Tashiro est un peu… 4 – Yamada

Couverture de Tashiro est un peu... 4 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375065785
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799764138 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。4
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Je déteste perdre mes moyens quand je n’arrive pas à faire quelque chose… »

Yamada sensei s’intéresse à l’univers du mannequinat. Ainsi, elle aborde la pression, la rivalité et les aléas de ce milieu. Elle s’attarde également sur l’ambiance des séances photos. Mitsuzumi, d’abord manipulatrice envers son frère, réalise ensuite par elle-même l’évolution de ce dernier parmi ses amis. Ainsi, Tashiro et sa sœur arrivent enfin à se parler franchement. Mitsuki, quant à lui, dévoile de nouvelles facettes: son sérieux au travail contraste avec son esprit joueur et encore un peu gamin. Par ailleurs, l’autrice continue de développer la relation entre Sashinami et Sega. Elle installe un jeu de séduction plus proche des provocations que de la romance. Comme dans le tome précédent, elle dénonce les effets regrettables de l’alcool avec des ébats au consentement gris. Par ailleurs, les histoires bonus présentent quelques aventures du club de recherches manga, répondant à des requêtes de lecteurs.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle transforme parfois les personnages en d’adorables SD. De même, les personnages secondaires ont des morphologies plus caricaturales. Des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames sont utilisées avec parcimonie tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamada sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Pourtant, elle décompose et détaille certains mouvements, mettant en valeur la sensualité de certains gestes comme enlever des chaussettes. Sous la jaquette, elle offre des illustrations sous forme de photographies des personnages enfants. Il y a également une présentation des personnages en début de tome.

En résumé

Mitsuzumi Riku espère que son frère Tashiro Keima continuera de travailler dans le mannequinat. Sega Mitsuki, quant à lui, a une journée bien chargée. Son manager Sashinami Mei lui propose donc de se détendre en se baladant dans le bâtiment. Le mannequin débutant croise alors Ebihara Yûta, perdu dans les couloirs. Soudain revigoré, Sega surprend ainsi le staff par ses performances. D’ailleurs, son manager est bien décidé à ne pas le lâcher.

En conclusion

Ce tome se classe dix-septième meilleure série au Chill chill BL award 2024. Yamada sensei s’attarde sur le second couple et approfondit le thème des comportements problématiques en cas d’ivresse. Elle semble céder un peu à la facilité mais continue tout de même à jouer avec les limites du consentement. Par ailleurs, elle développe un peu plus Tashiro pour notre plus grand plaisir. Son graphisme original est vraiment expressif. J’apprécie la relation entre Mei et Sega. Toutefois certains lecteurs pourront être gênés par l’écart d’âge. Une lecture divertissante!

Tashiro est un peu… 3 – Yamada

couverture de Tashiro est un peu... 3 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375064160
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799758113 (JP)
Libre, 2022 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。3
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Brise ta carapace et reprenons tout depuis le début. »

Yamada sensei fait progresser la relation entre Tashiro et Ebihara. Comme dans le tome précédent, elle interroge sur le consentement et détourne avec humour les poncifs des romances. Ainsi, elle met en avant les difficultés et les tentatives que le couple rencontre pour équilibrer leur relation. En effet, Keima passe son temps à tester les limites de son camarade qui refuse de se laisser dominer. D’ailleurs, Yûta s’interroge de plus en plus sur ses sentiments tandis que son asocial ami fait des efforts pour se dépasser et contenir ses pulsions. Les surréactions d’Ebihara apportent beaucoup d’humour. Avec l’introduction de Sashinami Mei, le manager de Riku, l’autrice présente d’autres comportements problématiques, provoqués d’abord par l’alcool mais assumés par l’intéressé. Par ailleurs, elle met en avant Sega qui n’hésite pas à recadrer vertement le manager. Ainsi, elle aborde le déni des sentiments. L’histoire bonus offre une anecdote amusante.

La mangaka a un trait épuré parfois caricatural. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère également les expressions. D’ailleurs, elle représente souvent Ebihara en crevette et Tashiro en dorade. Les trames sont variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond dégradé du noir vers le gris avec un contour blanc autour des vignettes. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose quelques pages plus dynamiques. Yamada sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires, cadrant toujours au niveau du buste. Sous la jaquette, elle offre une planche amusante avec la série du club de recherche sur les mangas. En plus de la présentation des personnages en début de tome, il y a des fiches personnages au dos sous la jaquette.

En résumé

Dans un café, l’actrice Mitsuzuni Riku, essaie de convaincre son frère, Tashiro Keima, de remplacer l’acteur blessé qui devait jouer le rôle de petit ami dans un shooting. Mais son frère asocial refuse catégoriquement. Bannai Momofuku, Maru, Shikaku et Ebihara Yûta tentent en vain de les écouter en douce. Toutefois, Tashiro et Riku les repèrent vite lorsque Sega Mitsuki rejoint le groupe en parlant fort. La mannequin propose alors à Sega de participer également au shooting, subjuguée par la beauté de l’étudiant…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2023. Yamada sensei joue constamment avec les limites du consentement, rappelant toutefois les comportements problématiques. Elle présente par ailleurs des otaku tout à fait intégrés dans la société ou qui font des efforts pour l’être, les rendant plutôt réalistes malgré leur style graphique caricatural. D’ailleurs, le graphisme accompagne parfaitement les moments comiques. Je suis curieuse de découvrir les interactions entre Mei et Sega. Une lecture plaisante!

Tashiro est un peu… 2 – Yamada

couverture de Tashiro est un peu 2 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375063927
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799742846 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。2
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Je peux très bien te sauter dessus, là, tout de suite, si je veux. »

Yamada sensei oscille constamment entre sérieux et comique tout en interrogeant sur le consentement. Elle continue également de détourner avec humour les poncifs des romances. Ainsi, elle décortique le malaise qui s’installe dans une amitié après une déclaration d’amour et analyse les différents sentiments et réactions. Ebihara s’interroge sur l’amour homosexuel. Son imagination débordante crée des quiproquos hilarants. Tashiro fait des efforts pour se contrôler et n’hésite pas à exprimer ses limites. Bannai apporte une note bienveillante. Sega s’installe de plus en plus en tant que rival de Tashiro tout en dévoilant sa maladresse. Ainsi, l’autrice développe un peu plus les personnages secondaires. Par ailleurs, elle s’intéresse à l’univers otaku, avec entre autres, la sexualisation des cosplayeurs, la passion et l’investissement dans les loisirs. Elle termine ce tome sur un suspense insoutenable et une histoire bonus amusante sur le camp d’écriture.

La mangaka a un trait épuré qui se simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle passe d’un visage sérieux à une expression complètement loufoque en une case, les personnages surréagissant. Ainsi, tout les membres du club de recherches sur les mangas ont une physionomie caricaturale. Cela contraste avec les décors soignés et très détaillés qui apparaissent sur les plans larges. En plus, les nombreuses trames ajoutent une note réaliste. Par ailleurs, les trames d’ambiance souvent graphiques participent à la narration. Contrairement au tome précédent, la mise en page est plus classique avec quelques pages plus dynamiques. Bien qu’il n’y ait pour l’instant pas de scènes érotiques, Yamada sensei joue sur la censure des parties intimes durant le bain de manière comique. Elle donne également des anecdotes amusantes sous la jaquette.

En résumé

A son réveil, Tashiro Keima se souvient avoir touché Ebihara sans son consentement. Empli de remord, il part à sa rencontre. Il trouve alors Ebihara sous un abri de bus, attendant la fin de la pluie. Ce dernier s’est par ailleurs légèrement blessé après avoir fui un chien errant. Malgré des excuses sincères, Tashiro réitère sa déclaration d’amour…

En conclusion

Yamada sensei semble insister sur les situations de drague à risque et le consentement, questionnant les éléments scénaristiques classiques des BL. Son graphisme participe également aux scènes comiques. Toutefois, son humour ne plaira peut-être pas à tout le monde. Pour ma part, j’aime les échanges houleux entre Tashiro qui craque facilement et Ebihara qui le recadre tout aussi sec. Et j’apprécie de plus en plus Bannai qui a toujours le mot pour réconforter tout le monde. Une lecture réjouissante!

Tashiro est un peu… 1 – Yamada

tashiro est un peu 1 yamada

YAMADA ヤマダ
ISBN: 9782375063439
Taifu comics, 2023
ISBN:‎ 9784799733981 (JP)
Libre, 2018 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。1
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Son horoscope lui avait promis LA rencontre de sa vie. »

Yamada sensei narre une comédie romantique plus comique que romanesque. D’ailleurs, elle s’amuse à détourner les poncifs du genre. Ainsi, bien que Tashiro ait beaucoup de mal à communiquer à cause de sa timidité, il déclare facilement ses sentiments. Ebihara, quant à lui, parle franchement mais a tendance à fuir les situations qu’il ne maîtrise pas. Toutefois, il réfléchit sincèrement aux sentiments de son nouvel ami et reste tout de même ouvert, analysant également ce qu’il ressent. Les deux étudiants se rapprochent donc petit à petit. Le beau Sega affiche une image typique du dragueur sûr de lui pourtant il révèle rapidement beaucoup de ses failles. Par ailleurs, l’auteure aborde la question de l’apparence, la différence sociale et la culture otaku. Elle s’amuse avec des références reconnaissables ou connues.

La mangaka a un trait épuré et simple qui colle parfaitement au style comique. Elle n’hésite pas à déformer et exagérer les expressions. De même, Ebihara est parfois représenté par une crevette et Tashiro par une dorade. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance graphiques participent à la narration tandis que les autres trames sont assez variées. La mise en page a une structure stricte imitant les yonkoma. Yamada sensei les divise parfois en cases classiques. Elle offre une image ou une planche à la fin de certains chapitres, répondant à la demande des lecteurs. Sous la jaquette, elle dessine les idoles des jeux suivis par les héros et révèle quelques secrets sur Bannai.

En résumé

Ebihara croyait dur comme fer qu’il allait faire la meilleure rencontre de sa vie comme le prédisait son horoscope. En fin de compte, il tombe sur un voleur au regard mauvais et fuit. A l’université, alors qu’il racontait sa mésaventure à son ami d’enfance Bannai, ce dernier croit reconnaître Tashiro d’après sa description. En réalité, le nouvel élève qui a intégré récemment le club de recherches sur les mangas, est tellement timide qu’il a du mal à communiquer. Suite à ce quiproquos, Ebihara sympathise donc rapidement avec Tashiro avec qui il partage beaucoup de points communs…

En conclusion

Ce tome obtient la deuxième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2019. Pour son premier BL, Yamada sensei donne une certaine fraicheur à un scénario classique grâce à son humour. Toutefois, ce genre ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, je suis complètement conquise, appréciant les jeux de mot et les situations déjantées. J’aime les différentes expressions de Tashiro et Ebihara.