Amaenbo honey – Tobidase Kevin

amaenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368776957
Boy’s love IDP, 2020
ISBN: 9784865895575 (JP)
Fusion product, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Les enfants vont-ils répéter les mêmes erreurs que leurs parents ou trouveront-ils une meilleure réponse?

Tobidase Kevin sensei questionne encore l’égalité entre oméga et alpha en développant une romance entre les enfants des couples d’Abarenbo honey et Kakurenbo honey. Elle change son style narratif pour plus de continuité. En revanche, elle mixte l’aventure des parents pour construire son scénario. Ainsi, même si Tsubame et Miyama ont des caractères bien différents de leurs parents, leur première relation se passe tout de même violemment. D’ailleurs, l’omegaverse devient un prétexte pour une relation forcée sous phéromones. Pourtant par la suite, l’auteure développe les sentiments des deux lycéens en les confrontant à divers petits obstacles. Elle aborde légèrement la discrimination subie par les omégas, en particulier à l’école. Elle met en avant un couple qui prend son temps, réfléchit à son avenir, se bat pour faire accepter sa relation et se montre très câlin. Ainsi, les deux lycéens semblent avoir atteint un meilleur équilibre que leurs parents.

La mangaka dédouble parfois son trait épuré et anguleux. Elle le simplifie également jusqu’à l’extrême dans les passages humoristiques. Malgré sa prise d’âge, Kuma prend encore l’apparence d’un ours. Les corps sont finement musclés. Par ailleurs, la physionomie des enfants permet de deviner facilement leur parenté. En effet, les caractéristiques principales se retrouvent particulièrement dans leur visage. De même, les parents ont les traits de vieillesse bien marqués comme les rides, un visage plus anguleux. Les décors situent l’action. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei censure les scènes érotiques par des bandelettes blanches mais également en recouvrant les parties génitales d’un filtre clair gommant tous les détails. Sous la jaquette, elle offre quelques portraits des deux enfants comme une collection de photographies.

En résumé

Amatobi Tsubame et Hachi Miyama sont voisins et rivaux. Ils s’affrontent donc dès qu’ils le peuvent depuis l’enfance. Le perdant doit alors faire ce qu’ordonne le gagnant. Mais l’oméga n’a jamais réussi à battre son éternel rival alpha. En rentrant de l’hôpital après avoir renouvelé ses pilules, Tsubame finit par se battre avec des voyous qui l’ont bousculé. Miyama, qui passait par là, vient à sa rescousse et étale les assaillants. Blessé dans sa fierté, son ami le défie. Toutefois ses chaleurs se déclenchent en plein combat. Miyama ne résistant pas aux phéromones viole alors l’oméga…

En conclusion

J’ai été mitigée à la première lecture car je trouvais dommage de reprendre presque exactement les mêmes situations que les deux tomes précédents. Mais en relisant l’histoire, je me suis rendu compte d’une certaine continuité en réalité sur l’équilibre de la relation entre oméga et alpha. En effet, même si les parents ont trouvé un équilibre dans leur relation, il y a tout de même un des deux qui cède et devient le protégé de l’autre. Or, les enfants refusent une relation qui s’appuie sur un seul individu. Tsubame et Miyama souhaitent se soutenir mutuellement. D’ailleurs, j’aime beaucoup Tsubame qui est un uke grand et musclé qui se montre entreprenant.

Kakurenbo honey – Tobidase Kevin

kakurenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775936
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865891881 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Entre le devoir et l’amour, Mitsurô devra faire un choix.

Tobidase Kevin sensei met en avant la romance du froid et sérieux Mitsurô avec le rayonnant Suzume. Elle continue directement la suite d’Abarenbo honey et alterne son récit avec les aventures amusantes de Kuma et Hachi en mode fou amoureux. Elle dévoile le difficile passé de Mitsurô au compte-gouttes. Ainsi, Hanasaki, qui ne croyait pas en l’amour, va s’ouvrir petit à petit aux incitations d’Amatobi, encouragé par son entourage. Le yakuza a tendance à privilégier son sens du devoir avant ses propres sentiments. Il reste donc longtemps prisonnier de sa gratitude envers la famille Hachi. L’auteure narre son histoire par tranche de vie. Elle joue sur les quiproquos et le comique de situation, en particulier la naïveté de Takuma. Elle aborde légèrement les questions classiques d’un jeune couple comme le mariage, le travail, l’avenir. Les relations plus romantiques font oublier qu’il s’agit d’un omegaverse.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qu’elle dédouble parfois. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle travaille particulièrement les expressions des visages qui sont très variées. Ainsi, Kuma se transforme souvent en ours. Les corps sont finement musclé. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais détaille peu les parties génitales. Elle offre deux planches d’anecdotes amusantes sous la jaquette, à lire de préférence à la fin.

En résumé

Hanasaki Mitsurô refuse la demande en mariage d’Amatobi Suzume. Le jeune héritier du clan Amatobi n’arrive pas à se rapprocher de son bien-aimé malgré leur petite escapade sur une île déserte. Il l’invite alors au festival de son lycée. A peine arrivé, Mitsurô cherche à fuir, mal à l’aise. Mais Suzume l’arrête et le mène dans l’atelier de sa classe: un massage café travesti. A la surprise du yakuza, les caresses du lycéen l’excitent plus que de raison. Suzume l’emmène alors se soulager dans une classe. Pourtant, l’oméga ne comprend pas pourquoi son corps réagit si facilement aux sollicitations du jeune alpha. Le lycéen lui révèle que l’amour l’influence mais le yakuza refuse d’accepter l’évidence, ne pouvant quitter le clan Hachi.

En conclusion

Ce tome a obtenu la vingt-deuxième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2017. L’auteure mène beaucoup mieux son scénario mais la discontinuité de la narration pourra gêner certains lecteurs. J’adore le couple formé par Mitsurô et Suzume, terriblement attendrissant. Même si cela ne révolutionne pas beaucoup le genre, j’apprécie les omégas et les alphas que la mangaka a créés, avec assez de caractère pour résister à leur instinct et leurs phéromones.

Abarenbo honey – Tobidase Kevin

abarenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775929
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865890846 (JP)
Fusion product, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Un amour dévorant, fougueux qui devient un véritable combat.

Tobidase Kevin sensei offre d’abord une comédie romantique avec des yankees. Elle utilise ensuite l’univers de l’omegaverse pour justifier des premiers rapports non consentis influencés par les phéromones. Toutefois, elle développe suffisamment la psychologie des personnages pour remettre en question ce genre. En effet, ses omégas ont du caractère, ne se laissent pas forcément faire et peuvent être plus entreprenant qu’un alpha. De même, ses alphas cherchent à se contrôler. Ainsi, les sentiments priment. Par ailleurs, l’auteure aborde les difficultés à faire accepter une relation qui a mal commencé et la discrimination latente entre les castes. Elle joue sur les contrastes: Kuma devient trop mignon avec son côté crétin et sa passion pour les ours. De même, le froid Hachi se révèle doux avec son partenaire. En outre, le taquin Amatobi Suzume et le fier Mitsurô semblent jouer à une partie de cache-cache avec leurs sentiments pourtant réciproques.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle dessine des hommes au corps finement musclé. Dans les passages humoristiques, elle n’hésite pas à simplifier ses traits et à transformer ses personnages en d’adorables SD. D’ailleurs, Kuma est tout mignon avec des oreilles d’ours. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. De même, les lignes d’actions et les angles de vue variés dynamisent les scènes d’actions. La mise en page rythme la lecture. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais les onomatopées brouillent les détails. En plus, elle dessine simplement les parties génitales. Sous la jaquette, elle complète l’histoire de « Kakurenbo honey » en deux planches amusantes.

En résumé

Le délinquant Moriyama Takuma aime se battre. Par ailleurs, il collectionne les figurines d’ours. Bien qu’oméga, il n’a pas encore eu ses chaleurs et rechigne à se promener avec ses inhibiteurs. Mais tandis qu’il était en plein combat contre son éternel rival, Hachi, fils de yakuza, il a ses premières chaleurs. Or, Hachi qui est alpha, cède complètement à ses phéromones et le viole. Son garde du corps, Hanasaki Mitsurô, les interrompt mais son jeune maître a déjà mordu au cou Kuma. Après lui avoir payé les soins de l’hôpital, il lui demande d’éviter Hachi sous la menace. Mais quand l’oméga croise l’alpha dans le hall de l’hôpital, son corps réagit immédiatement…

En conclusion

C’est comédie romantique et légère ne plaira pas à tout le monde. En effet, au premier abord, elle semble être un omegaverse assez classique. Pour ma part, j’aime beaucoup les histoires de yankees. En plus, le graphisme est très agréable. Je craque complètement pour les deux couples et apprécie la dynamique qui se construit entre eux. Et c’est un plaisir de voir les omégas et les alphas essayer de résister aux phéromones.