Un assistant de rêve 3 – White Eared

couverture de Un assistant de rêve 3 de White Eared, éditions Kbl

White Eared
ISBN: 9782382881200
Kbooks, 2024
Polarfox (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« De retour dans le monde réel, Yibeom et Jeong-oh vont-ils parvenir à s’avouer leurs sentiments? »

White Eared détaille les dangers du germe onirique, en particulier lors d’une possession et d’un exorcisme. Le passé du chaman dévoile ses motivations ainsi que sa dure formation. La narration alterne entre les deux héros, présentant leurs réflexions. En effet, Shin se montre constamment fuyant tandis que son assistant fait des efforts pour le comprendre. Comme dans le tome précédent, la relation entre Yibeom et Jeong-oh semble régresser à chaque avancée. Le couple évolue grâce au soutien des amis et de la famille. D’ailleurs, le père de Shin ajoute une touche de tendresse amusante. L’auteurice aborde le poids de la culpabilité, l’impuissance et la jalousie. Le suspense se maintient jusqu’à la fin.

White Eared a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Les couleurs aux tons réalistes jouent toutefois sur des contrastes marqués clairs et obscurs. Par ailleurs, pour les ambiances, des trames colorées appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Comme le récit était plutôt sain jusqu’à présent, il y a un avertissement au début des chapitres contenant des scènes non consenties.

En résumé

A la fin de la mission, Shin Yibeom constate que leur client ne voulait pas que son rêve se termine. Il confie alors sa peine à son assistant. Mais Han Jeong-oh trouve immédiatement les mots pour le réconforter. Le chaman, réalisant enfin ses sentiments amoureux envers son assistant, décide donc de le rejoindre pour lui faire sa déclaration…

En conclusion

White Eared conclut son récit avec beaucoup d’intensité. L’humour contrebalance les moments dramatiques et la tension. Le graphisme très expressif peut passer de la sensualité au mignon en une case. Comme ce tome contient énormément de révélations, il m’est impossible de vous détailler mon avis. Mais n’hésitez pas à découvrir cette merveilleuse romance qui procure beaucoup d’émotions. J’adore le père de Yibeom qui croit en la force des câlins! Une lecture captivante!

Monster & ghost 1 – Himemiko

Couverture de Monster & ghost 1 de Himemiko, éditions Hana

Himemiko ヒメミコ
ISBN: 9782382765159
Hana, 2025
ISBN: 9784861239960 (JP)
Brite, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Depuis le début, personne n’a jamais rien espéré de moi… »

Himemiko sensei installe pour l’instant les personnages et le contexte de sa romance. Elle crée une amitié un peu particulière entre un lycéen sombre et un fantôme solaire et bavard, jouant sur leurs caractères opposés. Par ailleurs, elle sème des indices au fil du récit, maintenant un suspense constant. Malgré son apparence plutôt brute, Tsubaki déborde de gentillesse et a tendance à faire tous les caprices de Kabuto. Pour l’instant, les deux amis n’arrivent pas à définir clairement leurs sentiments. L’autrice aborde le jugement sur l’apparence, l’influence des rumeurs et des clichés. Avec l’introduction de Hawatari Ibitsu et Narahisa Aya, elle ajoute quelques tensions. Pour décontracter un peu l’ambiance, elle offre une histoire bonus amusante sur le quotidien des deux héros.

La mangaka a un trait léché plutôt réaliste. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à effacer les détails pour transmettre les émotions. Par exemple, Koton a des dents de requins qui renforcent son aspect soi-disant monstrueux. Les nombreuses trames jouent sur les dégradés, avec des volumes soutenus par des hachures. De même, les trames d’ambiance se font plutôt discrètes. Un fond noir indique les flash-back. Par ailleurs, les décors qui apparaissent sur les plans larges exploitent souvent les pleines pages. Ainsi, la mise en page assez classique propose néanmoins quelques agencements plus dynamiques. Pour l’instant, il n’y a pas de scènes érotiques. Mais Himemiko sensei compense notre frustrations en mettant particulièrement en avant la plastique de Koton. D’ailleurs, son graphisme rappelle parfois le style des comics ou des bandes-dessinées franco-belges.

En résumé

De part sa carrure imposante et son regard dur caché derrière sa frange, Koton Tsubaki est souvent pris dans des bagarres. D’ailleurs, il se fait déjà remarquer le jour de son transfert dans un nouveau lycée. Mais en réalité, les gens se méprennent sur ses intentions. Un jour, Kabuto Yûki, un lycéen fantôme, décide de le suivre et sympathise avec lui. Il remarque alors rapidement que Tsubaki sauve souvent les gens…

En conclusion

Ce tome obtient la première place au classement du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2024. Pour sa première œuvre publiée, Himemiko sensei maîtrise déjà bien son graphisme de toute beauté qui rappelle plus le style occidental. Par contre, son récit comporte encore quelques petits problèmes de rythme qui ne gênent en rien son appréciation. J’ai hâte de découvrir la suite. Une mise en bouche intrigante!

My beautiful boy 4 – Nagira Yuu et Kitano Megumi

Couverture de My beautiful boy 4 de NagiraYuu et Kitano Megumi, éditions Hana

NAGIRA Yuu 凪良 ゆう
KITANO Megumi 北野仁
ISBN: 9782382765319
Hana, 2025
ISBN: 9784199609930 (JP)
Tokuma shoten, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Hira me rend à la fois heureux et triste… ça ne tourne pas rond chez moi. »

Nagira Yuu sensei continue d’analyser les étranges liens qui se construisent entre Kiyoi, Koyama Kazuki et Hira, mettant en avant la persévérance dans une relation sans avenir. Contrairement au tome précédent, elle base principalement la narration du point de vue du jeune acteur. Elle révèle alors son passé ainsi que ses sentiments contradictoires. En effet, Sô aime être admiré mais éprouve du dégoût pour son propre égocentrisme. Même s’il semble conscient de son homosexualité, il s’exprime maladroitement. Les quiproquos s’enchaînent, renforçant les incompréhensions. L’autrice aborde l’acceptation de l’autre, même de ses travers et des inconvénients, la différence entre admiration et amour, les risques d’un amour trop exclusif et possessif. Elle montre des logiques et des visions différentes d’une relation amoureuse, déséquilibrée et problématique.

Kitano Megumi sensei a un trait léché légèrement épuré. Elle s’attarde sur les détails, les petits gestes et les expressions. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors soignés apportent un touche réaliste. La mise en page est dynamique avec des angles de vue variés. Par ailleurs, la mangaka donne l’ambiance ou met en avant un point important dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Invité à une soirée par Sô Kiyoi, après une représentation, Hira Kazunari s’inquiète en voyant celui qu’il admire depuis le lycée, être très proche de l’acteur Iruma. Mais en rentrant, Kiyoi le rassure en démentant les rumeurs. Tout en parlant de banalités, il explique alors chercher un endroit où répéter. Hira lui propose donc d’utiliser la maison de sa tante, désirant se rapprocher à nouveau. Toutefois, comme Kiyoi se montre parfois gentil, froid ou boudeur, Hira n’arrive toujours pas à le comprendre…

En conclusion

Nagira Yuu sensei révèle enfin la complexité du caractère de Kiyoi, développant un portrait plutôt différent de ce que les lecteurs pouvaient imaginer au début. Elle continue d’analyser des relations perdues d’avance et l’ambiguïté de certains comportements. Kitano Megumi sensei transcrit avec finesse les ambiances changeantes entre les personnages. L’histoire prend un tournant intéressant, éveillant ma curiosité. Hâte de découvrir la suite!

My beautiful boy 3 – Nagira Yuu et Kitano Megumi

couverture de My beautiful boy 3 de Nagira Yuu et Kitano Megumi, éditions Hana

NAGIRA Yuu 凪良 ゆう
KITANO Megumi 北野 仁
ISBN: 9782382764848
Hana, 2024
ISBN: 9784199609626 (JP)
Tokuma shoten, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je l’aime et je souffre à en mourir. Je suis incapable de renoncer à l’amour que j’ai pour Kiyoi. »

Nagira Yuu sensei s’attarde principalement sur l’évolution de Hira qui découvre enfin des comportements plus bienveillants avec le club de photographie universitaire. En introduisant les frères Koyama, en particulier Kazuki, elle analyse les différentes émotions auxquelles sont confrontées les personnes bègues, en particulier un complexe d’infériorité. De même, elle apporte un regard extérieur sur la relation toxique entre Hira et Kiyoi. Ainsi, comme dans le tome précédent, la narration se base principalement du point de vue de Kazu. L’étudiant s’interroge enfin sur ses relations, son attirance ainsi que son sentiment de culpabilité face à sa nouvelle amitié. L’installation d’un triangle amoureux permet d’aborder d’autres sujets tels que l’homosexualité, la peur de perdre une amitié à cause de l’amour. Les comportements négatifs se confrontent sans cesse à ceux plus prévenants. L’autrice analyse des amours obsessionnels qui ne provoquent que souffrance, jouant avec les limites des convenances.

Kitano Megumi sensei a un trait légèrement épuré. Elle dessine des corps longilignes aux visages bien ovales. Bien qu’elle utilise de nombreuses trames, les tons clairs dominent. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. La mangaka préfère suggérer les scènes érotiques à travers quelques détails. Elle intègre au récit les illustrations en début de chapitre, souvent au format de trois cases silencieuses.

En résumé

Sô Kiyoi et Hira Kazu ont pris l’habitude de se retrouver secrètement dans la salle de musique. Ils se parlent plus franchement et Hira en profite pour photographier son modèle. Mais en terminale, les deux lycéens se retrouvent dans des classes différentes. Leurs rencontres deviennent sporadiques. Après les vacances d’été, lorsque Hira apprend que Kiyoi est recruté par une agence de talents artistiques, il ne peut alors que constater leur éloignement au fur et à mesure que la popularité de son ami augmente. Pourtant lors de la remise des diplômes, Kiyoi lui vole un baiser marquant leurs adieux.

En conclusion

Nagira Yuu sensei continue de décrypter des relations obsessionnelles, à la limite malsaines. Elle dépeint parfaitement la souffrance que procurent ces amours, analysant avec finesse les émotions. Par ailleurs, le graphisme de Kitano Megumi sensei sublime les expressions des personnages. J’aime beaucoup Koyama Kazuki qui apporte un nouveau souffle dans le récit. Une lecture troublante qu’on n’arrive pas à lâcher!

Black or white 8 – Sachimo

couverture de Black or white 8 de Sachimo, édité par Hana

Sachimo さちも
ISBN: 9782382765258
Hana, 2025
ISBN: 9784041124635 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je n’avais pas compris à quel point le monde du spectacle est un monde de requins. »

Sachimo sensei s’intéresse aux conséquences des scandales, présentant deux gestions différentes du problème. A travers l’actrice Fukui, elle montre l’influence des relations et l’exploitation des personnes aux talents fragiles. Ainsi, elle dévoile petit à petit les manigances du directeur de l’agence de Shige. De nouvelles intrigues se mettent en place et créent beaucoup de suspense. Hanasaki et Tatara apportent une note d’humour en jouant les protecteurs de Washimiya. D’ailleurs, Shin et Shige ont de plus en plus de mal à cacher leurs sentiments. L’autrice révèle un peu le passé entre Umejima et Washimiya, mettant en avant le travail d’un agent. Comme dans le tome précédent, elle détend l’atmosphère avec une histoire bonus sexy et surprenante.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle dessine des corps longilignes mais finement musclés. Par ailleurs, elle arrondit et simplifie son trait dans les passages humoristiques, se rapprochant ainsi du style SD. Des rayures envahissantes marquent les rougissements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance souvent graphiques (fleurs, scintillement, pois…). De même, les trames équilibrées utilisent pourtant une palette de teintes restreintes, privilégiant les aplats et les contrastes noir et blanc. Un fond gris indique les souvenirs. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sachimo sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Washimiya Shin profite enfin d’un jour de congé avec son petit ami Ôsawa Shige. Toutefois, ils finissent par s’envoyer en l’air toute la journée. Durant un simple câlin plus calme, Shige laisse même échapper une demande en mariage avant de se raviser et de faire croire à une blague. Le lendemain, après le tournage d’une série, Shin n’arrive pas à éviter un dîner entre collègues, son manager Umejima étant en congé. Mais l’idole Hanasaki veille sur lui en s’invitant à leur table. Néanmoins, lors d’un moment d’inattention, Shin se fait photographier dans une ruelle avec sa collègue Fukui par un paparazzi.

En conclusion

Sachimo sensei ralentit le rythme de son récit pour poser de nouvelles intrigues. Ainsi, elle maintient une certaine tension. Par ailleurs, elle aborde de nouveaux sujets en lien avec la vie des acteurs, ajoutant une petite note réaliste. Son graphisme reste expressif malgré l’impression d’un trait plus simplifié. J’adore les bouilles des personnages dans les moments humoristiques. De même, je tourne fébrilement les pages, m’inquiétant sans cesse pour les personnages. J’ai hâte de découvrir la suite! Une lecture toujours aussi passionnante.

Roses et champagne 6 – Zig et Ttung gae

couverture de Roses et champagne 6 de Zig et Ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382883426
Kbooks, 2025
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Pas de repos pour ceux qui font couler le sang… »

Ttung gae continue de nous amuser avec un humour plus présent, entre libido débordante, surréaction des personnages et situations cocasses. Comme dans le tome précédent, la jalousie du Tsar mais également le côté gâteux de Lomonosov Mikhail créent des moments comiques malgré la tension latente. D’ailleurs, Iwon semble s’accommoder du manque de pudeur de son petit ami et des caprices de son père. César montre de nouvelles facettes surprenantes. Dimitri surprend encore par son comportement ambivalent. L’introduction de Vladimir (26 ans), successeur du clan Lomonosov, installe de nouvelles intrigues à venir. Ainsi, la majorité du tome qui se déroule dans un hôtel avec spa rappelle la tension des thrillers en huis clos, offrant un suspense intense. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out aux parents, de la pression du mariage. Iel révèle un peu le passé des Lomonosov et de la rivalité avec le clan Sergueïev.

Ttung gae a un trait légèrement épuré et anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les expressions sont exagérées. Les décors soignés apparaissent en transparence en arrière-plan pour ne pas surcharger les pages. Les tons plutôt réalistes deviennent souvent sombres dans les moments dramatiques tandis qu’ils sont plus colorés avec des motifs dans les passages comiques. De même, les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Par ailleurs, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Alerté par un cardiogramme anormal, Dimitri débarque en trombe chez César Sergueïev. Il trouve alors la maison sans aucun garde. Il fonce donc sauver son patron mais finit par le houspiller de ses frasques. Jeong Iwon, quant à lui, jongle constamment entre son père et son petit ami, tous deux possessifs, et réalise alors que ses journées de repos sont en réalité harassantes…

En conclusion

Ttung gae jongle avec aisance entre tension, humour et érotisme. Chaque personnage continue de dévoiler quelques traits surprenants de leurs personnalités, les rendant pourtant crédibles malgré des caractères exacerbés. D’ailleurs, j’adore découvrir les défauts de César qui le rendent presque pathétique. Le graphisme est un bonheur pour les yeux, les musculatures étant souvent mises en avant. La fin de ce tome se conclut sur un suspense insoutenable. Vivement la suite!

Dangerous convenience store 6 – 945

couverture de Dangerous convenience store 6 de 945, éditions Kbl

945
ISBN: 9782382883631
Kbooks, 2025
ISBN: 9791170951032 (KR)
Orange D, 2023 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Euijoon et Gunwoo parviendront-ils enfin à trouver le bonheur qu’ils attendent depuis si longtemps? »

945 (Gusao) conclut sa romance en dévoilant l’évolution de ses deux héros. La narration alterne entre les deux amants, partageant ainsi leurs réflexions. Euijoon s’affirme de plus en plus, pose directement les questions qui le taraudent tout en respectant les hésitations du mafieux. Malgré sa maladresse pour s’exprimer, Gunwoo fait des efforts pour expliquer son comportement, dévoilant au fur et à mesure quelques brides de son passé, et cherche à transmettre sincèrement ses regrets et ses sentiments. Grâce à la cohabitation, le couple évolue positivement dans la discussion et le respect des désirs de l’autre. Ainsi, la fragilité d’une relation malgré un amour réciproque est mise en avant. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, du dépassement du jugement sur l’apparence, de la nostalgie d’une rencontre.

945 a un trait épuré et anguleux qui s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment parfois en d’adorables SD. Les couleurs plutôt réalistes ont souvent des tons neutres. De même, des couleurs franches ou pastels transcrivent les ambiances. Par ailleurs, les décors soignés deviennent flous lorsque les plans se rapprochent. La mise en page classique rend toutefois la lecture fluide. Comme dans le tome précédent, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques, offrant même des coupes intérieures.

En résumé

Yeo Euijoon culpabilise de tromper son petit ami avec Beom Gunwoo, d’autant plus qu’il est sollicité à discuter après avoir envoyé un message de rupture. Pourtant, Gunwoo insiste en lui révélant n’avoir jamais eu l’intention de le quitter. En effet, d’après ses quelques explications, il souhaitait juste le protéger. Perdu, Euijoon se confie à son frère Euihyeon lors d’une visite impromptue de ce dernier. Réconforté et résolu à s’expliquer, le jeune salaryman va alors voir à l’improviste son petit ami. Qui choisira-t-il?

En conclusion

945 offre une conclusion emplie d’émotions, entre tension, comique et romance. Le dernier saut dans le temps transpire la nostalgie, préparant en douceur les lecteurices à la séparation. Le graphisme de toute beauté est pourtant très expressif. D’ailleurs, j’adore voir les personnages se transformer en SD. Et Gunwoo de plus en plus câlin me fait penser à un imposant nounours. Une série que je recommande, si vous n’êtes pas gênés par les scènes très chaudes.

Un assistant de rêve 2 – White Eared

Couverture de Un assistant de rêve 2 de White Eared, éditions Kbl

White Eared
ISBN: 9782382881194
Kbooks, 2024
Polarfox (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Jeong-Oh et Yibeom font face à un nouveau cauchemar! Parviendront-ils à réussir leur mission? »

White Eared continue de développer son univers, expliquant en détail les spécificités et les dangers du germe onirique et des rêves corrompus. Durant les explorations des rêves, les deux hommes dévoilent de nouvelles facettes, se comportant différemment. Ils acceptent d’ailleurs de plus en plus leur attirance réciproque, malgré l’installation d’un malaise entre eux. Ainsi, Jeong-oh devient trop bavard et cru durant le sexe tandis que Yibeom prend des initiatives tout en étant fuyant. La relation complexe avance donc difficilement, régressant à chaque évolution. L’auteurice détourne avec humour les clichés des scènes très érotiques tels que les lianes perverses, les rapports à plusieurs suite à une duplication. Iel s’intéresse à la cohabitation, au rapprochement, à l’influence du passé. Chaque client est prétexte pour aborder un thème différent. Yihyung continue d’apporter quelques tensions.

White Eared a un trait épuré. Dans les passages humoristiques, les personnages se transforment en SD, avec des expressions exagérées. Les couleurs bien que pimpantes restent réalistes. De même, les décors réalistes apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, il y a une image marquante du chapitre suivant à la fin des chapitres.

En résumé

Hon Jeong-oh trouve Shin Yibeom aux prises d’une plante maléfique. Mais émoustillé par son patron qui prend tellement de plaisir avec les lianes, l’assistant accepte de participer à cette débauche pour mettre fin à l’effet de l’étrange parfum de la plante…

En conclusion

White Eared joue au yoyo avec les émotions des lecteurices, satisfaisant d’abord leur attente pour ensuite tout détourner et proposer un autre développement. Le scénario semble se relancer constamment mais reste pourtant cohérent. Le graphisme très expressif nous fait oublier la censure des scènes érotiques pourtant très chaudes. Une lecture qui retient en haleine!

Underdog puppy love – Sado Romeo

Couverture de Underdog puppy love de Sado Romeo, éditions Hana

SADO Romeo 茶渡ロメ男
ISBN: 9782382767658
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784845858729 (JP)
Leed, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Je veux tout connaître du corps des hommes. »

Sado Romeo sensei narre une romance entre un lycéen et un comédien sur la sellette suite à un outing. Elle s’intéresse à divers sujets comme la différence d’âge, le poids des rumeurs dans le milieu artistique, les discriminations persistantes. Par ailleurs, elle dynamise son récit en jouant sur les contrastes. Par exemple, malgré sa tête d’ange, Hikaru parle crûment tandis que Naruse, bien qu’adulte, a un côté très fleur bleue. Sous prétexte d’une initiation, un jeu érotique s’installe entre les deux hommes mais le comédien essaie toujours d’imposer des limites au lycéen. Par ailleurs, Naru, après réflexion sur son avenir, se reconstruit grâce à Kogasaka qui lui apporte conseils et techniques plus modernes. A travers le fourbe Miwa Kippei, l’autrice montre d’autres méthodes pour stimuler sa carrière, parfois à la limite de la légalité. Par ailleurs, elle aborde la question de la première fois, de la libido des jeunes adultes.

La mangaka a un trait léché mais épuré. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Parfois, ses compositions utilisent les codes des shôjo comme des fleurs ou des scintillements entourant les personnages. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors détaillés sont très présents. Aussi, la mise en page plutôt classique évite ainsi de surcharger les pages. Dans les scènes érotiques, Sado sensei censure les parties intimes par un cache blanc. D’ailleurs, elle préfère cadrer ces passages au niveau du buste en général et précise donc avec humour ce qui se passe dans un encart. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages.

En résumé

La carrière montante du comédien Naruse Shirô s’arrête brusquement lorsque son duo avec Miwa Kippei éclate. En effet, Miwa le rejette en découvrant qu’il est secrètement amoureux de lui depuis six ans. Comme la rumeur sur son homosexualité enfle, le patron de leur agence n’hésite pas à le virer. Alors que Naruse noie son chagrin dans l’alcool dans un bar gay, un beau jeune homme l’aborde et l’emmène dans un love hotel pour la nuit. Toutefois, le lendemain, le comédien découvre que Kogasaka Hikaru n’est que lycéen. Pourtant, ce dernier lui demande de tout lui apprendre du sexe entre hommes et n’hésite pas à le faire chanter avec une photo compromettante…

En conclusion

Sado Romeo sensei propose un récit au premier abord gênant d’après le scénario mais très bien maîtrisé, empli d’humour et de sujets d’actualités. Elle analyse avec délicatesse la question du coming out des célébrités et des enjeux sur leur carrière. Son graphisme agréable ancre parfaitement le récit dans la réalité. D’ailleurs, je craque complètement pour leurs bouilles SD dans les passages humoristiques, surtout celles de Hikaru. Certains lecteurs pourront être choqués par la différence d’âge. Pour ma part, j’aime beaucoup la personnalité des deux héros et j’avais envie de les encourager. Une lecture touchante!

Terano et Kumazaki – Yoriko

couverture de Terano et Kumazaki de Yoriko, éditions Hana

Yoriko 依子
ISBN: 9782382767627
Hana, 2025
ISBN: 9784801974876 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je veux encore plus le perturber, trouver tous les endroits qui le font chavirer… »

Yoriko sensei narre une classique romance entre un bon élève président du conseil des élèves et un cancre considéré comme un délinquant. Elle base d’abord la narration du point de vue de Terano puis alterne avec celui de Kumazaki à la moitié du tome. Entre les nombreuses scènes érotiques, elle dépeint avec brio l’ambiance de la vie lycéenne. La relation est consensuelle, les deux adolescents discutant facilement malgré des caractères opposés. Ainsi, Terano taquine souvent son timide petit ami tout en respectant ses demandes. Le vice-président du conseil des élèves, Nishiki, bouscule un peu le couple. L’autrice aborde entre autres, le jugement sur l’apparence, la gestion de la jalousie, l’entraide et la pression de la réussite dans les études. Elle apporte encore plus d’humour avec les camarades de classes. Par ailleurs, elle offre deux histoires torrides en bonus.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle dessine des yeux effilés et des corps finement musclés. Les trames sont variées et en aplat tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Néanmoins, les décors très présents apportent un certain réalisme. La mise en page plutôt classique propose quelques pages plus dynamiques. Yoriko sensei décompose les gestes, détaillant ainsi les réactions. Par ailleurs, elle ne censure pas les scènes érotiques, qui apparaissent presque à chaque chapitre. A la fin de certains chapitres, elle donne des anecdotes.

En résumé

Le président du conseil des élèves Terano sort secrètement avec le timide Kumazaki Shûya qui passe pour un délinquant. Mais trop sûr de lui, il fait fuir son petit ami en voulant coucher avec lui au lycée. Pourtant, une semaine plus tard, Kumazaki l’invite chez lui et lui annonce s’être entraîné. Comment ne pas craquer face à tant d’amour?

En conclusion

Ce tome obtient la onzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2022. Malgré un scénario classique, Yoriko sensei nous retient en haleine avec une dynamique sans cesse renouvelée et des intrigues surprises. Bien qu’il y ait beaucoup de scènes érotiques, prépublication Qpa oblige, elle dépeint merveilleusement bien l’ambiance lycéenne et aborde des sujets simples mais intéressants. En plus, le graphisme très expressif est un pur bonheur. Pour moi, le fait que le couple soit déjà ensemble au début de l’histoire fait peut-être toute la différence, car cela bouscule la narration habituelle. J’attends le deuxième tome avec impatience. Coup de cœur!