Ne lâche pas ma main 2 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 2 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782375065907
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526379 (JP)
Shucream, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre:hot
Recommandation: beaucoup

« Je n’ai plus envie d’être aussi faible. »

Sakimoto Saki sensei continue de développer la romance entre Ichijô et Kitahara. Elle s’intéresse à la cohabitation, la gestion entre vie privée et études, le partage des tâches ménagères. Comme dans le tome précédent, elle interroge sur la surprotection qui entraîne possessivité, jalousie, complexe d’infériorité et manque d’assurance. Bien que l’alpha désire construire un équilibre dans son couple, il monopolise les décisions sans se concerter avec l’oméga. En effet, Haruto contrôle de moins en moins ses pulsions alors que son petit ami s’ouvre enfin à ses camarades d’université. Leur ami Mishima Tsubasa n’hésite pas à faire remarquer leurs comportements problématiques. Ainsi, l’autrice aborde la question des incompréhensions et l’importance de la discussion dans un couple, en particulier lorsque la relation s’est rapidement développée. Elle s’attarde également sur la signification de « paire ».

La mangaka a un trait épuré légèrement fin. Elle exagère un peu les expressions dans les passages humoristiques, conservant ainsi une note réaliste renforcée, par ailleurs, par des décors soignés et très présents. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance discrètes apparaissent plutôt en fond des phylactères. De même, un fond noir indique les flash-back. La mise en page simplement dynamique utilise principalement des cadres avec des formes selon leur contenu ainsi que des ellipses. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei gomme les détails des parties intimes grâce à un contour flou et des trames. Sous la jaquette, elle présente une journée du couple en dessinant des instantanés de leur quotidien en tant que paire.

En résumé

Kitahara Miyabi (oméga) et Ichijô Haruto (apha) ont emménagé ensemble. Ils se partagent les tâches ménagères. Mais entre les petits boulots et les cours, ils ont du mal à se créer des moments intimes. D’ailleurs, Miyabi ne sait pas quoi offrir pour l’anniversaire de son petit ami. Pourtant, Ichijô se contenterai juste d’une journée en amoureux…

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur manga émouvant au Chill chill BL award 2024. Sakimoto Saki sensei aborde des sujets plus classiques autour de l’omegaverse tels que la possessivité de l’alpha ou la question de paire. Elle décortique les causes de tension au sein du couple, mettant en avant la construction difficile d’une relation équilibrée. Son graphisme détaillé et fin est rafraîchissant. J’aime beaucoup Mishima et j’espère qu’il interviendra encore par la suite. Une lecture charmante!

Ne lâche pas ma main 1 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 1 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782345065860
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526133 (JP)
Shucream, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Avant, je détestais mes chaleurs plus que tout, mais maintenant… »

Sakimoto Saki sensei narre un omegaverse avec deux lycéens opposés par leurs statuts et leurs visions du monde mais qui sont attirés irrésistiblement l’un par l’autre. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi, la discrimination et la maltraitance. En effet, Kitahara subit un rejet de sa famille parce qu’il est un oméga et se dénigre à cause d’un complexe d’infériorité. Ichijô, quant à lui, déteste la discrimination et se montre surprotecteur envers les personnes fragiles. Ainsi, les deux lycéens vont d’abord se lier d’amitié avant de voir évoluer leurs sentiments. Luttant contre leurs pulsions, ils développent une relation consentie respectant le rythme de chacun. A travers les alphas Yamato, le frère de Miyabi, et Ichiya, l’autrice dénonce le poids des rumeurs ainsi que l’influence des préjugés, entraînant parfois des comportements violents. Elle s’intéresse par ailleurs à la culpabilité, la prise de conscience nécessaire pour se prendre en main et se surpasser.

La mangaka a un trait fin légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et très présents apportent une note réaliste. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une trame reprenant leurs formes précises. Sous la jaquette, elle présente la routine matinale des deux lycéens.

En résumé

Suite à des problèmes dans son lycée d’élite réservé aux alphas, Ichijô Haruto (alpha) est transféré dans un lycée ordinaire. Le délégué de classe Kitahara Miyabi (oméga) l’accueille durement, ne cachant pas sa haine envers les alphas aisés. Pourtant, lorsqu’il fait un malaise, Ichijô ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. D’ailleurs, l’alpha s’inquiète sans cesse pour l’oméga frêle et isolé qui vit seul. Lorsque Miyabi s’absente à cause de ses chaleurs, Haruto lui rend alors visite.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2023. Pour son premier manga relié, Sakimoto Saki sensei maîtrise déjà le rythme de son récit. Contrairement aux thèmes classiques de l’omegaverse, elle préfère mettre en avant l’effort personnel et le travail sur soi pour s’en sortir. Son graphisme très détaillé et de toute beauté apporte une note réaliste. Malgré un tome suffisamment complet et dense, j’ai hâte de découvrir la suite. J’aime particulièrement l’évolution de Kitahara qui découvre une douce ambiance familiale avec la famille d’Ichijô. Un coup de cœur!