A stray dog in the night 2 – Nobara Aiko

a stray dog in the night 2 nobara aiko
NOBARA Aiko のばらあいこ
ISBN: 9782368775462
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784396783877 (JP)
Shodensha, 2016 (JP)
Titre original: 寄越す犬、めくる夜 2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Les personnes les plus pitoyables font vibrer le cœur de Shintani.

Nobara Aiko sensei continue à dévoiler par parcimonie les mésaventures de son étrange triangle amoureux. Après un premier tome d’introduction, elle approfondit un peu plus le passé de chacun. Cependant, elle continue à maintenir le suspense en ne révélant pas tout, laissant le lecteur imaginer et deviner les détails. De plus en plus instable émotionnellement, Kikuchi s’enfonce encore dans le crime, sa rébellion et ses sentiments pour son bienfaiteur l’engageant dans les pires choix. Sudô Fumiya apparaît parfois pitoyable aux yeux de Shintani, l’excitant. D’ailleurs, l’auteure met en évidence le côté tordu de ce dernier, dont la gentillesse sert en fin de compte sa perversité. Elle développe donc une relation bancale, presque malsaine, où les sentiments deviennent une gêne. De même, Saji vient s’ajouter à l’image un peu exagérée du yakuza violent et pourri jusqu’à la moelle.

La mangaka a un trait doux et mélancolique qui contraste avec la violence de certaines images. Elle utilise un trait répété, non assuré, rappelant les ébauches et croquis. Les trames appuient fortement les ambiances, donnant parfois un aspect sombre aux vignettes. La mise en page est très dynamique. Nobara sensei censure à peine les parties génitales, se contentant de les rendre plus claires. Néanmoins, ses scènes érotiques sont tout de même assez détaillées. Et elle ne ménage pas non plus le lecteur en dessinant les scènes de viol.

En résumé

Sudô, de plus en plus dépendant des drogues, fait les caprices de Kiyokane Yoshitsugu pour avoir ses doses journalières. Le propriétaire du casino demande donc à Saji, directeur adjoint, de surveiller son directeur sans céder. Shintani Tôru et Kikuchi étant en congés, Miyuki leur propose d’aller faire du shopping. Mais ils se retrouvent dans une boutique discount. Kikuchi reste en observation devant la vitrine des armes de défense, rêvant d’en posséder pour attaquer son proxénète qui le violente. Miyuki, quant à elle, craque pour un bonnet lapin. Mais son frère reçoit un appel de Sudô lui donnant rendez-vous après sa virée familiale. La lycéenne se confie alors à Kikuchi, inquiète de déranger son frère qui l’élève depuis qu’elle a quitté sa mère remariée. Comme elle fond en larmes, ils rentrent rapidement à l’appartement. Le délinquant réalise alors sa maladresse pour exprimer simplement sa gratitude ou même son amour…

En conclusion

Ce tome permet à la série d’obtenir la dix-huitième place au Chill Chill BL award 2017. En fin de compte, l’univers décrit par l’auteure est tellement sombre, que ses yakuzas rappellent plus l’image un peu exagérée des films. A croire que tous les cas désespérés travaillent dans le même quartier ! D’un côté, cela permet de prendre un peu de distance avec le récit vraiment dur. Je me retrouve donc à tout de même apprécier les personnages, même les plus vénaux, et à espérer une amélioration pour ce triangle amoureux!

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