Treat me gently, please 2 – Nekota Yonezou

treat me gently please 2 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351808221
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784862638519 (JP)
Libre, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« J’en ai assez que tu mettes ma vie sens dessus dessous! »

Nekota Yonezou sensei continue de développer la relation conflictuelle entre l’élève modèle Nemugasa et le voyou capricieux Maya. Elle fait évoluer doucement la relation, faisant intervenir Akira et Jûta pour secouer ses deux héros. En effet, Hideyuki comprend vite ses sentiments naissants mais sa maladresse le rend jaloux, possessif et tyrannique. Il change petit à petit de comportement. Même si Takashi n’a pas conscience aussi bien de l’amour qu’on lui porte que de ses propres sentiments, il s’interroge sur la différence ami et amant et prend parfois des initiatives. L’auteure montre que le couple n’arrive pas à se comprendre même en discutant mais que leurs efforts mutuels permettent d’avancer dans le bon sens. Elle révèle dans ses postfaces les secrets de création.

La mangaka utilise un trait épuré jouant sur les pleins et déliés. Elle a son propre graphisme, dessinant des visages au long menton et des cheveux très méchés. Pourtant, elle simplifie son trait dans les passages humoristiques. Les visages s’arrondissant deviennent alors tous mignons. Les décors situent principalement l’action. Par ailleurs, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Le reste des trames est équilibré et varié. La mise en page dynamique rythme la lecture. Comparé au tome précédent, Nekota sensei censure les scènes érotiques en recouvrant les parties intimes d’un cache blanc. Elle offre une présentation originale des personnages en début de tome avec un portrait accompagné d’un yonkoma offrant une anecdote amusante. De même, elle intègre sa postface au milieu du tome avec quelques dessins jouant sur les fantasmes.

En résumé

Maya Hideyuki et Nemugasa Takashi entretiennent une relation purement charnelle. Pourtant, le voyou semble ressentir de plus en plus d’attirance envers son partenaire. Depuis qu’ils ne sont plus dans la même classe, il a tendance à le harceler de messages. Et à la surprise de l’élève modèle, il fait une crise de jalousie en découvrant que Nemugasa a sympathisé avec Jûta, le frère d’Akira. En effet, ce dernier a la réputation de piquer tout ce qu’aime son cousin. Mais Takashi recadre le voyou, se méfiant tout de même de son nouvel ami qui provoque souvent leurs rencontres. Par la suite, vexé que Takashi fasse passer ses révisions avant lui, Maya le force à coucher avec lui la veille d’un examen blanc lors d’une dispute.

En conclusion

L’équilibre du couple n’est pas encore atteint mais Nekota sensei prend son temps. C’est très agréable de voir Nemugasa se rebeller et sa franchise déstabilisante apporte vraiment un plus au récit. J’aime beaucoup la tournure que prend l’histoire.

Treat me gently, please 1 – Nekota Yonezou

treat me gently please 1 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807996
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784862631015 (JP)
Libre, 2007 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

« Baisse ton pantalon si tu ne veux pas que je raconte tout! »

Nekota Yonezou sensei propose un recueil de plusieurs romances lycéennes plutôt tendues. L’histoire principale qui donne le titre au manga débute par une relation non consentie et sans sentiments. Pourtant Maya change petit à petit de comportement en devenant plus doux tandis que Nemugasa prend un certain temps avant d’enfin se rebeller. D’ailleurs, la narration se concentre surtout sur le point de vue de Takashi. Les deux héros naïfs et maladroits apprennent tout doucement à se connaître. Dans les autres récits, l’auteure développe peu la personnalité de ses personnages mais leur confère des caractères plutôt tranchés. Elle s’intéresse principalement à des relations bancales, polluées par l’inexpérience, la jalousie ou tout simplement un peu de fan service avec des uke plutôt tsundere. En fin de chapitre, elle dessine des anecdotes amusantes concluant chacune des différentes histoires et partage ses idées dans un commentaire.

La mangaka a un trait anguleux qui joue beaucoup sur les pleins et déliés. D’ailleurs, elle dessine des visages avec des mentons très longs. Toutefois, elle les arrondit dans les passages humoristiques, simplifiant également ses traits et leur donnant ainsi une touche mignonne. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure à peine les parties intimes, cachant quelques détails par des bandelettes noires ou des points blancs.

En résumé

Ne sois pas si cruel avec moi / Ne sois pas si froid avec moi: Nemugasa Takashi est boursier dans un lycée privé mais comme ses notes ont chuté dernièrement, il risque l’exclusion. Maya Hideyuki, convoqué également pour ses mauvais résultats scolaires, entend sa conversation avec leur professeur principal. Contrairement à son camarade de classe qui se jette corps et âme dans les révisions, il continue à s’amuser laissant entendre qu’il pourrait tricher. Mais pendant les examens, il remarque Nemugasa hésiter à recourir à une antisèche. Le lycéen rebelle donne alors rendez-vous après les cours à l’élève modèle qui a obtenu la seconde place des résultats. Après l’avoir menacé de le dénoncer, il le fait chanter pour abuser de lui.
Secret après les cours: Aki et Shiba ont dépassé le stade de la simple amitié. Mais Shiba ne comprend pas pourquoi son petit ami ne va pas plus loin que de simples câlins, au point d’y penser à voix haute en plein cours.
Caprices amoureux: Daiju et Kan couchent secrètement ensemble. Toutefois, Kan jalouse le charisme de son partenaire qui a du succès auprès des filles de la classe. Il se montre souvent capricieux mais cela lui apporte quelques soucis.
En slip et décomplexé / Pas la jupe: Aujourd’hui, Soramoto porte un slip blanc et a trop honte de le montrer à son petit ami, Hoshina. Il se comporte donc froidement avec lui.

En conclusion

Attention, l’histoire principale risque de choquer la sensibilité de certains lecteurs (viol). Sur une base assez classique du BL, avec une relation conflictuelle entre un voyou et un élève modèle, Nekota sensei apporte tout de même une touche personnelle puisque Maya est issu d’une famille aisée tandis que Nemugasa vient d’un milieu plus modeste. Elle joue sur le contraste et les oppositions mais fait évoluer doucement ses personnages. De même, elle montre la réprobation de l’entourage de Hideyuki sur son comportement. Même si l’histoire commence mal, n’hésitez pas à vous pencher sur ce titre car la suite s’améliore (surtout à partir du tome 4)…

Le roi alpha déchu – Nakamura Makino

le roi alpha dechu nakamura makino
NAKAMURA Makino 中村まきの
ISBN: 9782382760840
Hana, 2021
ISBN: ‎9784801968820 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

« Deux alphas ne peuvent néanmoins se lier, mais le corps de Rai commence à réagir comme celui d’un oméga…?! »

Nakamura Makino sensei personnalise l’univers omegaverse en proposant la transformation d’un alpha en oméga. Elle alterne la narration entre Rai et Keisuke. Elle permet ainsi de développer deux réflexions différentes sur la question de l’âme sœur et de la place des sentiments face à l’instinct. Le prince, épris de compassion pour les personnes abandonnées par des alphas ayant trouvé leur âme sœur, déteste l’idée d’une suprématie du destin. Il refuse également d’accepter les changements qu’il ressent dans son corps. Bien qu’étant un alpha supérieur, Sakaki désire un rapport consenti et essaie de se contrôler. Il s’interroge sérieusement sur l’origine de ses sentiments. Après avoir débuté par quelques clichés classiques de l’omegaverse, l’auteure se rattrape par la suite en abordant la question du marquage et de la lutte contre le destin. A la fin du tome dans l’histoire bonus, elle dévoile le futur proche du couple.

La mangaka a un trait plutôt épuré et anguleux, légèrement léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages musclés mais n’hésite pas à transformer Sakaki en adorable wanko. Les trames sont équilibrées. De même, les trames d’ambiance, parfois graphiques, renforcent les émotions. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique, mais surtout consacrée à la mise en avant de la sensualité des personnages. Nakamura sensei ne censure pas les scènes érotiques, présentes à chaque chapitre. Elle inclut également beaucoup de coupes intérieures. Par ailleurs, elle révèle quelques secrets sur la construction de son récit dans sa postface.

En résumé

Rai Zaravant, 15ème prince du royaume de Rohmer, promet au jeune Sakaki Keisuke de le prendre dans son harem quand il sera plus grand. Dix ans plus tard, il se rend au Japon mais au lieu d’un mignon jeune homme timide qu’il s’était imaginé, il se retrouve face à un lycéen baraqué plus grand que lui. Complètement excité par ces retrouvailles avec son premier amour, le jeune alpha ne peut s’empêcher de mordre la nuque du prince tout en le câlinant. Déçu et choqué par son attirance pour un alpha encore plus dominant que lui, Rai demande à ses gardes de l’éliminer. Mais quand il va en ville chercher un autre éphèbe, Sakaki intervient et le punit, profitant des surprenantes réactions du corps du prince à ses phéromones…

En conclusion

Attention, les premières scènes pourraient choquer la sensibilité de certains lecteurs (consentement gris, différence d’âge). Le graphisme de Nakamura sensei n’est pas encore totalement stable mais cela reste un plaisir pour les yeux. La relation alpha x alpha m’intéressait énormément. Je suis donc un peu déçue par l’idée de transformation. Par contre, je trouve très intéressant que Kei, alpha supérieur, conserve tout de même son côté un peu soumis envers son bien-aimé, désirant avant tout le satisfaire. De même, j’apprécie le changement d’orientation du récit pour mettre en avant la question des sentiments et du respect de l’oméga. Et puis, j’aurais aimé découvrir un peu plus Nadia, une femme alpha garde du corps.

Ze – kami no hon – Shimizu Yuki

ze kami no hon shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351808986
Taifu comics, 2015
ISBN:‎ 9784403663475 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’amour débordant entre maîtres kotodama et kamis.

Shimizu Yuki sensei offre un recueil d’histoires regroupant les bonus dessinés spécialement pour les fans, pour les séances de dédicaces ou d’autres évènements spéciaux comme les drama CD. Elle allie à la fois la comédie et l’érotisme. Elle dévoile encore quelques facettes des caractères de ses personnages, leurs sentiments. Ce tome se divise en trois parties. Même si tous les couples sont représentés, « Intérieur » s’intéresse surtout à Shôi et Asari tandis que « Extérieur » met en scène Genma, Himi, Ryûsei et Moriya. L’auteure maîtrise parfaitement le format court et présente donc des petites tranches de vie et des anecdotes amusantes ou coquines, ou la suite de certains chapitres. Par exemple, elle montre les aventures de Magane qui se déroulent après le dernier tome. Elle s’amuse aussi sur certains thèmes comme le cosplay, des interviews, le réveillon de Noël. L’histoire bonus finale présente le quotidien pendant une semaine de Moriya et Ryûsei.

Le recueil regroupant des travaux s’étalant de 2005 à 2012, on remarque immédiatement l’évolution du trait de la mangaka. Elle maîtrise parfaitement le format court, développant des gags sur une page ou en yonkoma. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. D’ailleurs, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Shimizu sensei offre beaucoup plus de scènes érotiques. Par ailleurs, elle censure à peine les parties intimes par de fines bandelettes blanches ou en jouant sur les cadrages.

En résumé

Après leur première nuit d’amour au love hotel, Raizô reste pantois devant le sourire de Kon endormi. Quand son kami se réveille, ils décident alors de prendre leur bain ensemble. En effet, Kon se montre de plus en plus audacieux. Et Raizô a du mal à contenir sa gêne et son excitation. Toutefois, quand son partenaire s’évanouit dans le bain parce qu’ils y ont passé trop de temps à se faire des câlins, il lui promet de prendre encore plus soin de lui…

En conclusion

Ce recueil obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. C’est un pur bonheur car les couples étant déjà formés, leurs rapports débordent d’amour et de sentiments. Je suis d’ailleurs très heureuse de découvrir encore plus d’histoires sur mon couple fétiche Moriya et Ryûsei. Quelle satisfaction de pouvoir lire tous les bonus distribués dans les différentes librairies ou évènements spéciaux! Une conclusion aux autres tomes indispensables pour avoir sa dose de romance.

Le printemps d’un cœur brisé – Cocomi

le printemps d un coeur brise cocomi
Cocomi ココミ
ISBN: 9782382762837
Hana, 2022
ISBN: 9784796413190 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Pourra-t-il passer outre la différence d’âge pour savourer pleinement les sentiments qui éclosent dans son cœur? »

Cocomi sensei propose de suivre la romance entre un photographe désabusé par la vie et un lycéen qui va le remotiver. Elle aborde ainsi la différence d’âge, la reprise d’une passion, la gestion d’une relation à distance. Malgré un sujet délicat, elle fait évoluer la relation dans le temps de manière saine et consensuelle. La narration donne principalement le point de vue d’Eisuke. Le pigiste ayant perdu confiance en lui suite à divers échecs, a tendance à ne percevoir que l’aspect négatif de sa vie. Kai, quant à lui, ne se sent pas à l’aise dans sa famille recomposée. En se fréquentant, les deux héros vont apprendre à s’apprécier et faire des efforts communs pour équilibrer leur relation. L’auteure met en avant le partage, la discussion, les petits bonheurs simples de la vie qui permettent de se construire, s’affirmer et apprécier son quotidien.

La mangaka a un trait très épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Son graphisme dégage une agréable douceur. Les trames en générale sont variées et équilibrées. De même, quelques trames d’ambiance renforcent les sentiments. Par contre, les décors apportent une touche réaliste. La mise en page très dynamique joue surtout sur des angles de vue recherchés et des ellipses de différentes formes. Cocomi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Mais elle privilégie l’expression des sensations plutôt que les détails trop sensuels.

En résumé

Kôga Eisuke (32 ans) n’a pas réussi à percer en tant que photographe et travaille actuellement comme pigiste. Il vit dans un petit appartement modeste qui avait une superbe vue sur des cerisiers jusqu’à ce que la famille Nagashima construise sa maison juste devant. N’ayant plus accès à ce magnifique paysage qui l’apaisait, il a tendance à perdre goût à la vie d’autant plus que son travail précaire le mine. Mais il sympathise avec le fils aîné Nagashima, Kai, qui aime passer du temps avec lui. Ce dernier prend même l’habitude de venir souvent chez lui. En se découvrant peu à peu, les sentiments du lycéen changent à son égard et Eisuke ne sait plus comment réagir. Un jour, après que Kai ait essayé de l’embrasser, il lui interdit de revenir chez lui…

En conclusion

J’avais adoré la série Restart de Cocomi sensei, et ce one-shot confirme mon intérêt pour son travail. J’apprécie les petits détails du quotidien, l’ambiance générale du récit qui prend à la fois son temps mais avance tout de même très vite dans le déroulement. Du bonheur simple et doux. Un coup de cœur!

Romantic lament – Sato Sanayuki

romantic lament sato sanayuki
SATO Sanayuki 佐藤さなゆき
ISBN: 9782382762981
Hana, 2022
ISBN: 9784796414043 (JP)
Kaiohsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il s’était pourtant promis de ne plus tomber amoureux d’un Alpha! »

Sato Sanayuki sensei installe un univers omegaverse devenu équitable grâce au développement des inhibiteurs. Elle offre une romance confrontant le destin et l’amour. Ainsi, elle interroge les lecteurs sur la force des sentiments, l’influence des phéromones confondue avec l’instinct et la croyance des âmes sœurs. La narration alterne entre les deux héros. Asahi, prisonnier de ses souvenirs, éprouve des difficultés à surmonter le traumatisme de sa séparation. Akiomi, quant à lui, avait des préjugés sur les intentions des omégas et pense qu’il faut lutter contre le destin, préférant la sincérité des sentiments aux simples réactions physiologiques. Alors que leur relation débute par un accord tacite de simulation, leurs sentiments évoluent au fur à mesure. Par ailleurs, l’auteure pointe les détails peu abordés dans l’omegaverse comme les difficultés rencontrées dans un couple prédestiné, la culpabilité ressentie par l’oméga prédestiné, la possibilité d’une même réaction pour des jumeaux.

La mangaka a un trait fin et anguleux assez classique. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à exagérer les expressions. Les trames sont assez variées. De même, les décors plutôt simples alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Sato sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle ne s’attarde pas non plus sur les détails. Elle donne le ton du récit dans les illustrations en début de chapitre. La couverture a obtenu la cinquième place au Chill chill BL award 2021.

En résumé

Le jour de son anniversaire, l’oméga Aïzawa Asahi abuse un peu trop de l’alcool. Depuis que son ex, Hirose Masaomi, l’a quitté pour son âme sœur, il rejette toutes les avances des alphas. Mais alors qu’il se rendait aux toilettes, l’esprit complètement embrumé par l’alcool, il croit reconnaître son ex avec une fille insistante. Ce dernier l’utilise pour s’en débarrasser. Toutefois, trop ivre, l’oméga lui vomit dessus et le sosie le ramène alors dans un hôtel. A cause des phéromones d’Asahi, l’alpha réagit malgré ses inhibiteurs et les deux hommes finissent par coucher ensemble. Le lendemain, l’oméga préfère fuir discrètement. Mais ce coup d’un soir le retrouve grâce à sa carte étudiant perdue sur place. Ban Akiomi s’avère être le frère jumeau de Masaomi et il lui propose alors de continuer à faire semblant de sortir avec lui.

En conclusion

Sato sensei s’éloigne des clichés habituels du genre pour offrir une relation consensuelle et saine, et même interroger sur quelques détails incohérents de cet univers. Les personnages sont attachants et provoquent donc la sympathie du lecteur. Ainsi, j’ai apprécié la lecture de ce one-shot, certes plutôt classique, mais très entrainant.

Long night sweet porno – Nobana Saori

long night sweet porno nobana saori
NOBANA Saori 野花さおり
ISBN: 9782382762967
Hana, 2022
ISBN: 9784796413497 (JP)
Kaiohsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Devenir d’abord amis puis comprendre que cela ne suffit pas.

Nobana Saori sensei offre une romance au premier abord classique, avec deux hommes blessés par de mauvaises expériences amoureuses. Elle alterne la narration entre Asami et Shitara, partageant leurs réflexions. Ainsi, elle s’intéresse au jugement sur l’apparence, à l’acceptation de l’être-aimé tel qu’il est, à une image désabusée de l’amour. Sô assume son homosexualité et rêve de moments romantiques avec l’être aimé. Il ne conçoit pas de relations sans sentiments. Au contraire, Yûhi se montre frivole mais a tendance à ne pas se révéler réellement dans l’intimité. Les sentiments entre les deux héros évoluent au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître. L’auteure révèle l’essentiel du passé douloureux des deux hommes à travers des personnages secondaires. Elle interroge sur un amour simple mais sincère, libéré de tout jugement. Comme les deux héros aiment prendre soin de leur partenaire, ils ont tendance à se sacrifier pour leur bonheur.

La mangaka a un trait épuré anguleux assez classique. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant légèrement les expressions. Les trames sont variées. Et les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est sobrement dynamique mais efficace, accompagnant le regard. Nobana sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle offre même quelques coupes intérieures. Par ailleurs, elle présente rapidement ses personnages dans sa postface. Les illustrations en début de chapitre donnent le ton du récit.

En résumé

Aimant les belles choses, Asami Sô apprécie son travail dans un petit bazar d’un centre commercial. Mais depuis quelques temps, il n’aime pas que le coiffeur Shitara Yûhi vienne troubler son petit paradis. En effet, il a du mal avec son caractère expansif et frivole ainsi que son côté tactile. D’ailleurs, il essaie de l’éviter autant que possible. Mais Shitara passe au bazar pour discuter dès qu’il a un peu de temps libre, souhaitant absolument sympathiser avec lui. Un jour, le vendeur surprend ce dernier en train d’embrasser une femme dans la salle de repos commune. En découvrant qu’il n’a aucun sentiment pour elle, Asami lui vole un baiser. Mais au lieu d’être dégouté après son coming out, Shitara l’invite à déjeuner et lui fait même une déclaration d’amour.

En conclusion

Ne vous fiez pas aux apparences! Ce thème développé dans ce one-shot joue également avec le titre qui pourrait porter à confusion sur le contenu. En plus, la relation entre les deux héros est consensuelle, malgré quelques baisers volés. Le scénario s’étoffe au fil des chapitres, offrant un récit prenant avec des personnages bienveillants et touchants. J’apprécie leur passion pour leur métier, les petits bonheurs simples ainsi que le développement de leurs sentiments. Une histoire douce et agréable à lire qui réchauffe un petit peu le cœur.

Fall in love with my new boss – Hakoishi Tammy

fall in love with my new boss hakoishi tammy
HAKOISHI Tammy 箱石タミィ
ISBN: 9782382762912
Hana, 2022
ISBN: 9784845855926 (JP)
Leed, 2020 (JP)
Titre original: 幼なじみ上司にフォーリン・ラブ
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Un nouvel employé retrouve son ami d’enfance devenu à présent son supérieur! »

Hakoishi Tammy sensei narre une douce romance entre un employé et son supérieur mais qui étaient également amis d’enfance. Elle base la narration du point de vue de Tôno. Elle aborde donc la difficulté à distinguer la relation amicale et les rapports hiérarchiques, à jongler entre le langage soutenu et familier. Sôta réalise petit à petit que son admiration cache des sentiments bien plus profonds. Au contraire, Mizusawa a besoin d’analyser concrètement ce qu’il ressent mais il peut devenir entreprenant. Ainsi, leurs sentiments évoluent en douceur. Les deux héros étant naturellement prévenants envers les autres, ils conservent donc une certaine réserve sur la compréhension de leur attirance. L’auteure installe une relation consensuelle, dans la discussion. Elle offre une tranche de vie au bureau, introduisant les divers tracas du quotidien professionnel.

La mangaka a un trait épuré anguleux qui semble simple au premier abord. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Son graphisme rappelle le style shôjo souvent présent dans les œuvres numériques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes, jouant plutôt sur les dégradés. Les flash-back s’intègrent directement au récit, utilisant un effet de trames à rayures sur les vignettes. Ainsi, cela permet de conserver le ton clair et lumineux des pages. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hakoishi sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Elle débute ses chapitres par une illustration pleine page en accord avec le ton général de ce qu’il se passe.

En résumé

Tôno Sôta intègre le département du développement des ventes dans une entreprise de construction. Son superviseur, Mizusawa Tetsushi, s’avère être son ami d’enfance. Mais ce dernier ayant trois ans de plus que lui, le nouvel employé ne l’avait pas vu depuis dix ans suite à son départ à l’université. Mizusawa se montre à la fois prévenant et stricte durant la formation, augmentant l’admiration que son subordonné nourrissait déjà à son égard dans sa jeunesse. Deux semaines plus tard, lors de sa fête d’accueil, le jeune salaryman remarque le mal-être de sa collègue Kondô mais ne sait comment réagir quand elle fond en larmes. Grâce à la bienveillance de leur supérieur, elle finit par avouer subir le harcèlement de certains clients. Tôno réalise alors que son admiration pour son ami couve peut-être d’autres sentiments…

En conclusion

J’ai un petit coup de cœur pour ce one-shot. J’apprécie beaucoup le graphisme. Et j’aime la spontanéité des personnages, rendant la dynamique entre eux très conviviale et agréable.

Beast’s storm 3 Hug me baby! – Kuroi Morry

beast s storm 3 kuroi morry
KUROI Morry 黒井モリー
ISBN: 9782382762806
Hana, 2022
ISBN: 9784796413619 (JP)
Kaiohsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Comment concilier le bien-être au travail et le bonheur familial?

Kuroi Morry sensei continue de développer la question de concilier travail et famille. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ces derniers résument même à travers leurs réflexions les sujets déjà abordés dans le tome précédent comme pour les détailler. Cette répétition accentue un peu le manque de rythme du récit, qui présente surtout le train-train quotidien des personnages, mais ne gêne en aucun cas la lecture. Au contraire, il est agréable de voir un tel problème récurrent au Japon ainsi approfondi. A travers Ohara et Sôgo, l’auteure propose même une solution idéale. Par ailleurs, elle développe son univers en présentant un peu plus la famille du directeur d’hôpital. Sôji représente la bête dans toute sa splendeur, avec un esprit de supériorité qui ne suit que son instinct et multiplie les partenaires, sans sentiments. Au contraire, Ohara apporte une touche bienveillante en prônant la mixité entre hommes et bêtes.

La mangaka a un trait fin, épuré et anguleux qu’elle simplifie et arrondit dans les passages humoristiques. Elle n’hésite pas alors à transformer les têtes en SD. Par contre, elle dessine Shôta tout en rondeur, accentuant son côté mignon qui devient presque du fan service. Les décors situent principalement l’action. De même, les trames sont utilisées avec parcimonie. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent souvent les émotions. La mise en page, simplement dynamique, accentue un certain effet de dépouillement. Kuroi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes. Les chapitres débutent par une illustration de Shôta accompagné d’un parent ou les deux.

En résumé

Kijima Shôta commence à babiller. Son père Sôgo tente alors de l’entraîner à prononcer « papa », espérant que ce sera son premier mot. Mais à son désespoir, l’enfant réussit à dire « riz ». Comme Sôgo commence à avoir ses chaleurs, il se montre très câlin avec son époux Miyaji Akira. Ce dernier commande alors en urgence des inhibiteurs auprès de l’infirmier Kirigawa. En effet, il ne souhaite pas de nouvelle grossesse avant que leur situation soit stabilisée, son mari et lui étant pris par leurs obligations. Depuis quelques temps, Eiko la sœur de Sôgo, l’aide en gardant Shôta, mais le médecin pense que cela n’est pas une solution viable sur la durée, même si son fils s’entend bien avec son cousin Riku. Par hasard, il rencontre alors Sôji, le père de Sôgo, qui ne l’apprécie guère…

En conclusion

Ce tome est parfois très bavard et le changement de rythme pourra décontenancer certains lecteurs. En effet, on ressent clairement une rupture entre passages mignons, sujets importants et scènes érotiques. Toutefois, le résumé intégré au récit permet de se plonger plus vite dans l’histoire sans avoir à relire les volumes précédents. Une lecture divertissante qui traite de sujets d’actualités pour passer un agréable moment.

Ze 11 – Shimizu Yuki

ze 11 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806746
Taifu comics, 2012
ISBN:‎ 9784403663178 (JP)
Shinshokan, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Etait-ce de l’amour? De la passion? De la pitié? Ou bien tout simplement de l’attachement?

Shimizu Yuki sensei plonge les lecteurs dans l’histoire dramatique de la formation du clan Mitô. Elle dévoile d’abord le passé de Hozumi et Takamitsu, ainsi que la transformation du clan qui s’agrandit. Elle s’intéresse particulièrement aux sentiments de Waki. En effet, ce dernier n’arrive pas à cerner les nuances entre amour, passion, attirance et attachement. En réalité, sa relation avec Magane et Rikiichi prend la forme d’un polyamour. Prisonnier de son passé, il va enfin réussir à avancer en acceptant ses sentiments, poussé par son entourage. Après beaucoup d’actions intenses, l’auteure reboucle avec subtilité sur la fin du premier chapitre du tome précédent. Elle conclut sa série en mettant ainsi en valeur l’amour qui naît à partir de différents liens. Elle offre donc un happy end rempli d’émotions.

La mangaka maîtrise les pleins et déliés qui renforcent l’impact de son trait épuré. Elle équilibre les trames, utilisant des tons plus sombres dans les passages dramatiques. Par ailleurs, les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page dynamique utilise pleinement les grandes vignettes pour les scènes d’action. Shimizu sensei ne dessine presque pas de scènes érotiques pour ne pas briser l’ambiance générale dramatique du récit. Toutefois, certaines cases explicites apportent en fin de compte une petite touche humoristique, comme si le lecteur surprenait les protagonistes dans leur intimité.

En résumé

Uta a trouvé un homme gravement blessé sur les rives de la rivière. Entendant son appel, Magane fonce en sa direction, suivi par Waki. A la demande de la maîtresse kotodama, le kami embrasse le blessé pour le soigner, après lui avoir retiré un couteau planté dans le ventre. Devant cette scène, Waki a du mal à cacher sa colère. Il réalise alors son attachement envers Magane, tolérant de le partager uniquement avec Rikiichi. De retour à la maison avec Endô Hozumi, le petit groupe découvre un autre homme blessé, les ongles arrachés. Yukino et Shirahase ont trouvé Takamitsu au pied de la cascade. Devant les supplications de ce dernier pour rester dans cet havre de paix avec son frère, Rikiichi accepte de les accueillir. En effet, Yukino, habituellement discrète, s’est totalement attachée à Takamitsu. Mais les Mitô ne pensaient pas que ces deux frères allaient chambouler leur paradis…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatorzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2011. M’étant attachée aux personnages, je n’ai donc pu retenir mes larmes en lisant les dernières pages. J’aime beaucoup le travail de l’auteure qui analyse les différents liens qui se créent et se transforment en amour.