères, dont les points de vue diffèrent à cause de leurs caractères opposés mais également leurs rapports familiaux. Ainsi, Ai assume son homosexualité et a tendance à agir comme bon lui semble tandis que Nao, trop sensible, fuit l’inconfort. La famille de Nanami, l’amie de Hiro, apporte un regard extérieur et confronte le couple au rejet et à l’acceptation tout aussi blessante à cause d’un excès de bienveillance. L’auteure aborde donc la pression de la société avec l’image d’un parent parfait, l’influence des stéréotypes, la catégorisation sociale qui engendre des discriminations. Elle interroge d’ailleurs sur ce qu’est un parent.

La mangaka a un trait épuré plutôt en rondeur qui dégage de la douceur. Elle le simplifie en exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle utilise beaucoup de trames. Néanmoins, les trames d’ambiance se font discrètes. Les décors soignés apportent une note réaliste. Un fond noir indique les flash-back. La mise en page très dynamique joue sur les superpositions, les vignettes aux formes variées et les sorties de cadre. Roji sensei ne dessine pas les scènes érotiques, même si elles font parties des discussions. Sous la jaquette, elle offre quelques portraits de la petite famille.

En résumé

Miura Nao et Odowara Ai sont en couple depuis l’université et ont adopté le jeune Hiro. Les deux pères découvrent alors le difficile décryptage des pleurs, les nuits blanches et la perte d’intimité du couple. Mais également, avec le soutien et les conseils des parents d’Ai, le bonheur de construire une famille…

En conclusion

Ce tome obtient la deuxième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2024. Roji sensei offre une tranche de vie toute mignonne qui suit la croissance de Hiro. Elle met au cœur de son récit la parentalité, rappelant avec brio que la distinction du rôle des parents selon leur sexe est aberrant puisque ce n’est pas inné. Elle arrive à ancrer son récit dans la réalité, d’autant plus qu’au Japon, le mariage homosexuel n’est pas encore totalement légalisé et l’adoption interdite aux homosexuels, offrant d’ailleurs au passage une note d’espoir. Le graphisme est également tout mignon. Foncez lire cette belle histoire émouvante et tendre! Un énorme coup de cœur que je recommande chaudement.

Let’s be a family – Kurahashi Tomo

let s be a family kurahashi tomo
KURAHASHI Tomo 倉橋トモ
ISBN: 9782375060865
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784801957398 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Qu’est-ce qu’une famille? Quand devient-on parent?

Kurahashi Tomo sensei explore les différents liens familiaux ainsi que la notion de famille à travers ses deux héros mais également leur entourage, avec Tomoe et Ayumi. Elle alterne entre humour et petits drames du quotidien, présentant des tranches de vie. En plus de l’organisation pour élever un enfant, elle aborde différents sujets comme l’homoparentalité, l’adoption, la relation à distance, la monoparentalité, les notions de père et mère. Ayumi est élevée dans un environnement bienveillant, ouvert et tolérant, entre ses parents de substitution homosexuels, l’ami de la famille travesti Shigeo, des grands-mères non liées par le sang mais présentes. Elle a le même caractère fort que sa mère. Kazuma et Chiaki se soutiennent mutuellement, communiquent et s’investissent dans l’éducation de la petite. L’auteure met en avant l’explication et la patience pour se faire accepter. Elle présente un peu le passé des trois amis d’enfance qui a donc forgé leur caractère.

La mangaka a un trait épuré qui dégage beaucoup de douceur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Comme elle utilise les trames avec parcimonie, les pages paraissent plutôt claires. En plus, les décors apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page dynamique rythme parfaitement la lecture. Dans les scènes érotiques, Kurahashi sensei censure les parties génitales par de grands caches blancs. Mais comme elle privilégie les sentiments et les discussions entre les personnages, ces passages sont peu nombreux et apportent même souvent une touche d’humour.

En résumé

Bien qu’ils sortent ensemble depuis déjà 8 ans, Kazuma ne veut pas habiter avec son petit ami Chiaki. Il essaie de ne pas se disputer avec lui alors qu’ils attendent leur amie d’enfance, Tomoe, dans un café. Ne l’ayant pas vue depuis plus d’un an, qu’elle n’est pas leur surprise de la trouver enceinte. Ayant toujours son esprit de liberté, elle leur annonce en plus ne pas connaître le père. Les garçons lui proposent alors de l’aider et accueillent avec bonheur la petite Ayumi. Un an après, Chiaki est tellement gaga de la petite qu’il n’arrête pas de lui acheter des vêtements. Mais un jour, Tomoe débarque, une valise à la main. La photographe de guerre veut repartir sur le terrain et confie donc sa fille à ses deux frères de cœur. Ils découvrent alors les difficultés à élever un enfant tout en travaillant tous les deux…

En conclusion

Ce one-shot obtient la dixième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2018. Il est une ode à la famille en général. L’auteure reste constamment bienveillante avec ses personnages et pousse les lecteurs à réfléchir aux liens familiaux qui prennent diverses formes. Elle annonce dans sa postface qu’il y a même une adaptation en drama CD. J’adore ce titre réaliste qui est du pur bonheur à lire.

Nennen-saisai – Hideyoshico

nennen saisai hideyoshico

Hideyoshico 秀良子
ISBN: 9782368775165
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784396783389 (JP)
Shodensha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Trois histoires BL narrées comme du rakugo.

Dans ce recueil, Hideyoshico sensei s’inspire de deux contes de rakugo pour créer une version Boys’love. Elle prend des libertés avec les récits originaux mais conserve tout de même l’esprit principal. La première histoire reprend un conte modernisé. Même si la fin reste surprenante, elle dégage un peu de tristesse. Le second récit, développé sur plusieurs chapitres, est basé sur un classique. L’auteure s’attarde particulièrement sur la relation entre l’humain et le dieu de la mort ainsi que sur leurs sentiments. Elle complète son volume avec un récit réaliste, se penchant sur les questionnements d’un enfant et l’influence de l’extérieur sur la vision de sa propre famille. Elle conserve une certaine distance sur le traitement de l’homoparentalité mais termine également par une chute surprenante.

La mangaka a un trait épuré et simplifié, presque esquissé. Ses visages sont longs. Hideyoshico sensei apporte un soin particulier aux costumes et aux décors, respectant assez bien les références historiques. En outre, elle intègre les trames d’ambiance à la narration. Elle joue beaucoup sur les vides et les blancs, aérant ses pages. La mise en page reste tout de même dynamique. Les scènes érotiques sont non censurées mais succinctes. En plus, elles ne montrent pas trop les détails.

En résumé

La pêche au poisson rouge – conte japonais Binbogami: Période d’Edo. Yôhei s’est encore fait jeter par sa fiancée. En effet, il est plutôt paresseux et dépense sans compter. Un jour, le dieu de la pauvreté Binbogami s’installe chez lui. Mais même s’il essaie de faire travailler Yôhei, ce dernier perd immédiatement son argent dans des broutilles. L’être divin essaie alors de participer aux revenus de base du foyer endetté en effectuant de petits travaux…
Une fleur déracinée – conte japonais Jugemu: Durant Edo, un couple décide de nommer leur fils avec tous les prénoms signifiant « longévité » proposés par un moine bouddhiste. Mais après une vie comblée, Jugemu va traverser les époques et survivre à deux guerres mondiales. De nos jours, sous le pseudonyme de Hisashi, il travaille dans un club d’hôtes et se permet parfois de parler sèchement aux clientes. Un jour, il croise le dieu de la mort par hasard à un café…
La situation de la famille Komukai: Sôta vit avec son père et Renji, l’ami de son père qui s’occupe des tâches ménagères. Cependant, depuis qu’il a suivi le cours d’éducation sexuelle à l’école, il réalise que sa famille n’est pas tout à fait « normale ».

En conclusion

Ce titre a obtenu la troisième place du meilleur manga original au Chill Chill BL award 2014 (ex æquo avec le tome 3 de Kô 3 gentei de Kajimoto Reika). Comme j’adore le rakugo, ces histoires me plaisent énormément. J’admire le travail de l’auteure qui respecte le principe de la fin surprenante typique de ce genre artistique. Cependant, je pense que ceux qui ne connaissent pas les contes d’origine risquent d’être un petit peu perdu.

Tadaima, okaeri 4 Une petite pause – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 4 une petite pause ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368776940
Boy’s love IDP, 2020
ISBN: 9784865895582 (JP)
Fusion product, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

Matsuo Tomohiro et Hirai Yûki prennent enfin conscience de leurs sentiments.

Comme le titre l’indique, Ichikawa Ichi sensei invite les lecteurs à faire une petite pause en partageant quelques anecdotes sur Hikari et en développant la romance entre Matsuo et Yûki. Elle met donc en avant les personnages secondaires. Entre divers évènements et fêtes et la rencontre avec Ran, le chien de Mme Iwata, le petit garçon apprend à affronter ses peurs et grandit entouré de la bienveillance de tous. L’auteure a une approche plus réaliste des réactions enfantines. Elle consacre l’autre moitié du tome à l’évolution des sentiments du couple secondaire, s’intéressant aux difficultés de différence d’âge (12 ans), de compréhension et de partage des sentiments. Même si elle s’éloigne du terme principal de l’omegaverse, elle confronte l’innocence de Yûki qui a vécu sans connaître les discriminations aux maladresses de Tomohiro, qui tient compte des regards extérieurs. Justement, ils forment déjà un couple pour ceux qui l’entourent.

La mangaka apporte un soin particulier aux expressions des visages, couvrant une large palette de sentiments. De plus, elle n’hésite pas à simplifier ses traits pour les renforcer. Elle utilise aussi beaucoup de trames d’ambiance. Les décors permettent de situer principalement l’action. La mise en page dynamique joue sur des angles de vue variés. Par ailleurs, Ichikawa sensei intègre les commentaires de Hinata ou ses propres remarques aux vignettes, apportant une touche humoristique. Sur la jaquette, elle a représenté les héros de ce tome, avec le couple secondaire et Hikari, dans des tons pastels et doux. En dessous, deux planches continuent avec humour le chapitre de la journée familiale en entreprise, avec un Hiromu galvanisé par les compliments sur son époux. Il n’y a pas de scène érotiques, l’attention étant portée sur les sentiments, mais en compensation, de tendres câlins et des baisers apportent un peu de douceur.

En résumé

Chaque matin finit en crise de larmes au départ de Hiromu. En effet, depuis qu’il a vu une émission à la télévision, Hikari veut aller au travail avec son père. Justement, l’entreprise de construction de Fujiyoshi organise un Family day où les proches sont invités à visiter les locaux avec quelques activités pour les enfants. Tout excité, Hikari charme le personnel. Même si les murmures sur son passage le troublent, Masaki surmonte sans problème ses appréhensions, ne ressentant aucune animosité. Sa beauté et sa douceur surprennent les employés, tout autant ébahis par le visage gâteux de leur patron. Yûki accompagne également la famille, inscrit comme un proche de Matsuo. Cependant, le salaryman n’arrivant pas à expliquer leur relation, il s’attire les foudres inconscientes de l’étudiant…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatorzième place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2020. Une place de moins que l’année précédente et pourtant, il s’agit du couple secondaire dont le lien avance très lentement. Pour ma part, je suis comblée de voir mon couple préféré, alpha et beta, évoluer tranquillement dans la discussion et le partage. J’ai donc hâte d’en découvrir plus. Par ailleurs, la relation entre les jumeaux Matsuo et Mochizuki Aoto prend une tournure intéressante, même si peu développée.

Tadaima, okaeri 3 A demain – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 3 a demain ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368776391
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784865894813 (JP)
Fusion product, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Hikari a un nouvel ami du même âge que lui: Mochizuki Michiru.

Ichikawa Ichi sensei propose diverses aventures en introduisant de nouveaux personnages. D’abord elle approfondit sa série omegaverse en développant la vision discriminante du côté des omega et les problèmes des chaleurs quand les inhibiteurs ne fonctionnent pas. Mochizuki a des préjugés sur les alphas et les couples entre castes. En fréquentant Masaki, il s’ouvrira peu à peu. En plus, vu de l’extérieur, l’accouplement n’a pas forcément une connotation positive, mettant en jeu la dominance de l’alpha ou le profit de l’omega. Parallèlement, l’auteure aborde les questionnements d’un veuf qui ne s’impliquait pas au départ dans l’éducation de son enfant. Elle transcrit également les pensées de Hinata, apportant une touche comique. Ensuite, elle introduit les frères jumeaux espiègles de Matsuo, Yûto et Shûto, qui apportent également beaucoup d’humour. Ils feront prendre conscience à Yûki et leur aîné Tomohiro que leur relation est plus forte que de l’amitié.

La mangaka n’hésite pas à simplifier ses traits, donnant une certaine efficacité graphique au service de l’histoire. Elle équilibre les décors et les trames d’ambiance. Elle varie également les angles de vue, dynamisant la lecture. Les détails sont particulièrement mis en avant. Ainsi, les difficultés de contrôle des alpha sont dépeints avec finesse. Les scènes érotiques dégagent beaucoup de sensualité, même si elle s’arrêtent aux préliminaires. En effet, elles mettent en scène principalement les périodes de chaleurs. Sous la jaquette, deux planches narrent avec humour la rencontre des jumeaux Matsuo avec le père de Michiru.

En résumé

Au parc, Hikari rencontre un jeune garçon de son âge, Michiru. En discutant avec le père du petit, Masaki apprend que Mochizuki est veuf depuis un mois et qu’ils se sont installés récemment dans le quartier. Il sympathise alors très vite avec cette famille d’omega, les retrouvant tous les jours au parc. Alors que Mochizuki doit reprendre le travail, Fujiyoshi lui propose de garder Michiru. En effet, voir les deux enfants jouer naturellement sans retenue et sans discrimination de castes lui procure du pur bonheur.

En conclusion

Cette série est toujours aussi bien classée au Chill Chill BL award 2019 en obtenant la treizième place. La candeur des enfants contraste avec les problèmes sociétaux dans lesquels sont plongés leurs parents. La réaction forte et violente de Mochizuki apporte une certaine tension, complètement à l’opposé du comportement de son fils calme et sage, même face aux frasques des jumeaux. J’adore trop Michiru!

Tadaima, okaeri 2 Jours heureux – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 2 jours heureux ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368775943
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865893588 (JP)
Fusion product, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Avec la naissance de Hinata, les Fujiyoshi reprennent contact avec leurs familles.

Ichikawa Ichi sensei continue sa série omegaverse. Elle développe un peu plus le regard porté par les autres castes sur les omega. En s’intéressant aux relations en général, elle s’attarde particulièrement sur les difficultés à renouer avec la famille délaissée. D’abord, les parents Fujiyoshi évoluent suite à l’abcès percé grâce aux enfants, puis le cousin beta de Masaki, Ogiwara Kazuhiko, resté coincée sur le passé, tente d’imposer sa vision du bonheur. Parallèlement, l’auteure montre les nouveaux défis à relever lors d’une nouvelle naissance. Par exemple, comment faire comprendre à Hikari son rôle de grand frère, l’organisation à acquérir avec deux enfants, comment donner autant d’amour sans faire de préférence. D’ailleurs, elle met en avant la fragilité de la confiance en soi et le soutien de l’amour pour construire son bonheur. L’histoire bonus en fin de tome présente une aventure attendrissante de Hikari sans sa mère.

La mangaka fait grandir graphiquement Hikari. Elle pense également à améliorer son langage. Elle dessine des bébés potelés avec de grands yeux ronds. Les traits sont simplifiés dans les scènes humoristiques ou quand les enfants sont surpris. La mise en page reste toujours aussi dynamique. En revanche, il y a moins de décors et beaucoup plus de trames d’ambiance. Les scènes érotiques s’arrêtent au baiser et au câlin avant les préliminaires. Un yonkoma en fin de tome dévoile les expressions de Hinata quand elle voit quelqu’un. Sous la jaquette, deux planches mettent en scène Yûki et Matsuo lors d’un déjeuner.

En résumé

La famille Fujiyoshi va faire du shopping accompagnée de Matsuo et Yûki. Enceint, Masaki commence à s’interroger sur la manière d’élever une fille. Ils croisent alors un collaborateur du père de Hiromu qui ne peut s’empêcher de féliciter la caste de Hiraki. Mais cela fait remonter de douloureux souvenirs chez Masaki. En plus du stress de la grossesse, il commence à redouter d’avoir un enfant omega, ne souhaitant pas qu’il vive le même enfer que lui. Mais son mari trouve les mots justes pour le rassurer, lui rappelant tous les soutiens de ceux qui l’entourent maintenant. De son côté, motivé par son entourage, Hikari a hâte d’accueillir le futur bébé, Hinata…

En conclusion

Ce deuxième tome a obtenu la 19e place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2018. Bien que toujours aussi légère, l’histoire s’intéresse un peu plus à la famille et aux problèmes des omega. La relation entre Yûki et Matsuo me laisse espérer plus, Ichikawa sensei s’amusant à montrer uniquement de simples gestes tendres ou de petits mots. Attention, cette série risque de vous donner envie de faire des bébés!