Light of my life – Minami Fûko et Takiba

light of my life minami fuko takiba
MINAMI Fûko 水壬楓子
Takiba 滝端
ISBN: 9782382761021
Hana, 2022
ISBN: 9784758022255 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Dans ce cas, je préfère que tu me guides… »

Minami Fûko sensei narre une romance entre deux amis d’enfance. Toutefois, elle arrive à transformer un scénario au premier abord classique en un récit psychologique, s’intéressant au traumatisme et aux remords. Elle révèle au compte-goutte le passé expliquant l’origine du trouble entre Minagi et Shûhei, maintenant un certain suspense. Malgré la différence de classe sociale entre les deux amis, leur relation d’abord équilibrée et franche va se dégrader suite à des incompréhensions et des non-dits. Avec son côté innocent, Kuzé s’exprime maladroitement. Aki, quant à lui, ne juge que sur des présupposés. Sasara, qui les temporise, apporte une touche reposante dans les moments de tension. Ainsi, l’auteure s’intéresse au renoncement des rêves, à l’incompréhension à cause du manque de communication, à la différence ténue entre admiration et amour. Malgré la relation ambiguë entre les deux héros, elle installe une relation consensuelle.

Takiba sensei a un trait légèrement épuré et fin. Elle dessine des corps virils et finement musclés. Elle renforce le réalisme du récit avec des décors qui apparaissent dès que le plan s’élargit. De même, les trames sont variées. Et les trames d’ambiance introduisent certaines émotions. Les flash-back nombreux se repèrent immédiatement à leur fond noir. En plus, la mise en page très dynamique rythme la lecture avec des passages contemplatifs ou des ralentissements sur des détails. La mangaka ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle transcrit parfaitement la sensualité ou la violence des ébats. Sous la jaquette se trouvent une illustration ainsi que le postface des deux auteures.

En résumé

Au lycée, Kuzé Minagi rêvait de devenir un génie de la médecine. Il voulait étudier en Europe avec son ami Sasara qui serait devenu mannequin et Akimaru Shûhei, footballeur professionnel. Mais quelques années plus tard, Aki, qui aide son grand-père dans son salon de coiffure, découvre que Minagi a délaissé ses études pour devenir hôte. Ce dernier a même réussi à devenir numéro un et vient souvent se faire coiffer dans le salon du grand-père d’Akimaru. Après avoir tenté de le raisonner, Shûhei a fini par accepter d’initier son ami encore innocent aux plaisirs sexuels. Mais pensant que Kuzé gâche son talent, une distance s’installe entre les deux hommes. Peu de temps après le décès de son grand-père, Aki décide de reprendre la boutique. Mais il reçoit la visite de Sasara, accompagné de Minagi qui hésite à lui demander alors le gîte pour quelques temps…

En conclusion

Le graphisme de Takiba sensei est magnifique et expressif. En plus, le scénario de Minami Fûko sensei retient le lecteur en haleine, rendant presque palpable les sentiments des personnages. Cette lecture m’a procuré diverses émotions, me donnant presque envie d’entrer dans le manga pour secouer un peu les personnages. J’adore particulièrement Minagi qui, malgré des idées parfois saugrenues, fonce tout de même jusqu’au bout pour les réaliser. Shûhei semble le seul capable de le recadrer. J’ai un réel coup de cœur pour ce one-shot!

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