Jealousy 1 – Scarlet Beriko

jealousy 1 scarlet beriko
SCARLET Beriko スカーレット・ベリコ
ISBN: 9782375061213
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403665875 (JP)
Shinshokan, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Rogi est prêt à tout pour devenir membre du clan Ôyamato.

Scarlet Beriko sensei développe le passé du yakuza Rogi, permettant de comprendre son comportement actuel. Par moment, elle revient dans le présent pour montrer l’évolution de la famille et faire un petit parallèle avec la situation de Médor. Ce dernier apporte justement un peu d’humour. De même, le comportement puéril et extrême d’Uichi entraîne des situations amusantes. Le manipulateur a une personnalité bien plus complexe qu’il n’y paraît. Il semble tromper son ennui en suivant uniquement ses instincts, n’obéissant qu’à ses propres principes. Il est prêt à tout pour atteindre ses objectifs et ne respecte pas les limites. Ainsi, l’auteure encadre son héros d’autres personnalités fortes. Elle s’intéresse à la jalousie, décrivant avec finesse comment ce sentiment naît mais également comment il s’exprime. De même, elle dépeint parfaitement les sentiments complexes et contrastées qui touchent les personnes fréquentant le marginal.

La mangaka a un trait légèrement plus doux que dans Yondaime Ôyamato Tatsuyuki. Elle conserve tout de même un style réaliste malgré un trait fin épuré. Toutefois, elle exagère les expressions. Les trames d’ambiance sont discrètes. Les décors s’effacent pour mettre en avant les personnages ou les actions. La mise en page alterne entre classique et dynamique. Dans les scènes érotiques, Scarlet sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Elle met en avant le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Alors que Rogi Uichi accompagnait sa fille Reika à son cours de danse, un jeune homme se jette devant la voiture. Le yakuza décide de l’éliminer mais face à son monologue pour survivre, il l’épargne à condition qu’il s’excuse auprès de la fillette. Comme Hachi demande à être appelé Médor, la jeune fille souhaite alors le garder à la maison comme chien. Cette mésaventure rappelle alors au yakuza sa rencontre avec Ôyamato Akitora. Alors qu’il avait une relation sado-masochiste avec un écrivain, Akitora les avait surpris en train de jouer à la roulette russe en venant réclamer de l’argent emprunté. Rogi reconnaissant son ami d’enfance, Asoda Takashi, lui demande alors de le détacher…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2018. J’ai du mal avec la personnalité de Rogi mais j’apprécie tellement la narration et les aventures créées par l’auteure que j’arrive à passer outre. En plus, le dessin est magnifique.

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