Deliheal change – Ikuyasu

Couverture de Deliheal change d'Ikuyasu, éditions Hana

Ikuyasu イクヤス
ISBN: 9782382764435
Hana, 2024
ISBN:‎ 9784866571522 (JP)
Frontier works, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Ne te moque pas de la force d’un puceau! »

Ikuyasu sensei narre une romance classique entre des amis d’enfance perdus de vue, sur fond de vengeance. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle dévoile au fur et à mesure le passé entre Masato et les jumeaux Ise, Kumi et Mikito, révélant leurs différents points de vue. D’ailleurs, les quiproquos s’enchaînent et se répètent, jouant également sur les coïncidences improbables. En effet, entre secrets, triangle amoureux et sentiments suspendus, les petits accidents et traumatismes de la vie ont influencé la destinée des trois amis. D’abord fier et sûr de lui, Masato est devenu un adulte couard et effacé. L’autrice s’intéresse donc au changement de personnalité dû aux premières expériences durant la puberté, aux remords et à l’apparence. Elle aborde également la question de l’avenir, la perte de confiance en soi ainsi que la cohabitation. Elle complète ce tome avec une petite histoire très sexy avec des majordomes.

La mangaka a un trait légèrement anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine majoritairement des hommes au corps musclé et à forte carrure. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent à une trame noire en fond, avec un dégradé en points. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Dans les scènes érotiques, Ikuyasu sensei censure les parties intimes par des languettes blanches ou des formes tramée n’ayant presque pas de contour.

En résumé

Deliheal change: Encore puceau, le salaryman Takase Masato demande les services d’une prostituée. Mais à sa surprise, c’est un homme qui se présente. D’abord réticent, Masato cède finalement très vite aux plaisirs que lui prodigue l’inconnu. Désirant le revoir, il fait alors à nouveau appel au même service. Toutefois, c’est bien une femme, Arisa, qui se présente. Il en profite donc pour demander enfin le nom de l’inconnu: Ise Mikito. Or, il s’agit d’une connaissance du salaryman quand il était étudiant.
L’éducation du majordome: Le valet et majordome Esmond forme personnellement le jeune Colo, y compris toutes les techniques pour satisfaire leur maître.

En conclusion

Bien que ce one-shot ne se classe pas au Chill chill BL award 2019, les lecteurices le citent parmi les meilleurs thèmes érotiques. Ikuyasu sensei part d’un scénario classique pour nous surprendre par des révélations, certes parfois un peu tirées par les cheveux. Elle joue également sur les contrastes entre physique et caractère. En effet, ses personnages ont des carrures plutôt musclées, pour mon plus grand plaisir. Ce type d’histoire, concentrée surtout sur l’érotisme, ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, j’avais repéré la mangaka sur les réseaux sociaux et rêvait de découvrir une de ses œuvres. Je suis donc très satisfaite et espère que d’autres de ses titres sortiront. Une lecture simplement divertissante!

Hirano et Kagiura 3 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 3 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312688
Editions Akata, 2025
ISBN: 9784046811424 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je donnerai tout ce que j’ai! »

Harusono Shou sensei analyse la complexité de la relation qui s’installe entre Kagiura et Hirano, entre espoir et souffrance. Elle s’attarde maintenant sur les interrogations de l’aîné surprotecteur. Elle installe une dynamique entraînante entre les deux lycéens, Kagi s’exprimant franchement et sans filtres, recadré sans cesse par son colocataire. D’ailleurs, Hirano prend conscience de son attachement particulier. Malgré des objectifs différents, les deux amis s’entraident et se motivent mutuellement. Ainsi, leur complicité déconcerte leurs amis, entre autre Hanzawa et Ao Ichinose, ancien colocataire de Hirano. De même, Niibashi continue d’être le confident d’Akira. L’autrice met en avant le soutien entre bon et mauvais élève. Elle joue encore sur les situations BL mais casse immédiatement l’ambiance romantique, en particulier avec le thème de la Saint-Valentin. Par ailleurs, elle consacre une des histoire bonus à Sasaki et Miyano.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Harusono sensei offre deux illustrations amusantes sous la jaquette. Elle présente également le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre. Il y a même un diptyque pour les chapitres de la Saint Valentin. Le sommaire montre que le récit se développe seulement sur une période d’un mois.

En résumé

Pour continuer à partager leur chambre à l’internat, Hirano Taiga et Kagiura Akira doivent obtenir de bons résultats lors des prochains examens. Malheureusement, Kagi n’étant pas bien classé, il redouble d’efforts pour améliorer ses résultats. Mais Hirano s’interroge de plus en plus sur ses sentiments envers son cadet, conscient de trop le couver…

En conclusion

Harusono Shou sensei installe une nouvelle dynamique entre Hirano et Kagiura, analysant leurs sentiments tout en les confrontant aux regards extérieurs. Elle joue constamment sur la tension entre eux, plongeant les lecteurices dans l’expectative. Son graphisme est agréable. Je craque complètement pour le couple. J’adore voir Kagi se faire recadrer mais pourtant récidiver sans cesse, négociant constamment. Une lecture amusante!

Hidamari ga kikoeru 8 Au fil des saisons 3 – Fumino Yuki

Couverture de Hidamari ga kikoeru 8 de Fumino Yuki, éditions Hana

FUMINO Yuki 文乃ゆき
ISBN: 9782382765357
Hana, 2025
ISBN: 9784829686973 (JP)
France shoin, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je veux que tu fasses ce que tu es capable de faire. »

Fumino Yuki sensei continue de mettre en avant les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans le milieu professionnel, dénonçant les préjugés. Comme dans le tome précédent, elle montre comment les quiproquos polluent la compréhension, en particulier avec Itsutani. Elle détaille également le programme « challenged » en s’intéressant à d’autres handicaps ainsi qu’à la prise en charge des personnes de retour de longue maladie. En effet, Kôhei se met lui-même des barrières tandis qu’Igarashi Keita n’accepte pas son handicap. Takahashi s’avère être un manipulateur et un calculateur, n’hésitant pas à pousser dans leurs retranchements ses employés pour les faire bouger. Ainsi, l’autrice s’intéresse aux sentiments d’infériorité et de culpabilité ressentis face aux efforts souvent demandés. Elle aborde également les préjugés sur l’homosexualité avec un malaise qui s’installe entre Sudô et Taichi. D’ailleurs, Sagawa prend de plus en plus d’initiatives pour réconforter son petit ami. Les histoires bonus apportent des anecdotes amusantes.

La mangaka a un trait légèrement épuré mais doux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère également les expressions. Elle utilise de nombreuses trames avec des tons clairs dominants. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est simplement dynamique. Sous la jaquette, Fumino sensei offre deux planches qui font le lien avec la couverture mais qui apporte également une anecdote sur la fin du chapitre 13.

En résumé

Après avoir raccompagné Sagawa Taichi, Sugihara Kôhei lui vole un baiser avant de partir. Pris en stage chez Bart, il se confronte dès le premier jour à des difficultés. En effet, il doit travailler avec Itsutani, temporairement responsable des cartes de visites aux ressources humaines. Ce dernier exige que Kôhei note l’intégralité de ses explications. Est-ce du harcèlement moral? Ou bien y a-t-il une toute autre raison?

En conclusion

Fumino Yuki sensei continue d’analyser en détail ses différents thèmes, consacrant ce tome principalement au monde du travail. Elle introduit de nouveaux personnages intéressants, relançant ainsi la dynamique de son récit. Son graphisme doux arrive toutefois à transcrire avec précision les émotions des personnages. Je craque complètement pour Itsutani, appréciant son caractère et son aspect bourru. J’attends d’ailleurs de découvrir comment se construira sa relation avec Kôhei. Par ailleurs, les éditions Hana ont proposé deux magnifiques coffrets pour ce tome. Au choix, le tome en édition limitée avec 2 auto-collants, 8 cartes postales et un poster ou un coffret collector pouvant contenir les 8 premiers tomes, accompagné d’un poster, d’une planche de sticker, un stand acrylique et 16 ex-libris. J’ai d’ailleurs craqué pour ce dernier. Une lecture passionnante!

Therapy game restart 5 – Hinohara Meguru

Couverture de Therapy game restart 5 de Hinohara Meguru, éditions Taifu

HINOHARA Meguru 日ノ原巡
ISBN: 9782375065761
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784403669385 (JP)
Shinshokan, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Si je m’étais attendu à trouver Minato dans cette tenue! »

Hinohara Meguru sensei s’intéresse au travestissement en général, abordant le jugement extérieur et les différentes réactions. De même, à travers Minato et le.a vétérinaire Akira, elle interroge sur la ressemblance entre fils et mère, leurs complexes et leur manque de confiance en soi. Comme dans le tome précédent, elle montre également les techniques du travail photographique. Mito Itsuki dévoile de nouvelles facettes, se montrant parfois égoïste, possessif et sans gêne. Il est pourtant de bon conseil pour son frère. D’ailleurs, la cohabitation des deux fratries exacerbe leurs différences de caractères ainsi que leur gestion différente de leur frustration sexuelle. Ikushima Shôhei, quant à lui, apporte une note d’humour. Par ailleurs, l’autrice relance la question de l’engagement et la cohabitation, Minato décidant de reprendre enfin sa vie en main. Elle aborde aussi la notion de famille au sens large. Ainsi, elle joue sur les quiproquos.

La mangaka a un trait anguleux légèrement épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle transforme parfois Shizuma en wanko. Son style graphique se reconnaît facilement, en particulier avec les oreilles pointues. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés s’estompent souvent autour des personnages pour ne pas surcharger. La mise en page très dynamique met en valeur l’esthétique des personnages. Hinohara sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle décompose les mouvements et les réactions des préliminaires, donnant ainsi une touche très sensuelle. Elle intègre certaines illustrations en début de chapitre directement au récit. Il y a des fiches sur les deux couples principaux en début de tome.

En résumé

Comme Mito Minato a oublié l’anniversaire d’Ikushima Shizuma, la patronne du bar propose au vétérinaire d’assister au shooting. Les filles du bar lui organisent même un repas le soir. Mais Minato étant encore débordé, Miyako demande alors à Shizuma d’apporter son dîner au photographe. Toutefois, une belle surprise l’attend…

En conclusion

Ce tome se classe treizième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Hinohara Meguru sensei arrive constamment à relancer son récit tout en faisant avancer tranquillement les romances. Elle approfondit les thèmes tout en nous divertissant entre moments comiques et sensualité. Son magnifique graphisme met en valeur la plastique des personnages. Je craque complètement pour les fratries Ikushima et Mito. Et puis quel plaisir de découvrir un peu mieux les filles du bar. Une lecture entraînante!

Hirano et Kagiura 2 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 2 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312671
Akata, 2025
ISBN: 9784046805522 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Quitte à ce qu’on soit en coloc, j’aimerais qu’il passe un bon moment! »

Harusono Shou sensei nous surprend constamment en jouant sur les quiproquos. D’ailleurs, elle reprend les situations clichées des romances pour les détourner brusquement, oscillant constamment entre suspense et humour. Comme dans le tome précédent, elle analyse l’évolution des sentiments des personnages. Ainsi, Kagiura réfléchit un peu plus à son attirance pour son colocataire qui ressemble beaucoup plus à de la possessivité. De même, bien que conscient que son comportement surprotecteur crée des malentendus, Hirano refuse de laisser le malaise s’installer. Niibashi et Hanzawa Masato apportent également un regard extérieur en s’interrogeant sur la nature de la relation de leurs amis. Par ailleurs, à travers la relation des parents de Kagi, l’autrice montre différentes complicités dans une relation amoureuse. Elle partage aussi le quotidien de l’internat ainsi que les relations variées qui se créent. Dans les histoires bonus, elle offre des anecdotes amusantes.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page est dynamique. Sous la jaquette, Harusono sensei offre une petite histoire en deux planches à lire à la fin, reprenant directement la suite du chapitre 10. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent avec quelques indices sur le récit à venir.

En résumé

Lors d’une sortie à deux, Kagiura déclare ses sentiments à Hirano au détour d’une conversation. Mais son colocataire a mal compris la situation. Alors Kagi confie sa peine à son camarade de classe, Niibashi Jûya, qui lui donne quelques conseils. Mais avec la préparation de la fête de Noël au dortoir, difficile d’aborder à nouveau le sujet…

En conclusion

Harusono Shou sensei joue au yoyo avec les émotions des lecteurices. En effet, elle oscille constamment entre romance, humour et surprise, faisant d’abord avancer rapidement la relation pour ensuite reculer brusquement, jouant sur les quiproquos. Ainsi, elle peut analyser en finesse les sentiments de Kagiura et Hirano tout en les comparant à d’autres relations complices. Son graphisme facilement reconnaissable colle parfaitement au style du récit, en particulier les bouilles comiques. J’aime beaucoup le revirement de ce tome suite à la déclaration « ratée » ainsi que l’ambiance qui règne dans le dortoir. Une lecture entraînante!

Hirano et Kagiura 1 – Harusono Shou

Couverture de Hirano et Kagiura 1 de Harusono Shou, éditions Akata

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312664
Akata, 2024
ISBN: 9784040657806 (JP)
Kadokawa, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je suis si reconnaissant de t’avoir rencontré… »

Harusono Shou sensei reprend directement la suite du roman. Elle s’intéresse particulièrement à la colocation et à l’évolution d’une forte amitié en sentiment amoureux. Ainsi, elle alterne la narration entre les deux lycéens. En effet, Hirano aime prendre soin de son cadet tandis que Kagiura apprécie de devenir le centre d’attention de son colocataire. Leurs échanges flirtent souvent avec les situations et les clichés des BL, jouant sur les ambiguïtés. Niibashi Jûya apporte une note d’humour avec ses réactions face aux confidences de Kagi tandis que Sasaki et Hanzawa Masato nous amusent par leurs interventions. L’autrice reprend les classiques des romances lycéennes, avec ici le voyage scolaire de Hirano ainsi que les réflexions sur leur avenir. Elle fait avancer plus rapidement les sentiments des personnages mais crée la surprise avec des quiproquos inattendus.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, avec un contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle pense souvent à dessiner les réactions amusantes des personnages au second plan. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance souvent graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir et une trame grise recouvre également ces vignettes. La mise en page est dynamique. Sous la jaquette, Harusono sensei donne la chronologie entre la série Sasaki et Miyano et ce spin-off. Elle offre aussi une planche amusante avec Hanzawa. Par ailleurs, le sommaire avec les mois permet de se repérer plus facilement. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages. En fin de tome se trouvent des fiches sur les personnages.

En résumé

Hirano Taiga (17 ans) et Kagiura Akira (15 ans) sont colocataires à l’internat depuis déjà six mois. Hirano a pris l’habitude de prendre soin de son cadet et a remarqué son attachement. Kagiura, quant à lui, ose faire de plus en plus de caprices, nourrissant un amour secret pour son camarade. Ainsi, tous deux apprécient leur quotidien…

En conclusion

Bien que Harusono Shou sensei continue le roman, le manga peut être lu indépendamment. En effet, elle intègre habilement les points importants de ses autres séries liées, permettant de comprendre l’essentiel des références. D’ailleurs, elle fait intervenir les autres personnages avec naturel. Le graphisme est très expressif et les personnages affichent souvent des bouilles trop mignonnes. J’apprécie de découvrir l’histoire de ces deux lycéens. Une lecture incontournable pour les grands fans de Sasaki et Miyano aussi touchante et amusante.

I cannot reach you 7 – Mika

couverture de I cannot reach you 7 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505133308
Kana, 2025
ISBN:‎ 9784046821508 (JP)
Kadokawa, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu as pourtant dit que tu m’aimais!! »

Mika sensei analyse différentes formes d’amour telles que l’amour à sens unique, l’amour d’un fan, l’amour impossible. Elle montre l’influence d’une déclaration sur les perceptions. De même, elle décortique les émotions et les interrogations face à l’intensité des sentiments. Comme dans le tome précédent, les personnages secondaires apportent conseil et soutien ainsi qu’un regard différent sur les relations. Kakeru et Yamato continuent d’enchaîner les quiproquos. D’ailleurs, Oohara se montre plus entreprenant même s’il reste prévenant tandis qu’Ashiya essaie en vain de contenir sa jalousie naissante. Ainsi, l’autrice met en avant la déclaration d’amour. Elle aborde par ailleurs l’importance de la communication, le manque de confiance en soi, la peur de blesser l’autre. Elle s’attarde particulièrement sur les émotions contradictoires ressenties par les personnages.

La mangaka a un trait épuré et doux. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. D’ailleurs, ces dernières envahissent également les phylactères pour renforcer leur impact émotionnel. De même, les décors soignés apportent une note réaliste. Par ailleurs, Mika sensei offre une mise en page dynamique reprenant les compositions que l’on trouve dans les shôjo manga. En fin de chapitre, elle apporte des anecdotes dans une planche ou présente le CD drama.

En résumé

Depuis qu’Ashiya Kakeru comprend enfin ses propres sentiments, il ne perçoit plus Oohara Yamato comme avant. Il a même parfois du mal à interagir avec son ami. Il décide alors de déclarer son amour dans un cadre romantique: la plage. Malheureusement, à cause de la mer glacée en hiver, Kakeru attrape un rhume. D’ailleurs, le sort s’acharne contre lui car il est interrompu à chaque fois qu’il essaie de partager ses sentiments. Yamato finit donc par s’inquiéter du comportement étrange de son ami.

En conclusion

Mika sensei fait enfin avancer la relation entre Kakeru et Yamato. Elle continue d’analyser les émotions et les réactions, offrant également d’autres exemples avec les personnages secondaires. Plus que la relation homosexuelle ou hétérosexuelle, elle invite les lecteurices à réfléchir sur la naissance du sentiment amoureux. Son graphisme à la fois doux et expressif rend la lecture très agréable. Je fonds complètement pour tous les personnages. Je ne peux que recommander vivement cette série. Une lecture plaisante qui réconforte!

I cannot reach you 6 – Mika

Couverture de I cannot reach you 6 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505123453
Kana, 2025
ISBN: 9784046814470 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Ça me donne envie d’encore mieux m’entendre avec lui! »

Mika sensei narre l’enfance de Kakeru et Yamato et développe un peu plus leur environnement familial. Elle alterne la narration entre les deux enfants. Ainsi, elle montre leur rapide rapprochement. En effet, grâce au soutien de son ami, le mûr Oohara trouve un confident lui permettant de surmonter son choc et son sentiment de culpabilité suite à l’accident de son père. Kakeru, quant à lui, a conscience de ses limites mais essaie toujours de trouver les mots de réconfort ainsi que de parler sincèrement. La mère d’Oohara, qui fait face aux rumeurs, essaie de gérer au mieux son angoisse. Elle trouve également conseil et soutien avec la mère d’Ashiya. Par ailleurs, l’autrice dévoile les premiers sentiments amoureux de Yamato. Après ce saut dans le passé, elle reprend le fil de son récit avec la Saint-Valentin. Elle sème des indices sur le futur dans l’histoire bonus.

La mangaka a un trait épuré et arrondi qui lui donne un aspect doux. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance alternent avec des décors soignés. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Mika sensei donne l’ambiance du récit dans les illustrations en début de chapitre. A la fin des chapitres, elle offre deux planches qui fait le lien avec le présent, directement à la suite du tome précédent. Par ailleurs, elle s’amuse à parfois intégrer son avatar (un lapin) en arrière-plan. La couverture se classe dixième au Chill chill BL award 2023.

En résumé

La mère d’Ashiya Kakeru accepte de garder Oohara Yamato et Mikoto pour la journée. Trop heureux de pouvoir s’amuser avec son ami, Kakeru est trop dissipé pour faire ses devoirs de vacances mais Yamato l’encourage à d’abord les terminer. Désirant mieux connaître son ami, Ashiya s’interroge sur l’absence du père Oohara. Mikoto lui confie alors que ce dernier est dans le coma suite à un accident durant son travail. Toutefois, quand Kakeru propose à Yamato d’aller voir son père, ce dernier fuit, semblant cacher un lourd secret à propos de son père…

En conclusion

Mika sensei dévoile le passé de Yamato et Kakeru. Elle partage les évènements les plus marquants qui leur ont permis de se rapprocher. D’ailleurs, elle dépeint avec finesse leurs différents sentiments, décortiquant la naissance d’une profonde amitié. Son graphisme doux rend les bouilles d’enfants tellement adorables! Mes sentiments ont fait le yoyo entre les moments tendus, comiques ou émouvants. Si vous aimez les romances slow-burn douces, foncez!

I cannot reach you 5 – Mika

Couverture de I cannot reach you 5 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505123446
Kana, 2025
ISBN: 9784046808790 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Ce que je sais, c’est que quand Yamato sourit, ça me rend très heureux et je sens mon cœur se serrer. »

Mika sensei continue d’analyser les réactions et les émotions des adolescents, en particulier la gestion du malaise qui s’installe entre Ashiya Kakeru et Oohara Yamato. Elle interroge sur la définition de l’amour et le sentiment amoureux, dénonçant au passage la commercialisation de l’amour à Noël. Comme dans le tome précédent, elle met en avant le soutien des amis à travers Hosoka Yui, Amamiya Sôichirô et Oohara Mikoto. D’ailleurs, les personnages secondaires sont un peu plus développés. Kakeru prend conscience des quiproquos et fait des efforts pour mieux communiquer. A cause de remarques désobligeantes extérieures, il ne cesse de se comparer à son ami considéré comme un beau gosse et se déprécie. Ainsi, l’autrice aborde l’influence et le poids du jugement extérieur, le manque de confiance en soi. Par ailleurs, elle continue de développer la question du consentement. Les histoires bonus détendent l’atmosphère plus tendue de ce tome.

La mangaka a un trait épuré plutôt arrondi qui apporte de la douceur. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames équilibrées rendent néanmoins les nuances dégradées. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Mika sensei utilise les codes du shôjo tels que les sorties de case, les ellipses, l’absence de cadre, la forme des vignettes en fonction de leur contenu, créant ainsi une mise en page dynamique. En fin de chapitre, elle offre des anecdotes amusantes en une planche. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre montre le quotidien des personnages.

En résumé

A l’approche de Noël, Oohara Mikoto rejette froidement toutes les sollicitations de Seo Yûma. Pourtant, elle accepte de rentrer en train avec lui. Mais un incident survint et dans la bousculade, elle perd alors l’élastique que lui a offert son frère Yamato. Attachée à ce cadeau, la jeune fille le cherche désespérément. A sa surprise, Hosaka Yui, de passage, le trouve et lui annonce l’avoir choisi pour son frère. D’abord dépitée, elle est vite rassurée par les explications de Yamato…

En conclusion

Mika sensei plonge les lecteurs directement dans le malaise entre les deux adolescents. Elle analyse la pression d’un premier rancard. Son graphisme doux transcrit avec finesse les émotions. J’apprécie le développement des personnages secondaires, permettant ainsi de découvrir d’autres points de vue sur les thèmes abordés. Un petit bijou de lecture!

Stream à minuit 1 – Luria

Couverture de Stream à minuit 1 de Luria, éditions Taifu

Luria
ISBN: 9782375065556
Taifu comics, 2025
ISBN: ‎9784910526454 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Le Mahiru que j’ai créé avec l’agence n’a strictement plus rien à voir avec moi. »

Luria sensei propose une comédie romantique très sexy sur le thème des VTubers. Elle aborde donc la différence entre image publique et privée, la gestion de la notoriété, les collaborations en ligne, les difficultés d’un travail basé sur la passion ainsi que la fatigue sociale parfois ressentie. La narration alterne entre les deux hommes, dévoilant au passage leur réflexion sur leur attirance. Mayo manque de confiance en lui et gère mal ses émotions. Ogino, quant à lui, se montre possessif et exprime maladroitement son amour tout en profitant de sa position hiérarchique. Ainsi, le consentement peut paraître flou, un jeu SM soft s’installant entre les deux hommes. Par ailleurs, les deux autres VTubers, Takuto et Tsugumi, apportent une touche d’humour. L’autrice dévoile un peu le passé difficile des deux héros, survolant toutefois le thème du harcèlement. Elle montre également l’évolution du couple.

La mangaka a un trait anguleux qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Luria sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. D’ailleurs, elle ne détaille pas les trames qui se confondent avec un contour blanc. Pourtant, elle dessine au moins une scène par chapitre. Sous la jaquette, il y a des saynètes avec les personnages en SD.

En résumé

Sugawara Mayo (24 ans) travaille comme VTtuber sous le pseudonyme de Mahiru. Ogino, de l’agence Shining TV, l’aide beaucoup au quotidien, le nourrissant et faisant même le ménage. Mais Mayo se sent de plus en plus esseulé, conscient que l’admiration de ses fans s’arrête à son avatar. En effet, taciturne et introverti, il est à l’opposé de ce dernier, amical et joyeux. Alors qu’il déprimait après une diffusion en direct, Ogino essaie de le réconforter et remarque sa sensibilité. Il profite alors de l’excitation du VTuber pour le masturber…

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga au Chill chill BL award 2025 mais également premier manga érotique. En effet, Luria sensei n’approfondit pas les thèmes évoqués, se perdant rapidement dans des scènes érotiques. Pourtant, elle propose un univers riche et intéressant. En plus, son graphisme est très expressif. Malgré ces petits détails qui pourraient déplaire à certains lecteurs, j’ai apprécié ma lecture. Je trouve d’ailleurs la construction des différents personnages intéressante. J’ai donc hâte de découvrir le second tome. Une lecture divertissante!