Last omegaverse – Harekawa Shinta

Couverture de Last omegaverse de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065143
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784801968349 (JP)
Takeshobo, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

« Il y a un siècle de cela, les alphas et les omégas se sont éteints. »

Harekawa Shinta sensei propose un omegaverse avec une note originale: la disparition des alphas et des omégas. Elle interroge sur la différence entre un coup de foudre et l’influence des phéromones et la solitude. Ainsi, elle dépeint les différentes émotions ressenties, en particulier à cause du manque de connaissance sur les seconds genres. Ayase aspire à une vie et à un amour normaux mais doit composer avec les effets de ses chaleurs, devant mentir sur sa condition. Sa sœur, Yôko, se montre en plus trop surprotectrice. Inukai, quant à lui a constamment peur de ne pas contrôler son instinct. Les personnages, blessés par la vie jusqu’à présent, construisent d’abord une relation un peu malsaine mais cherchent à l’équilibrer et à avancer. Ainsi, l’autrice révèle par brides le passé des personnages. Elle aborde la question du destin, de l’acceptation de soi, du doute et de la sincérité des sentiments.

La mangaka a un trait épuré avec des contours plus épais donnant du relief. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes avec des trames légères ou des contours blancs qui s’estompent. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures, offrant presque une scène par chapitre.

En résumé

Les alphas et les omégas ont disparu depuis un siècle déjà. Pourtant, un jour de pluie, le PDG d’une société, Inukai Ryô, croise l’acteur porno gay, Ayase Yûtarô, à un passage piétons. Les deux hommes se sentent irrémédiablement attirés l’un par l’autre et enchaînent ensuite rapidement les rendez-vous. Mais pendant leurs ébats, Ayase qui cache son second genre oméga, s’interrompt brusquement pour prendre des suppresseurs d’urgence. Inukai lui avoue alors être un alpha.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei offre un omegaverse plutôt original, malgré une narration un peu rapide pour tenir en un one-shot. Ainsi, elle développe peu les différents thèmes abordés mais exploite tout de même l’essentiel. En plus, elle analyse avec finesse les émotions des personnages, dévoilant au fur et à mesure leurs petits défauts. Le récit semble ainsi très vivant. Par ailleurs, le graphisme est à la fois fin et agréable. Même si je trouve que ce titre ne restera pas longtemps dans les mémoires, je l’ai apprécié, étant touchée par l’imperfection des personnages. Une lecture attendrissante!

Senpai, this can’t be love! – Harekawa Shinta

Couverture de Senpai, this can't be love! de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375064887
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784040658469 (JP)
Kadokawa, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je ressens, au juste? »

Harekawa Shinta sensei nous plonge dans l’univers d’un studio 3D, n’hésitant pas à intégrer des fiches explicatives dans le récit. Elle aborde donc les difficultés des différents métiers, les interactions entre les chaînes de production, la pression entre les délais et les exigences du client. Ainsi, à travers Yanase, elle montre comment une passion peut se transformer en douleur, avec la perte d’estime de soi, les frustrations, le manque de motivation. Les personnages secondaires ajoutent une note d’humour par leurs réactions ou leurs remarques piquantes. La narration se base principalement sur le point de vue du designer 3D. Comme le tuteur et la nouvelle recrue ont du mal à communiquer, leur relation avance par à-coups, créant plus de tension que de romance. Par ailleurs, Kaneda analyse ses sentiments. Toutefois, l’autrice ne les partage pas explicitement. Elle interroge également sur la distinction entre admiration et amour.

La mangaka a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle travaille les expressions, n’hésitant pas à les exagérer. Ainsi, Kaneda change d’émotions en quelques secondes, de bourru à timide. Des hachures marquent les ombres fortes et les rougissements envahissants. Les trames sont équilibrées. Toutefois, les extraits de film 3D, plus surchargés, apparaissent comme peints, rendant les textures. De même, les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Par ailleurs, Harekawa sensei ne censure pas vraiment les scènes érotiques, mais les parties intimes, avec un fin contour blanc, se fondent dans les trames. En début de chapitre, elle dessine les personnages en SD.

En résumé

Le designer 3D Yanase Jun, nommé tuteur de Kaneda (25 ans), rencontre des difficultés. En effet, bien que le jeune employé soit doué, il se montre froid et distant et le rabroue dès qu’il le touche. Alors que le studio va travailler sur un nouveau projet, l’étoile montante du monde de la 3D se demande si le nouveau sera capable de travailler en équipe. Mais en réalité, Kaneda est un grand fan de Yanase…

En conclusion

Harekawa Shinta sensei permet de découvrir l’univers d’un studio 3D au détriment de la romance qui semble se dérouler un peu abruptement. Toutefois, elle présente l’essentiel et laisse libre cours à l’imagination des lecteurs. En plus, son graphisme expressif permet de deviner les émotions des personnages et rend la lecture agréable. Si vous vous sentez frustrés par le manque de romance, il y a deux autres tomes. La série a été adaptée en drama, disponible sur Gagaoolala. J’ai beaucoup apprécié cette histoire. Je craque d’ailleurs pour les bouilles de Yanase et Kaneda.