L’oméga du palais 2 – Tsuyuhisa Fumi

Couverture de L'oméga du palais 2 de Tsuyuhisa Fumi, éditions Hana

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382767863
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784403668913 (JP)
Shinshokan, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je ne lâcherai plus jamais ta main! »

Tsuyuhisa Fumi sensei nous plonge directement dans l’intrigue après les retrouvailles des deux époux. Elle maintient constamment le suspense et la tension, tout en alternant de nouvelles machinations et les révélations. Ainsi, elle s’intéresse à la guerre civile, l’impact sur les citoyens, l’ingérence diplomatique, la résistance. Ilya cherche avant tout une solution pacifique tandis que Khalid désire rapidement libérer le royaume de Hanu. Suuya soutien indéfectiblement l’oméga. Chen continue d’interférer pour obtenir ce qu’il désire. L’autrice aborde la question de la vengeance et de la reconstruction. Par ailleurs, elle construit une relation consentie entre les deux époux, s’attardant particulièrement sur la gestion des chaleurs, la maîtrise de l’alpha, la morsure et la question de la paire destinée. Dans l’histoire bonus, elle apporte une anecdote amusante mettant en avant l’intégration d’Ilya au sein du royaume.

La mangaka a un trait épuré, fin et légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont nombreuses et variées tandis que les trames d’ambiance, discrètes, renforcent les émotions. De même, les flash-back se distinguent par des vignettes recouvertes d’une trame grise. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. La mise en page est très dynamique. Tsuyuhisa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle met en avant la sensualité et les sentiments durant les préliminaires, plutôt détaillés. En début de tome, elle donne les explications sur l’omegaverse ainsi qu’un résumé. Les illustrations en début de chapitre présentent le quotidien des personnages. La couverture répond à celle du tome précédente, formant un magnifique diptyque.

En résumé

A Shuette, Khalid (alpha) sauve Ilya (oméga) qui s’était tordu la cheville. Dirigeant les insurgés, il ne peut rester aux côtés de son bien-aimé. Mais ils se recroisent enfin peu de temps après, confiant chacun leurs sentiments après cette longue séparation. Malheureusement, Zain (alpha) reçoit l’information qu’un oméga blond construirait des armes et y envoie l’armée, dirigée par Chen.

En conclusion

Tsuyuhisa Fumi sensei nous plonge directement dans l’action. Elle alterne avec dextérité intrigues, révélations, tension et moments sensuels. Son graphisme agréable devient sensuel dans les scènes épicées. D’abord prévue en duologie, un troisième tome est en fin de compte sorti au Japon. Chen m’a énormément surprise et j’aimerais découvrir son histoire. Une lecture prenante!

L’oméga du palais 1 – Tsuyuhisa Fumi

Couverture de L'oméga du palais 1 de Tsuyuhisa Fumi, éditions Hana

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382767856
Hana, 2025
ISBN: 9784403668906 (JP)
Shinshokan, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je haïssais ce corps qui était destiné à appartenir à un autre. »

Tsuyuhisa Fumi sensei narre un omegaverse avec une touche fantastique, mêlant intrigues politiques et royales. Elle installe le contexte et les personnages tout en maintenant le suspense. Elle s’intéresse aux différences culturelles, la discrimination et la différence d’âge. En effet, le jeune Khalid se montre franc et mûr pour son âge. Il est d’ailleurs respectueux envers Ilya, malgré un mariage politique. L’oméga, quant à lui, a tendance à se rabaisser et prend du temps pour accorder sa confiance, ayant été confronté au mépris dans son pays. Les deux époux apprennent à se connaître doucement. Avec l’introduction des frères de Khalid, Zain et Amir, et du huitième prince de Natashu, Chen, l’autrice dévoile les différentes tensions et manipulations au sein du royaume de Hanu. Elle maîtrise ensuite un saut dans le temps, créant un cliffhanger insoutenable.

La mangaka a un trait fin et épuré, légèrement anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle soigne les décors, très présents, rendant leur somptuosité. Les trames équilibrées sont plutôt en aplat tandis que les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page très dynamique exploite toutes les techniques du manga. Tsuyuhisa sensei explique le concept omegaverse en début de tome mais donne les spécificités de son univers durant la narration. Elle offre de magnifiques premières pages en couleurs. Il n’y a aucune scène érotique, l’alpha étant pour l’instant mineur.

En résumé

Ilya (oméga), treizième prince du petit royaume enneigé Romeridaar, est donné en mariage à Khalid (alpha), souverain du puissant royaume allié Hanu. Alors que dans son pays, les omégas sont victimes d’esclavage et de traite humaine, Ilya se montre sarcastique face aux égards de Suuya, la responsable des domestiques assignée à son service. Un jour, il croise un petit garçon richement vêtu et l’accompagne jusqu’à la sortie. Mais quelle surprise de retrouver cet enfant à la cérémonie du mariage…

En conclusion

Ce tome se classe deuxième meilleur manga émouvant aux Chill chill BL award 2024. Pour l’instant, Tsuyuhisa Fumi sensei installe son univers et les personnages. Elle commence à développer les intrigues de cour, faisant passer le concept d’omegaverse au second plan. Son graphisme met en valeur la somptuosité des décors et des vêtements. J’aime beaucoup la progression d’Ilya. Une lecture entraînante!

Je t’aime, mais ne m’embrasse pas – Tsuyuhisa Fumi

je t aime mais ne m embrasse pas tsuyuhisa fumi

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382763476
Hana, 2023
ISBN: 9784866574585 (JP)
Frontier works, 2021 (JP)
Titre original: そんな顔してもキスはだめ
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Regarder dans les yeux, c’est lire dans le cœur. »

Tsuyuhisa Fumi sensei narre une romance assez classique jouant sur les opposés qui s’attirent: un otaku et un beau gosse. Toutefois, elle offre un développement original, basé sur la découverte de leurs réelles personnalités. En effet, Tanaka cache un caractère enjoué sous son masque taciturne et a tendance à se déprécier. Suzuki, quant à lui, s’adapte à ses fréquentations mais est d’un caractère honnête et direct. En plus d’un narrateur non identifié, la narration alterne entre les deux héros. L’humour joue beaucoup sur les quiproquos et la dynamique entre les personnages. D’ailleurs, l’univers otaku s’efface pour laisser place aux sentiments. Ainsi, l’auteure aborde le jugement sur l’apparence, la difficulté à faire confiance malgré la sincérité des sentiments, la question de l’attirance entre hommes. De même, elle installe une relation consensuelle, recadrant même un baiser volé, Tanaka instaurant des règles respectées par Hisashi.

La mangaka a un trait épuré assez simple qu’elle simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages plutôt sveltes avec des visages ovales. Elle maîtrise son graphisme assez basique mais toutefois expressif. Les décors soignés sont très présents. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les autres trames sont variées. Mais des hachures marquent les ombres fortes. La mise en page dynamique jouent sur les angles de vue variés. Tsuyuhisa sensei censure les scènes érotiques par de larges bandelettes blanches. De même, elle détaille peu les parties intimes. Elle montre l’évolution du couple à travers les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Suzuki Hisashi, bel étudiant populaire dans sa classe, se montre pourtant indifférent à ses camarades de classe. A la recherche d’un petit boulot, il est embauché dans la librairie où travaille Tanaka, un otaku taciturne qui est dans sa classe. Malgré son isolement à cause de certains camarades de sa classe, ce dernier n’hésite pas à venir en aide à une étudiante malade. Intrigué, Suzuki sympathise peu à peu avec lui, d’autant plus surpris en le découvrant exprimer sa passion pour l’auteur de light novel Nisshiino lors d’une discussion avec son collègue Yoshida. Après une soirée d’accueil trop arrosée, il raccompagne Tanaka chez lui et l’embrasse soudainement. Mais en entendant ensuite ses explications, Tanaka le rejette.

En conclusion

Tsuyuhisa sensei a réussi à me surprendre avec le développement de sa romance alors que son récit débutait vraiment sur un schéma narratif classique. Elle équilibre bien l’humour et le romantisme. En plus, elle a un graphisme plutôt expressif malgré son apparente simplicité. La relation se construit peu à peu avec les personnages qui s’interrogent constamment. J’adore particulièrement voir Suzuki céder aux fantasmes de Tanaka. Un petit coup de cœur!