Jealousy 2 – Scarlet Beriko

jealousy 2 scarlet beriko
SCARLET Beriko スカーレット・ベリコ
ISBN: 9782375061596
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784403666438 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Toi et moi, on vibre au même rythme. »

Scarlet Beriko sensei continue à s’intéresser aux différentes formes de la jalousie: possessivité, peur de perdre sa place, solitude. Après un premier tome installant les liens, elle décrit l’évolution des différentes relations entre ses personnages. Ainsi, elle aborde le désir et un amour érotique. Les sentiments oscillent entre passion et instabilité, haine et admiration. Par exemple, Rogi se retrouve désarmé face à Asami qui l’a immédiatement cerné. Elle le considère comme un enfant esseulé en quête de reconnaissance et d’amour. Par ailleurs, l’auteure met en avant Akitora. Elle montre les différentes méthodes des yakuzas pour faire du chiffre: chantage, bourse, manipulation, investissement, pot de vin. Elle approfondit également un peu plus la psychologie de ses personnages. Akitora et Rogi sont irrémédiablement attirés car ils ont à peu près le même caractère: foncer sans réfléchir, aimer le danger.

La mangaka a un trait épuré et joue sur les pleins et les déliés, donnant un peu d’épaisseur aux contours. Elle simplifie les expressions ajoutant une touche humoristique. Malgré un style réaliste, elle varie les trames et détaille les décors mais les efface pour mettre en avant l’action. Bien que la mise en page semble plutôt classique, son découpage cinématographique décortique les mouvements. Scarlet sensei utilise les cadrages et les angles de vue pour éviter de trop censurer les scènes érotiques. Les fines bandelettes blanches cachent à peine les parties génitales. A la fin du chapitre 8, 4 yonkoma présentent avec humour comment Rogi, Tora et Asami essaient de tuer le temps durant leur cohabitation.

En résumé

Poignardé par Handa Futoshi du clan Yayoi qui avait laissé exploser sa jalousie, Ôyamato Akitora le tue à coups de poing. Averti par son ami coiffeur, il retrouve ensuite Rogi Uichi (21 ans) qui s’est réfugié dans le salon de coiffure. Bien que le désinvolte amant ait utilisé le nom de la famille Hanamura, entraînant cette chasse à l’homme, le yakuza préfère le garder dans un appartement. Mais alors qu’ils étaient en pleins ébats, ayant cédé à leurs pulsions, Asami, la femme d’Akitora, débarque avec leur fils Tatsuyuki…

En conclusion

Ce tome n’a pas été classé au Chill Chill BL award 2019 mais les lecteurs l’ont cité parmi les meilleures séries palpitantes. Décidément, Rogi est un vrai nid à problèmes. A cause de son comportement marginal, je n’arrive pas à deviner ce qu’il prépare, ni ses réactions. L’auteure arrive vraiment à me surprendre à chaque fois. Par ailleurs, j’adore Asami et j’admire sa force de caractère. La mangaka déploie tout son talent dans cette série!

Jealousy 1 – Scarlet Beriko

jealousy 1 scarlet beriko
SCARLET Beriko スカーレット・ベリコ
ISBN: 9782375061213
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403665875 (JP)
Shinshokan, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Rogi est prêt à tout pour devenir membre du clan Ôyamato.

Scarlet Beriko sensei développe le passé du yakuza Rogi, permettant de comprendre son comportement actuel. Par moment, elle revient dans le présent pour montrer l’évolution de la famille et faire un petit parallèle avec la situation de Médor. Ce dernier apporte justement un peu d’humour. De même, le comportement puéril et extrême d’Uichi entraîne des situations amusantes. Le manipulateur a une personnalité bien plus complexe qu’il n’y paraît. Il semble tromper son ennui en suivant uniquement ses instincts, n’obéissant qu’à ses propres principes. Il est prêt à tout pour atteindre ses objectifs et ne respecte pas les limites. Ainsi, l’auteure encadre son héros d’autres personnalités fortes. Elle s’intéresse à la jalousie, décrivant avec finesse comment ce sentiment naît mais également comment il s’exprime. De même, elle dépeint parfaitement les sentiments complexes et contrastées qui touchent les personnes fréquentant le marginal.

La mangaka a un trait légèrement plus doux que dans Yondaime Ôyamato Tatsuyuki. Elle conserve tout de même un style réaliste malgré un trait fin épuré. Toutefois, elle exagère les expressions. Les trames d’ambiance sont discrètes. Les décors s’effacent pour mettre en avant les personnages ou les actions. La mise en page alterne entre classique et dynamique. Dans les scènes érotiques, Scarlet sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Elle met en avant le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Alors que Rogi Uichi accompagnait sa fille Reika à son cours de danse, un jeune homme se jette devant la voiture. Le yakuza décide de l’éliminer mais face à son monologue pour survivre, il l’épargne à condition qu’il s’excuse auprès de la fillette. Comme Hachi demande à être appelé Médor, la jeune fille souhaite alors le garder à la maison comme chien. Cette mésaventure rappelle alors au yakuza sa rencontre avec Ôyamato Akitora. Alors qu’il avait une relation sado-masochiste avec un écrivain, Akitora les avait surpris en train de jouer à la roulette russe en venant réclamer de l’argent emprunté. Rogi reconnaissant son ami d’enfance, Asoda Takashi, lui demande alors de le détacher…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2018. J’ai du mal avec la personnalité de Rogi mais j’apprécie tellement la narration et les aventures créées par l’auteure que j’arrive à passer outre. En plus, le dessin est magnifique.

Yondaime Ôyamato Tatsuyuki – Scarlet Beriko

yondaime oyamato tatsuyuki scarlet beriko
SCARLET Beriko スカーレット・ベリコ
ISBN: 9782375061121
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403664809 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Une rencontre du destin qui se renouvelle deux fois.

Scarlet Beriko sensei propose de suivre la romance d’Ôyamato Tatsuyuki, apparu dans Minori no te. Elle aborde avec humour l’amour à sens unique, l’envie de liberté et l’évolution des sentiments. Toutefois, elle maintient un certain suspense en ne révélant que petit à petit les liens entre l’héritier, Koga Nozomi et l’ancien yakuza Rogi. La psychologie des personnages est travaillée. Ainsi, le passé lourd et traumatisant de Koga contraste avec son côté enjoué et mièvre, même s’il montre parfois des moments fragiles. Son comportement de stalker est vite pardonné avec son joli minois de pleurnicheur. D’ailleurs, l’auteure montre clairement l’impact de la rencontre entre les deux amants. Elle décrit avec finesse l’instabilité émotionnelle et les changements de personnalité. Elle joue également sur les contrastes. Malgré sa tête de voyou, Tatsuyuki se révèle très gentil. La noirceur de Rogi, manipulateur, détonne avec son côté père gâteux.

La mangaka a un trait épuré, fin et légèrement anguleux. Malgré un style réaliste, elle exagère les expressions pour renforcer l’impact des émotions. De même, elle dessine des oreilles très pointues à Tatsuyuki. Les trames servent principalement à ombrer ou colorer. Ainsi, les trames d’ambiance se font vraiment rares. La mise en page paraît parfois cinématographique, avec des zooms, le découpage des mouvements ou des changements. Cela donne une dynamique à la lecture tout en mettant en avant la beauté du graphisme. Dans les scènes érotiques, Scarlet sensei censure les organes sexuels par de fines bandelettes ou par l’absence de détails. Même si les ébats avec Rogi tendent à une relation SM, elle porte attention à la sensualité des images. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre mettent en valeur la plastique des personnages. Sous la jaquette, deux planches dénoncent avec humour le côté maternel et surprotecteur d’Asoda.

En résumé

Suite à une déception amoureuse, Ôyamato Tatsuyuki passe ses journées à se morfondre. Pour motiver le quatrième héritier du clan de yakuza régnant sur le Kanto, son homme de main, Asoda, l’envoie à Fukuoka apprendre les bases du métier. Mais le jeune homme n’a pas envie de prendre la succession de son père et préfère passer du bon temps. Complètement ivre, il s’endort sur le banc d’un parc. Il est alors recueilli par un mystérieux homme. Le confondant avec son premier amour, ils finissent par coucher ensemble. Mais au matin, Tatsuyuki panique en découvrant que le bel inconnu semble bien le connaître. En plus, ce dernier l’embrasse de joie de le retrouver enfin…

En conclusion

Ce spin-off de Minori no te a obtenu la sixième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2016. Koga Nozomi occupe la onzième place du meilleur seme et Ôyamato Tatsuyuki, la cinquième place du meilleur uke. Ce titre est parmi mes préférés des œuvres de l’auteure. Son style graphique et narratif est vraiment agréable. J’aime beaucoup la dynamique qui se crée entre Nozomi et Tatsuyuki. Une belle romance touchante!

Minori no te – Scarlet Beriko

minori no te scarlet beriko
SCARLET Beriko スカーレット・ベリ子
ISBN: 9782375061008
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403664793 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Un ostéopathe au cœur blessé qui soigne pourtant celui de ses patients.

Scarlet Beriko sensei propose de suivre quelques tranches de vie de l’ostéopathe Shigefuji Minori. Elle sème des indices au fil des chapitres, permettant à la fois d’introduire la suite et de révéler au fur et à mesure le contexte et le passé du médecin. Qui Minori fuit et pourquoi? Même si les deux premiers clients ont un petit rôle, leur psychologie est tout de même travaillée. Le comportement de Minori change brusquement, passant du masseur consciencieux au pervers un peu sadique. De même, les actions du têtu Yanai Sôta le font passer pour un masochiste. L’auteure aborde différents thèmes comme la culpabilité, le sentiment d’impuissance malgré un amour démesuré, les problèmes de communication et la difficile gestion de sentiments restés en suspens. Elle complète son récit par un chapitre abordant le manque de confiance en soi face à la célébrité d’un être cher.

La mangaka a un trait épuré, très fin, qui conserve cependant une touche réaliste. En exagérant certaines expressions, elle apporte un peu d’humour graphique. Elle dessine des yeux assez grands et expressifs et soigne particulièrement les positions des corps ainsi que les angles de vue. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. Le découpage semble presque cinématographique. Dans les scènes érotiques, Scarlet sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches ou tout simplement par l’absence de détails. Elle équilibre les sentiments avec les câlins. D’ailleurs, il se dégage beaucoup de sensualité dans ses traits. Les illustrations en début de chapitre présentent un moment tendre du couple. Sous la jaquette, deux planches, à lire à la fin pour ne pas gâcher la surprise, donnent des anecdotes sur Minori.

En résumé

Minori no te / Conversation au quotidien: Le réputé ostéopathe Shigefuji Minori reçoit en consultation Ôyamato Tatsuyuki, un fils de yakuza envoyé de force par son homme de main Asoda. Mais ce médecin a des méthodes assez particulières. En effet, il soigne aussi bien le corps que le cœur, plongeant ses patients dans le plaisir. Le jeune héritier qui n’a pas envie de prendre la succession du clan prend alors vite goût à ces massages libérateurs…
Le bonheur format B4: Avec sa série « Samurai kingo », le mangaka Kazutora Rikka (37 ans) commence à devenir célèbre. Nekoyashiki, son ami de lycée, colocataire qui officie également comme homme à tout faire, l’assiste tout en s’occupant des tâches ménagères. Mais la responsable éditoriale, Kumagaya, lui demande de proposer de nouveaux assistants au dessinateur…

En conclusion

Ce manga a obtenu la première place de la meilleure création de nouvel auteur au Chill Chill BL award 2016. Malgré un format court, l’essentiel apparaît et permet de s’immerger complètement dans l’histoire. Même les personnalités sont assez approfondies pour plaire. En plus, le graphisme de l’auteure est de toute beauté. On ne peut qu’être charmé par cette lecture agréable!