Megumi & Tsugumi 6 – Si Mitsuru

Couverture de Megumi & Tsugumi 6 de Si Mitsuru, éditions Taifu

SI Mitsuru S井ミツル
ISBN: 9782375065846
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784801983748 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Tout juste transféré à Kokonoe, Tsugumi annonce à tout le lycée qu’il est en couple avec Megumi! »

Si Mitsuru sensei s’intéresse à l’intégration des omégas et des bêtas dans un lycée réservé aux alphas. Elle aborde donc les inquiétudes, les rejets, les difficultés d’adaptation, la gestion des chaleurs et la motivation portée par un leader. En effet, Tsugumi devient vite un modèle dans sa classe grâce à son habituelle attitude de sauveur d’omégas en péril. Megumi arrive tout de même à amener son petit ami violent à faire quelques concessions. Les échanges entre le romantique alpha et le gourmand oméga apportent constamment des surprises. Yamada Harutsugu, avec son côté surprotecteur, ajoute également une touche comique. Avec l’introduction du professeur manipulateur Nagano (oméga), l’autrice installe des tensions et de nouvelles intrigues. Elle reprend les classiques des romances scolaires tels que le voyage d’études, les petits moments intimes entre amoureux. Par ailleurs, elle offre deux histoires bonus amusantes.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance, graphiques, alternent avec les décors. La mise en page plutôt classique propose toutefois des vignettes prenant la forme selon leur contenu. Comme dans le tome précédent, Si Mitsuru sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle offre deux planches narrant des anecdotes amusantes, du point de vue des enfants puis des parents.

En résumé

Dès le premier jour, Yamada Tsugumi (oméga) se fait remarquer dans le lycée Kokonoe, en déclarant qu’il sort avec Kokonoe Megumi (alpha). Dans la classe spéciale, il attire également l’attention avec sa présentation percutante. Sakashita Inami (alpha), quant à lui, a aussi intégré le lycée et s’inquiète pour son ami oméga. Loin des soucis, Megumi espère avant tout profiter des joies du lycée avec son petit ami…

En conclusion

Si Mitsuru sensei introduit de nouvelles intrigues avec l’arrivée de nouveaux personnages. Elle maîtrise l’alternance entre tension, humour et scènes sexy. Elle chamboule un peu les classiques de la romance lycéenne grâce aux principes de l’omegaverse, créant ainsi beaucoup de surprise. La variété des expressions des regards permet immédiatement de comprendre les émotions des personnages. J’adore le professeur Nagano qui a sûrement encore d’autres facettes à nous dévoiler. Une lecture amusante!

Par-delà l’égoïsme – Soutome Emu

Couverture de Par-delà l'égoïsme de Soutome Emu, éditions Taifu

SOUTOME Emu 五月女えむ
ISBN: 9782375065983
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526027 (JP)
Shucream, 2021 (JP)
Titre original: エゴイストにはなびかない
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Si je n’en ai pas envie… Pourquoi est-ce que je me laisse tenter? »

Soutome Emu sensei narre une romance adulte entre deux hommes préférant prendre du plaisir sans sentiment. Elle alterne la narration entre les deux. Dévoilant au fur et à mesure leur passé, elle montre les causes de leur peur de s’engager et d’aimer. Sûr de son charme, Masaki a un comportement problématique, ayant tendance à faire passer son propre plaisir avant tout. Jin, qui prend énormément en considération le consentement, n’hésite pas à le recadrer. D’ailleurs, à l’opposé du Japonais, il fait passer le plaisir de son partenaire avant tout. Entre deux chamailleries, les deux tombeurs seme apprennent à se connaître. Leurs sentiments évoluent donc petit à petit. Ainsi l’autrice aborde la douleur d’un amour blessant, la solitude, l’importance de la communication dans un couple et la relation à distance. Elle s’intéresse également à la difficulté à construire un équilibre dans un couple et à la dépendance.

La mangaka a un trait légèrement épuré et fin jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle met d’ailleurs en avant la fine musculature de Jin. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est très dynamique. Soutome sensei censure à peine les scènes érotiques, ne détaillant pas les parties intimes tramées, mais offrant des coupes intérieures. Elle cache également les détails avec les angles de vue. Par ailleurs, il y a presque une scène par chapitre.

En résumé

Aohara Jin tient un petit restaurant d’onigiris sur l’île d’Oahu à Hawaï. Il n’hésite pas à draguer la clientèle, jouant de ses charmes. Un jour, il ramasse Masaki Kazuma, un Japonais qui se disputait violemment avec un ex petit ami. Ce dernier tombe immédiatement sous le charme de Jin. D’ailleurs, le Japonais n’hésite pas à rejoindre le métisse et ses sex friends Lei et Hao. Toutefois, il se montre plutôt violent et égoïste durant les relations charnelles. Même s’il désire coucher avec Aohara, ce dernier refuse d’être pénétré.

En conclusion

Soutome Emu sensei offre une romance sexy et adulte entre deux seme qui profitent de leur charme pour se faire plaisir. Malgré le thème léger d’un amour en bord de plage, elle aborde la question du consentement et développe avec délicatesse ses personnages. En plus, son graphisme fin met en valeur la plastique des deux amants. Si vous aimez les récits érotiques avec un scénario simple mais maîtrisé, foncez! Une lecture torride!

Le gardien de phare et l’enfant-mouette 1 – Azuma Kaya

Couverture de Le gardien de phare et l'enfant-mouette 1 d'Azuma Kaya, éditions Taifu

AZUMA Kaya 吾妻香夜
ISBN: 9782375065976
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784813033912 (JP)
Taiyohtosho, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« N’aies pas peur… Enfant amené ici par le dieu de la mer. »

Azuma Kaya sensei nous plonge dans une sorte de conte fantastique présentant la vie quotidienne d’un gardien de phare. Pour l’instant, elle installe son univers, les personnages et quelques mystères. Par ailleurs, elle s’inspire de la Bretagne. La narration faite par Evan prend la forme d’un journal. René s’intègre petit à petit au village grâce à ses efforts et sa spontanéité. D’ailleurs, son interaction avec Camille, qui le rejette d’abord, apporte quelques tensions. Simon, quant à lui, ajoute une note comique par ses réactions. Ainsi, l’autrice aborde la cohabitation, la solitude, l’acceptation. Elle met également en avant la vie quotidienne d’un village côtier. Elle se contente de semer des indices sur le rajeunissement d’Evan, maintenant constamment le suspense. L’histoire bonus donne des anecdotes amusantes sur la croissance accélérée de René.

La mangaka a un trait léché, avec un contour plus épais qui donne du relief. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, même celles du chat Bato. Elle utilise de très nombreuses trames aux tons variés. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions fortes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et présents apportent une touche réaliste. La mise en page classique propose quelques pages plus dynamiques. Néanmoins, Azuma sensei varie beaucoup les angles de vue. Elle ajoute également des notes poétiques dans certaines scènes intenses et des notes comiques avec les « transformations » de René selon les remarques. Sous la jaquette, il y a une petite carte de l’île. Pour l’instant, le récit développant la croissance de René à l’âge adulte, il n’y a aucune romance.

En résumé

Sur l’île Claire, le gardien de phare Evan trouve, un soir de tempête, une barque échouée dans laquelle gît une jeune mouette. Il la soigne mais le lendemain, l’oiseau s’est transformé en un enfant avec des ailes. Evan décide alors de recueillir et élever René. Mais alors que l’enfant grandit très vite, Evan semble rajeunir…

En conclusion

Azuma Kaya sensei propose un récit fantastique empreint de mystères. Elle installe pour l’instant son univers et les personnages, s’attardant principalement sur la cohabitation entre le gardien de phare et l’enfant-mouette, de son enfance à l’âge adulte. Il n’y a donc aucune romance. Toutefois, le suspense côtoie sans cesse l’humour, l’action et la bienveillance. Le graphisme de la mangaka, très détaillé, apporte une note réaliste. J’ai hâte de découvrir la suite de l’histoire. Une merveilleuse lecture!

Salad days 9 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 9 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazka

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400559
Nazca, 2026
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Je n’ai besoin que d’avancer avec courage. »

Jing Shuibian suit en parallèle les premières compétitions vers la professionnalisation de Bai et Jiang. Le couple consolide enfin leur relation, leurs séjours à l’étranger leur permettant de montrer plus directement leur affection. Ai Lai apporte une note amusante en supervisant indirectement les entraînements rigoureux des deux amoureux. En effet, malgré les vacances, Shen suit un régime et se prépare à une compétition internationale tandis que Jinyi augmente ses exercices. Une tension sexuelle s’installe dans le couple, renforcée par une abstinence forcée. Dans l’école d’Ai, le petit cygne découvre une rivalité saine, d’autres profils d’élèves dont Novie, une danseuse douée mais cardiaque. Ainsi le.a scénariste aborde la gestion de la frustration, la jalousie, le respect entre rivaux, la difficulté à ne pas se laisser influencer par la situation des autres. Par ailleurs, iel révèle le passé de Ying.

Tang Liuzang a un trait épuré et fin qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment en de mignons SD. Les couleurs sobres apportent une touche réaliste tandis que les trames d’ambiance, de couleurs ou graphiques, appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action et s’estompent même en arrière-plan pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page dynamique oublie totalement le format vertical numérique. Par ailleurs, le.a manhuajia donne une note poétique en suivant les deux amants dans leurs épreuves avec une composition particulière des pages. Même s’il n’y a pas de scènes érotiques, des indices (morsures, suçons, nudité, gêne) suggèrent subtilement le passage à l’acte. La première édition propose une couverture réversible avec du vernis sélectif du plus bel effet. Comme dans le tome précédent, il y a la présentation des personnages sur le rabat de la jaquette.

En résumé

Perdu dans ses réflexions pour sa carrière, Jiang Shen retourne chez lui pour se ressourcer. Mais dès son arrivée chez les Chen avec ses amis, Qingling fuit en entendant ses parents parler de supprimer ses cours de dessin. Malgré le soutien de ses amis, la lycéenne préfère aider ses parents mais ne perd pas de vue son objectif de devenir artiste. Bien que touché par la passion et la détermination de la jeune fille, Shen ne trouve pas encore de solution à son problème et se confie à son professeur Ai Lai. Toutefois, il décide tout de même d’avancer en continuant à danser. Mais il termine d’abord ses vacances aux États Unis avec Bai Jinyi.

En conclusion

Jing Shuibian accélère d’un seul coup son récit, aussi bien la romance que la professionnalisation des deux amants. D’ailleurs, le traitement des entraînements et des compétitions apporte beaucoup de tension et de suspense. Tang Liuzang sublime également ces passages par une mise en page particulière. Toutefois, des petites scènes amusantes, avec un graphisme tout mignon, viennent détendre l’atmosphère pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup découvrir les réactions des amis des deux héros qui introduisent à chaque fois des révélations. Une lecture palpitante!

Laisse-moi te détester 6 – Hijiki

Couverture de Laisse-moi te détester 6 de Hijiki, éditions Taifu

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375066027
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799767580 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« J’ai confiance en ceux en qui tu as confiance. »

Hijiki sensei s’intéresse à l’éducation des enfants ainsi qu’à l’organisation entre parents pour gérer les difficultés. Ainsi, elle aborde le manque de confiance en soi mais aussi envers les autres, la difficulté à choisir entre la multitude de méthodes existantes lorsque l’on est un jeune parent. En effet, Naoto préfère laisser Hazuki trouver ses propres techniques tout en le soutenant. D’ailleurs, l’oméga n’hésite pas à recadrer son mari lorsque rongé par la jalousie, il se comporte en alpha possessif. L’introduction d’Otoha, alias le bassiste Otoya (bêta, 23 ans), et de son groupe de musique apporte une touche comique. L’autrice introduit également un potentiel couple alpha*bêta, à travers les confidences du musicien. Par ailleurs, avec les vacances chez Yuki, la mère de Naoto, elle montre les diverses complicités qui se construisent entre les enfants et leur entourage. Elle s’attarde aussi sur les accidents domestiques.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt les trames en aplat mais conserve un certain équilibre. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est assez classique. Dans les scènes érotiques, Hijiki sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, la postface se trouve sous la jaquette. Les explications sur l’omegaverse sont en début de tome. Les bouilles d’Aoi très expressives apportent une note mignonne.

En résumé

Dernièrement, Tsuchiya Minato est dans sa phase de contestation, ne voulant pas lâcher sa mère Naoto (26 ans). Son père Hazuki (23 ans) ne sait plus comment faire, d’autant plus qu’il emmènera bientôt seul les enfants à un festival, Naoto ayant peut-être ses chaleurs. Alors, il n’hésite pas à demander à sa mère, à consulter internet et même observer d’autres parents qu’ils croisent…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Hijiki sensei continue de nous surprendre avec des protagonistes remettant en cause les clichés de l’omegaverse tout en offrant une tranche de vie familiale instructive. Elle alterne avec dextérité les moments tendres et comiques, les tensions et les scènes érotiques. Avec ses physionomies variées, on reconnaît immédiatement les personnages et les bouilles des enfants ajoutent une touche de mignonnerie fondante. D’ailleurs, ils ne sont pas totalement sages, ce qui les rend encore plus attachants. J’ai hâte de découvrir l’histoire d’Otoha, qui fait l’objet d’un spin-off. Une lecture enrichissante!

Kuroneko – Le pas chaloupé 1 – Sakyo Aya

Couverture de Kuroneko Le pas chaloupé 1 de Sakyo Aya, éditions Taifu

SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782375065815
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784403666391 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏のあるき方 1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« C’est un doux et langoureux poison qui s’écoule de la bague de Kagami… »

Sakyo Aya sensei nous plonge dans une ambiance familiale, mettant en avant l’ambiance que le couple de félidés instaure avec son entourage. Elle aborde l’harmonie du couple malgré la jalousie excessive ainsi que l’importance des compromis et des discussions. D’ailleurs, le consentement est encore flou à cause de l’égoïsme de Kagami. Ce dernier n’hésite pas à exprimer publiquement sa possessivité même devant le jeune Rio. Ainsi, Shingo négocie constamment. L’introduction du félidé Kokonoe Ryôta, de Nekoka kareshi no ayashikata (non traduit en français), permet également de développer une autre relation inégale, interrogeant sur le lien maître et chat. L’autrice s’intéresse à la pression du choix d’avenir. Dans l’histoire bonus, elle donne la version de Keiichi et Shingo pour la mesure du doigt, faisant lien avec le tome précédent. La jalousie de Kagami et de Takamigawa apporte quelques tensions, avec leur maîtrise différente.

La mangaka a un trait à peine épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Ainsi, Rio affiche une bouille trop mignonne avec ses grands yeux pétillants. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance très graphiques (fleurs, scintillement, cœur…) appuient les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page très dynamique varie les angles de vues. Sakyo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle cache les détails avec les onomatopées. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages de manière esthétique ou dans leur quotidien. Le tome débute sur une scène sexy avec quelques pages couleurs.

En résumé

Malgré un emploi du temps chargé, Kagami Keiichi déborde d’amour pour Shingo. Même si le chat noir râle beaucoup, il essaie toujours de satisfaire son petit ami. Un jour, alors qu’il gardait Rio, l’enfant trouve un chat dans un parc et demande à l’adopter. Comme Takamizawa et son père refusent, Shingo propose alors de garder le chat chez lui mais…

En conclusion

Sakyo Aya sensei montre l’évolution des différents couples ainsi que celle des personnages secondaires, installant une ambiance familiale et amicale. Elle continue également d’alterner son récit entre tension et érotisme. Par ailleurs, son graphisme déborde de sensualité. J’adore lorsque Keiichi utilise un langage cru qui casse totalement sa belle image de bel acteur, laissant ainsi paraître son côté très pervers. Quel bonheur de retrouver ces adorables félidés! Une lecture nostalgique.

Senpai, this can’t be love! Brush up 1 – Harekawa Shinta

Couverture de Senpai, this can't be love! Brush up 1 de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065778
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784040648583 (JP)
Kadokawa, 2020 (JP)
Titre original: 先輩、断じて恋では!Brush up
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« J’aime tellement Yanase qu’il occupe toutes mes pensées… »

Harekawa Shinta sensei continue les aventures de Kaneda et Yanase, s’intéressant à l’équilibre entre travail et vie privé. Ainsi, elle aborde la cohabitation, la gestion du manque et la conciliation entre amour et carrière. Malgré une relation bien établie, le jeune apprenti ressent encore de la gêne face aux démonstrations intimes. A cause de quiproquos, l’harmonie du couple se fragilise. Pourtant, entre doutes, tensions, disputes et réconciliations, Yanase provoque toujours la communication. Le designer 3D soutient au mieux son petit ami. Comme dans le tome précédent, l’autrice présente les spécificités du milieu artistique de la 3D, s’attardant sur le quotidien des graphistes et des studios. Elle met en avant la passion dans ces métiers, les inspirations et motivations, les opportunités grâce au détachement, les différentes techniques. L’histoire bonus offre une anecdote amusante sur le couple.

La mangaka a un trait épuré jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie. Toutefois, des hachures soulignent les ombres fortes et les volumes ou marquent les rougissements. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose parfois quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente les personnages secondaires dans sa postface, inspirés par des professionnels 3D qui lui ont servi de modèles.

En résumé

Muté pendant un an au Canada, Yanase Jun continue de former Kaneda Yûki qui l’a rejoint. Toutefois, ce dernier éprouve toujours autant de gêne dès que son petit ami se montre affectueux. En plus, ils logent ensemble. Comme Yanase rentre plus tôt au Japon, Kaneda s’ouvre petit à petit à ses collègues et continue ainsi de progresser grâce à eux. Mais dès son retour au Japon, le jeune apprenti réalise qu’il n’arrive plus à se concentrer lorsqu’il travaille aux côtés de son petit ami.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei approfondit à la fois la relation des deux héros ainsi que l’univers des studios 3D. Elle alterne entre tension, scènes sexy et notes comiques. Son graphisme très expressif dépeint avec finesse les émotions des personnages. J’aime beaucoup la dynamique qui s’installe dans le couple. Si vous avez apprécié le tome précédent, foncez, car il comble justement ce qu’il manquait à ce dernier! Une lecture attendrissante!

I cannot reach you 9 – Mika

Couverture de I cannot reach you 9 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505143376
Kana, 2026
ISBN: 9784046842244 (JP)
Kadokawa, 2025 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Profiter de cette dernière année en m’amusant ne dépend que de moi! »

Mika sensei introduit de nouveaux personnages, permettant ainsi de développer de nouveaux sujets. Elle montre l’évolution d’Oohara qui s’ouvre de plus en plus à son entourage mais également les efforts d’Ashiya pour être plus positif. Ainsi, elle aborde la gestion du manque et de l’inquiétude et les différentes façons de se lier d’amitié. Comme le groupe d’amis se retrouve dans des classes différentes, leurs liens évoluent. Hosoka veille sur le couple, portant également conseil. Fujino et Amamiya, quant à eux, apportent une note comique par leurs réactions parfois exagérées. Les nouveaux amis de Kakeru, Mizukawa Sora, Kitamura Taisei et Washimi Haruka semblent avoir des tempéraments bien trempés. Avec l’introduction de la peste Fujiwara Azusa, manipulatrice, l’autrice s’intéresse aux rumeurs, à la pression des ami.e.s, à l’influence des réseaux sociaux, à la différence entre apparence et personnalité. Elle crée ainsi des tensions, confrontant Ashiya à des sentiments complexes.

La mangaka a un trait doux et épuré. Comme dans le tome précédent, elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. Ces dernières reprennent d’ailleurs les codes du shôjo avec des scintillements, des pois ou des fleurs, et envahissent même les phylactères. Par ailleurs, les décors très présents apportent une note réaliste. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Mika sensei présente les personnages secondaires à la fin de certains chapitres. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine le quotidien des personnages. Le chapitre bonus donne une série d’anecdotes au format yonkoma.

En résumé

Durant les vacances de printemps, une partie de la classe 6 de deuxième année pique-nique sous les cerisiers en fleurs une dernière fois. En effet, à la rentrée, ils seront peut-être dans des classes séparées. Alors que les élèves discutent de leur avenir, Ashiya Kakeru constate qu’il ne sait rien des projets d’Oohara Yamato. En plus, son petit ami interagit de mieux en mieux avec ses camarades. Profitant du passage d’Oohara Mikoto, venue rapporter le smartphone oublié de son frère, les deux amoureux se promènent dans le parc. Mais quand Kurosawa demande à voir Oohara en tête à tête , Kakeru a du mal à réprimer son inquiétude.

En conclusion

Mika sensei aborde de nouveaux sujets en introduisant de nouveaux personnages, s’intéressant par ailleurs à l’influence des réseaux sociaux. Elle décortique les sentiments complexes dans de nouvelles relations amicales ainsi que la différence entre apparence et réel caractère. Son graphisme doux devient très expressif lors des passages comiques malgré un trait extrêmement simplifié. J’ai hâte de découvrir comment la mangaka va faire évoluer Kakeru, sa gentillesse naturelle devenant, dans ce tome, la cible de dénigrement. Une lecture apaisante!

Ne lâche pas ma main 1 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 1 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782345065860
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526133 (JP)
Shucream, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Avant, je détestais mes chaleurs plus que tout, mais maintenant… »

Sakimoto Saki sensei narre un omegaverse avec deux lycéens opposés par leurs statuts et leurs visions du monde mais qui sont attirés irrésistiblement l’un par l’autre. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi, la discrimination et la maltraitance. En effet, Kitahara subit un rejet de sa famille parce qu’il est un oméga et se dénigre à cause d’un complexe d’infériorité. Ichijô, quant à lui, déteste la discrimination et se montre surprotecteur envers les personnes fragiles. Ainsi, les deux lycéens vont d’abord se lier d’amitié avant de voir évoluer leurs sentiments. Luttant contre leurs pulsions, ils développent une relation consentie respectant le rythme de chacun. A travers les alphas Yamato, le frère de Miyabi, et Ichiya, l’autrice dénonce le poids des rumeurs ainsi que l’influence des préjugés, entraînant parfois des comportements violents. Elle s’intéresse par ailleurs à la culpabilité, la prise de conscience nécessaire pour se prendre en main et se surpasser.

La mangaka a un trait fin légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et très présents apportent une note réaliste. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une trame reprenant leurs formes précises. Sous la jaquette, elle présente la routine matinale des deux lycéens.

En résumé

Suite à des problèmes dans son lycée d’élite réservé aux alphas, Ichijô Haruto (alpha) est transféré dans un lycée ordinaire. Le délégué de classe Kitahara Miyabi (oméga) l’accueille durement, ne cachant pas sa haine envers les alphas aisés. Pourtant, lorsqu’il fait un malaise, Ichijô ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. D’ailleurs, l’alpha s’inquiète sans cesse pour l’oméga frêle et isolé qui vit seul. Lorsque Miyabi s’absente à cause de ses chaleurs, Haruto lui rend alors visite.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2023. Pour son premier manga relié, Sakimoto Saki sensei maîtrise déjà le rythme de son récit. Contrairement aux thèmes classiques de l’omegaverse, elle préfère mettre en avant l’effort personnel et le travail sur soi pour s’en sortir. Son graphisme très détaillé et de toute beauté apporte une note réaliste. Malgré un tome suffisamment complet et dense, j’ai hâte de découvrir la suite. J’aime particulièrement l’évolution de Kitahara qui découvre une douce ambiance familiale avec la famille d’Ichijô. Un coup de cœur!

Sign 4 – Ker

Couverture de Sign 4 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382883884
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je peux aimer chez lui? »

Ker conclut son récit avec l’évolution de la relation entre Jihae et Hyoon, développant en parallèle les choix d’avenir de Yohan et Soohwa. Iel révèle également les derniers secrets autour de Hyun-oh et So. Les rôles s’inversent avec le gérant de café et l’étudiant qui conseillent alors leurs deux amis en pleine dispute. Des comportements maladroits viennent détendre l’atmosphère tendue. Comme dans le tome précédent, la libido débordante de Go vient pimenter sa relation avec Kang qui prend de plus en plus d’initiatives. Les amis de Soohwa, Hye-Young et Hae-Young, apportent leur soutien. L’auteurice met en avant la communication au sein du couple, les relations consenties même dans des situations critiques (alcool, jalousie contenue). Iel aborde encore quelques problématiques rencontrées par les personnes sourdes comme par exemple l’accès à l’audiodescription dans les cinémas.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes sont plutôt sobres tandis que les couleurs d’ambiance appuient les émotions. De même, les décors très présents en arrière-plan, deviennent flous lors des plans rapprochés pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, les phylactères carrés indiquent l’utilisation de la langue des signes. En fin de tome, le.a manhwaga apporte des réponses aux questions des lecteurices par des illustrations.

En résumé

Cha Jihae s’interroge sur ses sentiments pour Oh Gyoon. Il se souvient alors des rumeurs qui courraient sur ce dernier à la fac. Pourtant, contrairement à ses camarades, il n’a jamais éprouvé la moindre peur. Bien qu’ils aient rendez-vous au cinéma, Gyoon tarde à venir. Jihae tente de le joindre par téléphone mais entend sa voix. En se rapprochant d’une ruelle, il surprend alors Gyoon embrasser So Nam-woo.

En conclusion

Ker conclut son récit avec toujours autant de surprises, alternant humour, scènes sexy et tension. D’ailleurs, ses scènes coquines sont en réalité mignonnes et amusantes avec les maladresses, tâtonnements et gênes des personnages. Le graphisme épuré apporte beaucoup de fraîcheur. Même si la question du handicap tombe rapidement au second plan, j’aime beaucoup les personnages aux caractères bien trempés. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur toute la série. Une lecture distrayante!