Kuroneko – La dépendance – Sakyo Aya

kuroneko la dependance sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808962
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664021 (JP)
Shinshokan, 2013 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の甘え方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Combien de fois dois-je te lécher pour que tu comprennes? »

Sakyo Aya sensei continue de résoudre les derniers points qui empêchaient la relation de Kagami et Shingo de s’épanouir. Elle développe particulièrement les raisons du déséquilibre entre eux. En effet, l’acteur qui manque de confiance en lui, a tendance à se montrer très possessif. Au contraire, Shingo affirme un peu mieux ses sentiments mais sa peur d’être un jour abandonné reste ancrée en lui. Masato, quant à lui, apporte une touche d’humour avec ses réactions parfois complètement « gaga ». L’auteure s’intéresse donc à la difficulté à faire confiance, à la peur de l’engagement et à l’incompréhension qui s’installe par manque de communication verbale. Elle alterne alors la narration entre ses deux héros, dévoilant leurs points de vue différents sur leur relation. Elle joue également sur le fan service en se focalisant sur l’interprétation de l’odeur dans les moments intimes. L’histoire bonus offre un jeu érotique qui se conclut dans la postface.

La mangaka a un trait légèrement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps musclés. D’ailleurs, on peut les admirer s’entremêler dans les quelques pages couleur en début de tome. Les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. Les autres trames sont variées sans pour autant surcharger les pages. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page dynamique s’attarde sur la plastique des personnages et leurs réactions. Sakyo sensei censure à peine les scènes érotiques en cachant les parties intimes par les onomatopées. Comme dans le tome précédent, elle offre une scène à chaque chapitre. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des protagonistes. Sous la jaquette, deux planches humoristiques et sexy s’intéressent encore aux tétons du « pov’minou ».

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo ont accepté leurs sentiments et n’hésitent plus à l’exprimer durant leurs ébats. Le chat noir continue tout de même à refuser d’abord ce qui lui plaît le plus. Mais dès qu’il se montre franc, l’acteur n’arrive plus à se contrôler et laisse alors apparaître ses tâches de léopard avec l’excitation. D’après Shingo, il dégage également un parfum envoutant. Lors du tournage du dernier film d’une trilogie, le photographe Hasumi suit Kagami pour réaliser un livre sur les coulisses. L’acteur demande alors la participation des techniciens, souhaitant également mettre en avant leur travail. Quelques jours plus tard, Hasumi aborde Shingo en lui révélant l’avoir aperçu embrasser son amant…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2014 et la première place dans la catégorie érotique et la catégorie doux. Le drama CD se classe également à la dixième place. J’apprécie le savoureux mélange entre érotisme et thèmes sérieux. Je fond complètement pour le couple mais j’aime aussi découvrir un peu les aventures conjugales de Masayan. Et quel plaisir de retrouver Shio, de la série Nekoka danshi no shitsukekata.

Kuroneko – Le jeu – Sakyo Aya

kuroneko le jeu sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808719
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784403663611 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の遊び方
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Les humains finissent toujours par m’abandonner. Je suis sûr que toi aussi, un jour… »

Sakyo Aya sensei propose une romance alliant érotisme et fan service félin. Elle installe un jeu de séduction entre Shingo et Kagami, dont la relation uniquement charnelle débute consciemment. Elle base principalement la narration du point de vue de l’ouvrier, l’acteur donnant sa version dans un chapitre. Ainsi, Shingo, gay dominant, se retrouve complètement soumis à Kagami mais résiste avec impertinence. Même si les deux héros réalisent leur attirance mutuelle, ils ont tendance à rester dans le déni de leurs sentiments. Par ailleurs, l’auteure ajoute encore un peu de tension dans le couple en révélant par flash-back le traumatisme de Shingo, expliquant ainsi son comportement. Elle joue également sur le contraste entre le physique et la personnalité de ses personnages: sous ses airs de beau gosse gentil, Kagami cache en réalité un sale caractère taquin et manipulateur, développant un amour possessif. Masato joue les cupidons, ajoutant une note humoristique.

La mangaka a un trait finement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle ajoute également une touche mignonne et fan service en représentant parfois les hommes-chats avec leurs oreilles et leur queue de félin. Shingo en chat a une tête très expressive. Uke et seme ont des corps musclés mais assez fins. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions et alternent avec les décors. Les autres trames sont également variées. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les changements d’angles de vue, en particulier les contre-plongées et les plongées. Sakyo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en intègre même une à chaque chapitre. Elle met en scène l’intimité des personnages dans les illustrations en début de chapitre et reprend une image du chat noir en fin de chapitre. Par ailleurs, sous la jaquette, une histoire sensuelle en deux planches s’amuse du comportement félin.

En résumé

L’homme-chat Shingo aime son état félin car il apprécie de coucher avec qui il veut sans s’attacher, de travailler sans faire trop d’effort et de se promener sous sa forme de chat noir. Par conséquent, son ami d’enfance, Sakagami Masato, l’emploie à mi-temps dans son entreprise de décors de cinéma. Mais lors d’un tournage, l’impressionnant saut de Shingo attire l’attention du célèbre acteur Kagami Keiichi. Depuis, ce dernier colle sans cesse l’ouvrier, curieux de comprendre le métier de ce dernier. Il l’invite même à une soirée de l’équipe. Il lui propose alors un étrange alcool au parfum tant savoureux pour les chats…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. Il se classe également en premier meilleur manga érotique. Shingo est classé troisième meilleur personnage érotique. Attention, les premiers rapports ne sont pas consensuels. En plus, la manie du chat noir de dire « non » par esprit de contradiction, brouille un peu la compréhension des situations. Le graphisme est de toute beauté, d’autant plus que Sakyo sensei détaille les musculatures. Même si le récit est principalement érotique, j’apprécie la dynamique entre les personnages ainsi que l’étoffement du scénario au fil des chapitres. A tenter pour les fans de chats.